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Réaction au projet «Un parc, un lac»
19/10/2017
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Les propriétaires de Coup de pouce Mégantic, Marie-Hélène Gagné et Hélène Picard. (Photo Claudia Collard)
Coup de pouce Mégantic, un modèle d'innovation sociale et économique
Claudia Collard  ( 25/9/2017 )

C’est par les petits pas qu’on arrive à une grande estime de soi. Chez Coup de pouce Mégantic, on entreprend autrement pour favoriser le développement de compétences chez ceux qui apprennent autrement. Les propriétaires, Marie-Hélène Gagné et Hélène Picard, croient mordicus au potentiel humain de tout un chacun, peu importe ses capacités. Ici, le «pas capable» n’existe pas. Bienvenue dans l’univers de tous les possibles.

Démarrée le 7 juillet, l’entreprise Coup de pouce Mégantic est en quelque sorte la petite sœur de l’entreprise du même nom située à Sainte-Marie, créée voilà 15 ans par Hélène Picard. Sa préoccupation, trouver une solution pour aider les personnes en difficulté d’apprentissage à augmenter leur niveau d’employabilité. Les «apprenants» qui y œuvrent sont éloignés du marché du travail depuis longtemps et/ou ont des limitations physiques et intellectuelles et/ou autres besoins particuliers. Pas besoin de diagnostic pour vivre cette expérience novatrice, dont la durée est à géométrie variable. Ici pas de programme normé, chaque réalité étant unique.

Chez Coup de pouce, on offre aux apprenants la possibilité d’explorer une variété de tâches, grâce aux divers contrats confiés par des entreprises locales. «C’est un concept où on doit jongler avec les aspects commercial et social. L’idée est de créer un univers favorable au développement des compétences, tout en assurant productivité et qualité à notre clientèle», partage Mme Picard.

Marie-Hélène Gagné et Hélène Picard se connaissent depuis une dizaine d’années. Directrice de la chaine d’approvisionnement et du développement de produits chez Bestar, Mme Gagné avait trouvé chez Coup de pouce la réponse au besoin de l’entreprise. «On était à la recherche de solutions pour sortir un département parce qu’il y avait une pénurie de main-d’œuvre. Nous avons appris à travailler ensemble, développer une synergie et une belle amitié», relate cette copropriétaire de Pâtes Alegria, qui occupe par ailleurs la présidence du conseil d’administration du Centre d’action bénévole du Granit.

Puis, a germé l’idée chez les deux femmes d’affaires de s’associer pour démarrer le projet à Lac-Mégantic. «De par ma nature, j’ai toujours été motivée par le développement humain et le développement économique. Je ne pouvais pas demander mieux comme concept!», partage Marie-Hèlene. «J’aimerais voir des Coup de pouce partout au Québec. C’est un service essentiel», renchérit Hélène, qui peut citer de nombreux exemples d’intégration au marché du travail dans des situations qui semblaient au départ sans issue «On prend les gens où ils sont et on les amène où ils veulent aller. On leur permet de découvrir leurs talents et aptitudes, s’ils aiment mieux un emploi routinier ou varié, en position debout ou assise, demandant de la dextérité fine… C’est un univers où on est appelé à se découvrir, un filet de sécurité pour les personnes les plus vulnérables de la société.»

L’édifice du la rue Roberge, où logeait autrefois le CLD, a été acquis de la compagnie Masonite, qui a été un agent facilitant dans le processus, soulignent les nouvelles propriétaires, ajoutant que Bestar leur a accordé sa confiance dès le démarrage en leur attribuant un département lié aux ensembles de vis, machinerie incluse. Depuis, d’autres entreprises, dont Masonite, ont confié une partie de leur production à Coup de pouce et la liste est appelée à s’allonger.

La clé de la réussite de Coup de pouce: le maillage. «On n’a pas les moyen comme organisation d’avoir des éducateurs spécialisés, des travailleurs sociaux… Il faut que tous les partenaires qui gravitent autour de l’employabilité soient parties prenantes de la structure. Nous, on s’occupe d’aller chercher les contrats. Tout ce qui est en périphérie est assuré en collaboration avec nos partenaires», explique Mme Picard.
Le jour de la visite de l’Écho, une intervenante du Carrefour jeunesse emploi accompagnait des apprenants sur les plans de travail Coup de pouce, lesquels sont adaptés en fonction des capacités de chacun. Les propriétaires souhaitent par ailleurs travailler avec l’univers scolaire, comme c’est le cas à Sainte-Marie. Elles ajoutent que les entreprises de la région sont plus que favorables à l’idée d’embaucher ceux et celles qui transiteront par Coup de pouce, où l’on mise sur des projets qualifiants, menant à la reconnaissance des acquis. Une solution à la pénurie de main-d’œuvre mais surtout, un important pas vers une société plus inclusive.

   

 

 

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