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Le Réseau local de services du Granit est composé de la conseillère en communication Julie Di Tomasso, Dre Mélissa Généreux, Rémi Brassard et Marie-Claude Maillet.
Contact repris entre la «grosse» organisation du CIUSSS et le Granit
Rémi Tremblay  ( 22/11/2018 )

La mise en place, au début de l’automne, de neuf réseaux locaux de services d’un bout à l’autre du territoire du CIUSSS de l’Estrie- CHUS permet de rétablir les ponts entre l’administration centrale et les communautés. La séance publique d’information annuelle du conseil d’administration, le 12 novembre, tenue simultanément dans quatre sites, à Sherbrooke, Lac-Mégantic, Cowansville et Magog, en a fait le constat.

Le Réseau local de services du Granit est formé de Rémi Brassard, directeur général adjoint des programmes sociaux et de réadaptation, Dre Mélissa Généreux, directrice de Santé publique et responsable du territoire du Granit, l’organisatrice communautaire Marie-Claude Maillet et la conseillère en communication Julie Di Tomasso. «On veut vraiment simplifier cette complexité de gérer cette organisation-là. Revenir sur l’essentiel», d’expliquer Rémi Brassard. Plusieurs acteurs du milieu ont assisté à la rencontre.

En première partie de la soirée, la directrice générale Patricia Gauthier a étalé en chiffres et en statistiques le bilan de l’année 2017-2018, insistant sur le fait qu’en Estrie, près de 86% de la population avait aujourd’hui un médecin de famille, comparativement à 77% en 2015.

La situation pour le territoire du Granit a suivi une tangente inverse. Au 31 mars 2015, 83,2% de la population du Granit était inscrite auprès d’un médecin de famille. Perte d’environ 5 points de pourcentage deux ans plus tard, de sorte qu’au 31 mars 2018, avec à peine plus de 77%, il y avait toujours 2 520 personnes sur la liste d’attente au guichet d’accès, comparativement à 922 en 2015.

«La pénurie de main-d’œuvre nous affecte», reconnaît Rémi Brassard, ajoutant que des efforts étaient déployés pour attirer de nouveaux médecins et du personnel infirmier en région. Sept infirmières d’origine française devraient entrer en poste en octobre 2019. Et deux nouveaux médecins l’été prochain.

Autre particularité du territoire, le nombre d’interventions réalisées par des aides à domicile est passé en trois ans de 15 477 à 11 251. «Il y a eu une baisse d’heures en soutien à domicile, mais les budgets ont grandement augmenté au niveau des soins.»

La date de construction du futur CHSLD de 99 lits, annoncée par le ministre Gaétan Barrette en février dernier, subit un retard. Initialement prévu pour être opérationnel en 2021-2022, voilà qu’il est replacé dans les cartons pour l’automne 2023.

Un résidant de Lambton, Mario Cicioli, a ramené sur la table le problème que vit la population locale avec son CLSC jugé inadéquat, desservi par un médecin de Weedon à raison d’un jour par semaine. «J’essaie de développer une coop santé, mais c’est là une alternative que je ne souhaite pas faire. Nous payons nous aussi des impôts pour obtenir les mêmes services qu’ailleurs. On n’a plus de solution, alors on va devoir faire des interventions à caractère politique.» Rémi Brassard s’est dit sensible au dossier, informant qu’un sous-comité de travail, dans lequel siège la préfet Marielle Fecteau, s’attaque au dossier. Faire de Lambton un point de service du Groupe de médecine familiale s’avère un angle de solution auquel le réseau de santé entend mettre de l’avant dès le mois prochain. «La conjoncture est bonne», admet M. Brassard.

Les ambulanciers de Dessercom étaient bien représentés à la rencontre. Ils en ont profité pour rappeler à l’équipe du RLS du Granit l’urgence d’adapter l’horaire à l’heure à la région. L’expérience a été menée avec succès pendant les 16 mois qui ont suivi la tragédie du 6 juillet. «C’est Dessercom qui doit nous faire cette demande-là», a réagi la préfet Marielle Fecteau. Celle-ci souhaite que la prochaine rencontre du Réseau local de services se fasse avec un représentant de la compagnie d’ambulances.

Pour Rémi Brassard, «ce qui importe, c’est vraiment le volet de la sécurité des usagers. Et il y a des données qui nous disent qu’on est dans les paramètres.» Les ambulanciers déplorent le fait qu’il est fréquent que le territoire soit à découvert, ce qui retarde le temps de prise en charge des patients. «En 29 ans, j’ai réussi à réanimer une seule personne», note le paramédic André Laflamme. Une vie sur les trois sauvées au cours de la seule période où les ambulanciers ont pu vivre l’expérience de l’horaire à l’heure. «Pourquoi notre population n’a pas droit aux mêmes soins de base, c’est à dire un temps réponse efficace ?»

L’équité à la vie basée sur les statistiques, reproche l’ambulancier, pour qui la statistique du temps de réponse n’a jamais été prise en compte.

«Est-ce que la direction du CIUSSS reconnaît l’importance de garder notre population chez nous? Est-ce qu’on va se ramasser avec un centre hospitalier où on perd toutes nos compétences?», signale de son côté la coordonnatrice du Défi 2025, Ginette Isabel. L’impact de la fusion des établissements a été «énorme», surtout au volet administratif, reconnaît M. Brassard, tout en se disant conscient du prix qui a été payé par la perte de personnel cadre et de ressources humaines.

Gilles Matte est directeur général à Commerces Lac-Mégantic. Le CIUSSS est un moteur économique pour la région, rappelle-t-il. Il soulève l’impact considérable des emplois de qualité qui ont quitté la région après la fusion des établissements. «Comment peut-on travailler mieux, ensemble, pour s’assurer qu’une partie de l’argent (des achats de biens et services) soit investie localement ?», interroge-t-il. L’effort mis en place pour encourager davantage l’achat local et ainsi mieux s’assurer qu’il n’y ait pas de dévitalisation de la région, avec le risque de détresse que cela entraine, Rémi Brassard s’en dit bien conscient.«C’est pour cela qu’on souhaite, avec le Réseau local de services, recréer ce qu’on avait avant (la fusion). On a cette sensibilité-là. Je n’ai pas de garantie à vous donner, mais on se pose la question: comment être un bon citoyen corporatif localement. La valeur de ce qu’on fait doit se constater sur le terrain.»

Monique Pherivong Lenoir occupe la direction de la Corporation de développement communautaire. «Nous avons des liens à reconstruire. Ma perception à moi c’est que nous devons apprendre à mieux nous connaître, a-t-elle mentionné. Je sens une volonté réciproque de tisser davantage de liens et de mieux collaborer ensemble. Je nous félicite en globalité et je ne souhaite qu’une chose, que ça continue. On a besoin les uns des autres. Toutes les collaborations sont précieuses.»

   

 

 

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