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La séance de danse mouvement du groupe Parkinson, animée par Maude Lambert (à l’avant). Derrière, Micheline Lapierre, Rolande Richard, Nicole Théberge et Marilyse Couture, technicienne en arts et métiers pour la Croix-Rouge.
Pour mieux vivre avec la maladie de Parkinson
Claudia Collard  ( 26/4/2018 )

Chaque jeudi avant-midi, les membres du groupe se rencontrent, pour échanger sur leur vécu, mais surtout pour prendre part à des activités destinées à améliorer leur qualité de vie au quotidien. Parce que si le Parkinson est une maladie dégénérative, il est possible d’amenuiser certains de ses symptômes, qui sont aussi nombreux que variables d’une personne à l’autre.

Avril étant le Mois de sensibilisation à la maladie de Parkinson, l’occasion était toute désignée pour une rencontre avec les membres du groupe Parkinson le 5 avril dernier. Formé en 2015 via une initiative soutenue par la Table de concertation des personnes aînées de la MRC du Granit, le projet est sous l’égide du programme d’arts de la Croix-Rouge depuis mars 2016 et se déroule dans le local qu’occupe l’organisme, au sous-sol de l’hôtel de ville de Lac-Mégantic.

La rigidité de la musculature et des articulations, qui entraine une perte d’amplitude dans les mouvements, est caractéristique de la maladie de Parkinson. Les rencontres du jeudi donnent notamment lieu à du chant choral, qui permet d’assouplir les cordes vocales et les muscles du visage, améliorant du même coup la prononciation. La danse-mouvement aide pour sa part à augmenter la fluidité du corps. Des séances d’information sur les plans préventif et médical sont aussi organisées ponctuellement.

Les échanges entre les membres sont par ailleurs fort précieux. «Ça aide beaucoup; on peut se donner des trucs», transmet Nicole Théberge, une femme active qui a dû ralentir par la force des choses. «Par exemple, j’aimais beaucoup le vélo mais je ne peux plus en faire parce que le mon équilibre est trop affecté. Je fais maintenant du vélo stationnaire. Le secret, c’est de ne pas arrêter de bouger.»

Si pour le commun des mortels la maladie de Parkinson se résume souvent à des tremblements involontaires, la réalité se décline tout autrement. Perte de l’odorat et du goût, manque d’énergie, hallucinations, cauchemars, difficulté à atteindre un sommeil profond, pertes de mémoire, sans compter le manque de coordination et la lenteur d’exécution, font partie des nombreux symptômes de la maladie et diffèrent d’un individu à l’autre.

Chez Micheline Lapierre, la maladie s’est d’abord manifestée par une raideur sur tout le côté gauche. «Au début, les tremblements n’étaient pas visibles mais je les sentais très fortement à l’intérieur.» Rolande Richard a pour sa part remarqué que sa main s’affaissait vers le bas, mouvement involontaire particulièrement douloureux.

En fait, résume la technicienne en réadaptation Maude Lambert, la maladie de Parkinson fait en sorte que le corps veut faire quelque chose et que le cerveau ne le veut plus. «Ce qui est caractéristique du Parkinson, c’est la lenteur de la commande, la capacité du cerveau à transmettre l’information de façon précise et à une vitesse d’exécution normale. On a donc une lenteur au niveau de la parole, de la pensée et du mouvement», partage celle qui anime les séances de danse-mouvement. Les exercices, qui peuvent aussi se faire à la maison, s’accompagnent d’un enchaînement musical, lequel «donne de la fluidité, parce que ça fait passer la commande par un autre chemin du cerveau, ce qui fait que ça «coupe» le délai. Ainsi, on a une plus grande rapidité, on enlève l’apathie et la rigidité et on procure de la bonne humeur. Dans certains cas, la musique pourrait même améliorer les gestes au quotidien», informe Mme Lambert.

En plus du mouvement qui ralentit la progression de la maladie et permet de conserver la mobilité, les membres du groupes notent aussi des améliorations grâce à la médication: une plus grande énergie et un assouplissement du corps, qui était auparavant en état de contraction permanente, font partie des effets bénéfiques observés.

Le groupe Parkinson est ouvert à toute personne aux prises avec cette maladie. Pour de plus amples informations, on contacte Suzanne Houle, chargée de projets pour la Croix-Rouge, au 819 583-5947 ou via le courriel suzanne.houle@croixrouge.ca.

   

 

 

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