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onia Dumont et Fabienne Joly, du Bureau de reconsctrution, devant la borne d’information du microréseau.
Un lieu pour stimuler le sentiment d'appartenance au microréseau
Claudia Collard  ( 7/8/2018 )

Située sur la Marche du Vent, la Maison du microréseau abrite une borne informative, où gens d’ici et d’ailleurs peuvent rapidement s’informer sur le projet, qui constitue une première au pays. Mais au-delà des renseignements disponibles sur le périmètre concerné et le fonctionnement qui devrait être mis en œuvre à la fin 2019, l’objectif est aussi de faire en sorte que la communauté s’approprie cette initiative.

L’idée d’un réseau électrique autonome avait suscité un vif intérêt lors de sa présentation, le 23 février dernier. Les questions des citoyens portaient essentiellement sur la possibilité de bénéficier de cette nouveauté énergétique au-delà du périmètre ciblé, une superficie d’environ 150 000 mètres carrés touchant une trentaine de bâtiments dans le centre-ville de Lac-Mégantic. Hydro-Québec injectera 9M$ pour son implantation, afin d’évaluer le potentiel des nouvelles technologies, notamment en terme de réduction d’énergie.

Cet engouement de la communauté à l’endroit du projet doit absolument demeurer, voire augmenter, laissent entendre Fabienne Joly et Sonia Dumont, respectivement chargées du développement durable et des communications au Bureau de reconstruction de Lac-Mégantic. D’où la pertinence de la Maison du microréseau, qui prend place dans le bâtiment abritant autrefois la Maison du Temps, en lien avec la tragédie, qui fait actuellement l’objet d’une exposition au sous-sol de l’église Saint-Agnès.

Bien qu’on ne voit toujours pas d’installations à l’heure actuelle, le travail sur le terrain avance bel et bien. «Les ingénieurs d’HydroQuébec, en collaboration avec la Ville, sont présentement en train de déterminer l’emplacement des équipements. Même si on ne voit pas encore de panneaux solaires et de batteries de stockage, il était important d’avoir cette Maison du microréseau. Pour diffuser les informations disponibles mais aussi pour montrer qu’on se tourne vers l’avenir; d’un lieu qui était dédié à la tragédie, on passe à un lieu qui dit vers où on s’en va», transmet Fabienne Joly.

Selon Sonia Dumont, l’importance de la mobilisation de la population à l’endroit du projet va au-delà du projet lui-même. «L’idée du microréseau, c’est un début, un levier. C’est une façon pour la Ville de se promouvoir et de devenir un vrai leader de la transition énergétique. On veut utiliser le microréseau pour permettre un développement économique et social, pour attirer des gens à venir ici parce qu’il y a un projet en place. C’est vraiment dans cet esprit. Un autre point super important, c’est que le projet se fait en collaboration avec Hydro-Québec; ce n’est pas comme si la société d'état travaillait seule de son côté.»

«C’est vraiment la convergence entre le positionnement de la Ville de Lac-Mégantic, qui a saisi l’opportunité de se reconstruire en se tournant vers des énergies renouvelables, et le souhait d’Hydro-Québec de comprendre comment fonctionne un microréseau, parce que ça fait partie de l’évolution du marché en matière énergétique. Ce projet pilote permettra de vérifier comment tous les équipements fonctionnent ensemble et comment on peut se débrancher du réseau général», explique Fabienne Joly, ajoutant que l’expérience menée ici pourra ensuite être reproduite partout ailleurs.

L’effet de levier que produira le microréseau pourrait se répercuter sur d’autres plans, dont la formation en lien avec la transition énergétique. «On parle de problème de main-d’œuvre dans plein de secteurs, dont celui-ci, où les métiers d’ingénieurs et de techniciens spécialisés dans ce domaine n’existent pas. C’est pour ça qu’on y voit l’opportunité avec le Centre d’études collégiales de Lac-Mégantic et avec des partenaires comme L’Université de Sherbrooke.», mentionne Fabienne. «Avec le Centre magnétique, il y a une opportunité pour développer une niche en matière de transition énergétique, pour attirer des start-up, qui pourraient se jumeler avec des entreprises qui ont déjà fait leurs preuves», ajoute Sonia.
On souhaite par ailleurs approcher les industries locales en lien avec la transition énergétique, tant pour la réduction de leur consommation que pour établir d’éventuels partenariats.

Le 30 mai dernier, une rencontre réunissant 74 fournisseurs potentiels du microréseau avait lieu à Lac-Mégantic. Ces grands joueurs dans le domaine de l’industrie électrique, dont GE, SNC et ABB, provenaient du Québec mais aussi d’ailleurs au Canada et au-delà. «Quelques-uns d’entre eux seront choisis pour le microréseau de Lac-Mégantic, mais, comme l’objectif est de répliquer le modèle, il s’agit d’un marché important pour ces fournisseurs. Par cette rencontre, nous voulions aussi démontrer que la transition énergétique, c’est à Lac-Mégantic que ça se passe», fait valoir Fabienne.

La vision globale de la Ville a particulièrement suscité l’intérêt des fournisseurs présents à la rencontre. «Ce qui les a le plus accrochés, c’est cette façon de transformer une image négative de victime par une image tournée vers l’avenir. Ces gens ne nous voient pas comme une petite ville de 6000 habitants mais comme une ville qui a décidé de se tourner vers la transition énergétique. Quand on se positionne avec l’ambition de devenir un leader, on est traité sur le même pied d’égalité», transmet Sonia.

La chargée de communications du Bureau de reconstruction insiste par ailleurs sur le rôle du citoyen, en tant qu’acteur de la transition énergétique. «L’objectif c’est aussi de créer une expertise citoyenne, favoriser l’attractivité, développer le sentiment de fierté et d’appartenance». Sonia voit le microréseau comme une suite logique de l’exercice de participation citoyenne. «Quand on reprend le plan d’action, on constate les résultats de la réflexion au centre-ville; fils enfouis, diminution d’ilots de chaleur, bâtiments LEED… Ce sont tous des éléments liés au développement durable, qui ont créé un milieu favorable au projet.»

D’une durée de quatre ans, l’entente avec Hydro-Québec consiste d’abord en la définition de l’emplacement des panneaux scolaires et batteries de stockage et leur fonctionnement. L’installation des équipements débutera en 2019 en vue d’une mise en fonction à la fin de cette même année. Les deux années suivantes serviront à tester le système. La suite reste à déterminer.

   

 

 

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