L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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Frédéric Poulin et Caroline Vallée, respectivement membre et présidente du conseil d’administration de la Chambre de commerce région de Mégantic (CCRM), Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ et la nouvelle directrice générale de la CCRM, Marjorie Despatis.
Le virage numérique essentiel à la croissance économique
Claudia Collard  ( 21/3/2019 )

Pour survivre à une pénurie de main-d’œuvre qui risque de s’aggraver avec le vieillissement de la population, les entreprises d’ici n’auront d’autre choix que d’emboiter le pas à une économie en pleine transformation, particulièrement sur le plan numérique. De passage à Lac-Mégantic dans le cadre d’une tournée provinciale, le président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Stéphane Forget, a fait état des enjeux et pistes de solution émanant du Plan de développement économique pour le Québec de son organisation.

Cette vision économique a fait l’objet d’une rencontre entre M. Forget et les membres du conseil d’administration de la Chambre de commerce région de Mégantic et d’une conférence devant des entrepreneurs du territoire de la MRC du Granit. Le plan de développement a aussi été présenté en conférence de presse le 12 mars.

Parmi les enjeux abordés par M. Forget, le vieillissement de la population, qui amène son lot de défis en matière de main-d’œuvre, particulièrement au Québec. «Les courbes indiquent qu’en 2030, il y aura 100 000 travailleurs de moins qu’en 2015. On parle d’une décroissance de 1,5% au Québec, comparé à une croissance de 3% au Canada», indique le président-directeur général de la FCCQ.

Pour éviter l’accroissement d’une pénurie de main-d’œuvre déjà problématique, des conditions facilitant l’embauche de travailleurs expérimentés sont notamment préconisées. «Plusieurs baby-boomers veulent demeurer sur le marché du travail mais ne le font pas parce que ça ne vaut pas la peine fiscalement. C’est un problème surtout pour les bas salariés. Par exemple, quelqu’un qui reçoit le revenu minimum garanti au fédéral est coupé aussitôt qu’il travaille. Pourtant, ces personnes peuvent encore beaucoup contribuer à l’économie», fait valoir Stéphane Forget. D’où l’importance, fait-il valoir, de mesures gouvernementales facilitantes et d’une plus grande sensibilisation de la part des employeurs. «Ces gens-là ne veulent plus nécessairement travailler à temps plein et peuvent souhaiter moins de responsabilités. Il faut aussi que les syndicats s’adaptent à cette nouvelle réalité; par exemple, certaines conventions collectives empêchent le travail à temps partiel.»

Une attention particulière doit par ailleurs être apportée à la venue de nouveaux immigrants. «Il faut en accueillir plus et, surtout, les sélectionner en fonction des besoins de main-d’œuvre.»

À l’ère du numérique, les transactions en ligne viennent bousculer les commerces de détail, qui peinent à s’adapter à cette nouvelle réalité, expose M. Forget. « Au cours de la dernière année, 60% des Québécois ont fait des transactions par Internet. Et il n’y a que 20% des entreprises au Québec qui offrent l’achat en ligne. Les modèles économiques changent, il faut y faire face et accélérer le rythme de transformation numérique, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. C’est vrai tant pour les grandes entreprises que pour les petits commerçants.»

Des données indiqueraient même que l’importance des nouvelles technologies est telle que plus d’un étudiant sur deux aujourd’hui sur les bancs d’école exercera demain un métier qui n’existe pas encore. «Il faudrait donc intégrer la littératie numérique (codage) à la formation générale offerte par notre système d’éducation. Parce que les sociétés qui vont s’adapter sont celles qui vont s’en sortir», transmet le PDG de la Fédération, évoquant aussi l’importance de former les travailleurs actuels à cette nouvelle réalité. «Autrement, certains employés ne pourront continuer d’occuper leur poste. Il faut éviter de sacrifier une génération de travailleurs parce qu’on n’aura pas fait cette transformation.»
Autant de changements qui impliquent l’instauration de programmes d’aide financière. «Pour accroitre leur productivité dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les entreprises n’auront pas le choix d’investir en technologie. Et il faut que le gouvernement les appuie.»

À la Chambre de commerce région de Mégantic, on est bien au fait de ces réalités. «Ces enjeux nous touchent particulièrement. En région, nous faisons aussi face à l’exode des jeunes, qui ne reviennent pas travailler ici après leurs études. Heureusement, des organismes travaillent fort pour les ramener. Une fois qu’ils décident de s’installer ici, la Chambre est là pour les aider, s’ils sont entrepreneurs, ou aider les entrepreneurs qui les engagent», communique sa présidente Caroline Vallée. Elle ajoute que la Chambre a également pour rôle d’outiller les petits employeurs, qui disposent de moins de moyens pour s’offrir de la formation. «Nous sommes là pour recueillir des informations et les introduire dans nos entreprises. Ça favorise le bien-être des employés, ce qui contribue à leur rétention et leur attraction.»

Stéphane Forget conclut que l’objectif du Plan de développement de la FCCQ est de «prendre le virage de l’économie du 21e siècle, en partenariat avec un réseau de chambres de commerce bien implanté. La Chambre est au cœur de l’engrenage de l’économie de sa région. Plus les gens d’affaires vont se regrouper pour faire valoir les besoins de la communauté d’affaires, plus ils vont contribuer à la croissance de leur économie locale et régionale.»

   

 

 

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