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Tragédie à Saint-Romain



Des funérailles émouvantes pour Laurence, Juliette et leur grand-maman
Rémi Tremblay  ( 27/2/2012 )

«Deux complices inséparables, avec le sens du spectacle! (…) Deux anges! Nous avons toujours été très fiers de vous!», témoignait leur père, Francis. Les funérailles de Laurence Fillion, 10 ans, de sa sœur Juliette, 8 ans, et de leur grand-mère maternelle, Ginette Roy Morin, 70 ans, ont été célébrées samedi dernier, en l’église de Saint-Sébastien. Près de 700 personnes ont assisté à la cérémonie, alors qu’une quarantaine d’autres, faute de places, la suivaient sur écrans à l’intérieur du Centre Paul-VI.

Les trois victimes du drame survenu à Saint-Romain, le 10 février, ont eu droit à des adieux émouvants, rendus par leurs proches, des deux villages voisins, auxquels se sont joints plusieurs maires de la MRC du Granit, collègues du grand-père paternel des deux fillettes, le maire Jean-Luc Fillion de Saint-Romain.

Après que les trois cercueils, exposés au Centre Paul-VI, aient été conduits devant l’église à bord de trois corbillards, précédés de trois landaus de fleurs, et accueillis par les parents de Laurence et Juliette, Francis Fillion et Claudia Morin, accompagnés de leurs sœurs Victoria et Élisabeth, l’abbé Bertrand Jacques a présidé la cérémonie qui a duré plus d’une heure et quart.

Les moments les plus touchants, le témoignage de Claudia Morin à sa mère, Ginette, et celui de Francis Fillion pour ses «deux anges inséparables». D’une voix assurée, Claudia Morin a raconté le parcours de sa mère, une «mère Noël» pour ses petits-enfants qu’elle adorait. «Elle était toujours aux premières loges pour applaudir mes petites patineuses ! Elle en était elle aussi très fière. Aide-nous à traverser cette épreuve. Repose en paix, mon ange, de ta fille qui t’aime.»

À son tour, Francis Fillion a retracé la naissance de Laurence, «la première de nos deux familles», les Morin et les Fillion, et de Juliette, qui a fait la Une de l’Écho, à titre de premier bébé de l’année 2004, après un accouchement plus difficile. «Laurence se faisait toujours un plaisir d’enseigner à ses sœurs… Avec Juliette, un être unique, elles étaient deux complices inséparables. Lo et Ju, nous avons toujours été très fiers de vous. Vous êtes deux anges inséparables», a-t-il prononcé, la voix entrecoupée de longs soupirs. En plus du patinage artistique, les deux sœurs partageaient une autre passion commune, leur amour pour les chevaux.

Au terme de la cérémonie, le cortège funèbre, composé des trois landaus, des trois corbillards et de trois limousines dans lesquelles prenaient place les membres de la famille, a fait route vers le cimetière de Saint-Romain, en empruntant le rang 5, pour un dernier salut à la résidence familiale de Laurence et Juliette.

En bref…

Le Centre Paul-VI, converti en salon funéraire vendredi et samedi, a accueilli plus d’une centaine de gerbes et de pièces de fleurs et tout autant de témoignages par courrier électronique.

Les membres du service incendie de Saint-Sébastien ont veillé à la circulation et à toute la logistique du stationnement pour la cérémonie.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu a été le seul à se présenter spontanément devant un parterre de journalistes tenus en retrait, devant l’église. Il venait de passer la semaine, à Ottawa, à travailler sur le projet de loi C-10. Il ne jette pas la pierre à l’auteur du triple meurtre de Saint-Romain. «On n’assassine pas sa mère et des enfants sans avoir un problème psychiatrique. Depuis 10 ans, on a doublé la population carcérale qui a des problèmes psychiatriques. C’est une famille, mais c’est aussi tout le village, toute la communauté qui souffre. Il faut aider ces familles-là, il faut aider ces enfants qui assassinent, c’est pas normal ! Assez, c’est assez !»

Au cours de la cérémonie et des témoignages livrés par les parents des deux jeunes victimes, en aucun moment le nom de Pascal Morin, le fils de Ginette Roy Morin, et l’oncle de ses plus jeunes victimes, a été prononcé.

Les médias ont été nombreux à couvrir les funérailles, en respectant les consignes. Agente de communication à la MRC du Granit, c’est Karine Dubé qui avait le mandat d’accueillir les journalistes et de les diriger à l’endroit où ils pouvaient travailler. En plus des équipes de TVA et de Radio-Canada, des reporters du Soleil et du quotidien The Gazette.

La dernière fois où des funérailles aussi imposantes ont été célébrées dans l’église de Saint-Sébastien remonte au décès du député Fabien Bélanger. La cérémonie du 5 octobre 1983 avait été organisée par le Protocole du gouvernement du Québec.


   

 

 

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Vos commentaires
kelsy quirion (2012-02-27 à 12:34)
Je trouve ça très méchant d’avoir fait ça parce que, moi, je les connaissais ces filles-là. Donc, j'ai du mal à penser que je ne les verrai plus parce que je suivais des cours de natation.




 

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