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L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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Entourant le député Ghislain Bolduc et le ministre Luc Fortin, des personnes qui ont participé au comité de travail ad hoc pour la rénovation de l’église Ste-Agnès et le dossier du vitrail : Viola Lefebvre, Gérard Fortier, André Samson, Régent Charland, Lise Bilodeau, le conseiller municipal Pierre Mercier, le curé Gilles Baril, Stéphane Lavallée, la conseillère Julie Morin et François Martel.
La verrière de l'église Sainte-Agnès sera restaurée
Rémi Tremblay  ( 13/9/2017 )

Aussitôt classée bien patrimonial par le gouvernement du Québec, en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, la verrière de l’église Ste-Agnès, à Lac-Mégantic, se mérite un traitement de restauration pour lequel le ministre de la Culture, Luc Fortin, vient d’annoncer une aide financière de l’ordre de 170 000$.

«La somme que nous annonçons aujourd’hui sera consacrée à des travaux qui assureront la pérennité d’un élément patrimonial d’un grand intérêt non seulement pour l’Estrie, mais pour l’ensemble du Québec. La protection de notre patrimoine nous tient à cœur et a de nombreuses retombées positives, notamment la stimulation de l’offre touristique et la création de nouveaux lieux culturels», a déclaré le ministre Fortin, le 1er septembre, lors d’une rencontre avec la Fabrique, le curé Gilles Baril et les membres du comité chargé de la mise en valeur de l’église, déjà classée immeuble patrimonial.

Gilles Baril était aux anges ! Le vitrail de l’église Ste-Agnès est une richesse patrimoniale qui pourra enfin être conservée en bon état. «Ce vitrail est le plus ancien travail exécuté par le maître verrier John Hardmann (1827-1895), selon les dessins de son ami Auguste Pugin. Le début des travaux de ce vitrail date de 1845 et il est inauguré dans l’église des pères Jésuites à Londres.»

Comment l’Arbre de Jessé s’est-il retrouvé à Lac-Mégantic? Le destin, la chance ou la divine Providence ! Le curé Baril fait un petit retour dans l’histoire. «En 1912, les pères Jésuites trouvent le vitrail détérioré et ils décident de le remplacer. Finalement, en l’enlevant de son mur, on découvre que le verre n’était que couvert d’une épaisse couche de fumées à cause des lampions. Mais un nouveau vitrail était déjà conçu pour le remplacer!»

Un ancien paroissien de Lac-Mégantic devenu résident à Londres a jugé que l’œuvre ferait un beau cadeau pour le curé Joseph-Eugène Choquette qui construisait une nouvelle église à Lac-Mégantic. «En 1913, le vitrail était évalué à 10 000$. Il est donc facile de dire aujourd’hui que nous avons sous les yeux une richesse patrimoniale qu’il ne nous est pas permis de laisser se détériorer. Et notre budget provincial ne nous permettrait pas d’y investir les sommes nécessaires pour le conserver en bon état.»

L’arbre de Jessé comprend 57 figures rappelant la généalogie de Jésus, selon l’évangile de Saint Mathieu. La lecture du vitrail se fait en partant du bas vers le haut.

Le bonheur des uns et des autres, tel le député Ghislain Bolduc, humble devant l’Éternel. «Les biens patrimoniaux comme celui-ci jouent un rôle majeur dans le sentiment d’appartenance de la population méganticoise à sa communauté. Pour nous, la verrière de l’église Sainte-Agnès est un véritable joyau et le geste posé aujourd’hui témoigne, encore une fois, de notre volonté de préserver et de transmettre cette richesse exceptionnelle à celles et ceux qui nous suivent.»

Le travail délicat de restaurer le vitrail sera confié à des artisans qualifiés qui amèneront les panneaux un à un en atelier, à l’extérieur de la région. La restauration complète pourrait prendre jusqu’à 18 mois et coûter plus de 200 000$, la subvention promise par Québec étant basée sur une réponse à 80% du financement total nécessaire.

«Ce vitrail, insiste le curé Baril, est d’une grande importance pour les résidents de Lac-Mégantic comme l’ensemble de l’église Sainte-Agnès qui est devenu un signe de résilience et de solidarité communautaire depuis la tragédie ferroviaire de 2013. Une démarche est présentement mise en œuvre pour réaliser un documentaire sur notre vitrail, son histoire et sa restauration. Nous espérons que ce documentaire alimente nos connaissances et nos découvertes sur la richesse culturelle patrimoniale du Québec.»

Depuis la tragédie de 2013, l’église Sainte-Agnès a accueilli un grand nombre de visiteurs. Cet été, deux étudiants ont été embauchés pour servir de guides à l’intérieur. Il y est passé entre 40 et 120 visiteurs chaque jour, «ce qui est plus que l’achalandage à la cathédrale Saint-Michel, à Sherbrooke», relève le prêtre.

En moins de cinq ans, des investissements de 2 millions de dollars ont été affectés à sa cure de rajeunissement, y compris la réfection de l’orgue Casavant, terminée la semaine dernière, lui-même un joyau patrimonial acquis en 1926.

   

 

 

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