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L'Écho de Frontenac, hebdo de la région de Lac-Mégantic
 
 
 
 
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L'effet domino !
Rémi Tremblay  ( 7/4/2017 )      0 commentaire (s)

À moins de huit mois des élections municipales, il est grand temps que les maires de Lac-Mégantic, Frontenac et Nantes se parlent dans le blanc des yeux. Surtout Jean-Guy Cloutier et Jean-Denis Cloutier! Un cas de force majeure pour ces deux-là qui tiennent entre leurs mains «la» solution à non pas «un» mais bien «deux» enjeux de fond concernant le futur du centre-ville. La voie de contournement ferroviaire et la voie de contournement routière! Deux projets indépendants, assure le député Ghislain Bolduc, mais, entre vous et moi et la boîte à bois, si un jour ou l’autre on veut définir clairement le centre-ville du futur et réellement l’occuper, après avoir pris la peine de démolir autant de bâtiments et en avoir exproprié en quantité industrielle dans le secteur Fatima, il faudra les grands travaux d’Hercule, deux grands chantiers, à coût de plusieurs dizaines de millions de fonds publics, pour franchir l’étape finale qui départage le rêve de la réalité. Un peut-être avant l’autre !

La voie de contournement routière actuelle est un ouvrage inachevé. Qui se souvient qu’en 2002, au moment de donner le go au plus grand chantier routier de notre histoire, le ministre des Transports de l’époque, Serge Ménard, avait affirmé au maire Jean Campeau: «Si on veut développer en équilibre l’industrie touristique avec celle de la transformation, qu’on retrouve dans votre parc industriel, il faut ce genre d’investissement sur le réseau routier»? Qui se souvient qu’on voulait d’abord et avant tout sortir les camions du centre-ville, parce que l’impact d’un seul camion chargé sur nos rues équivaut à entre 30 000 et 40 000 voitures?

Ne serait-ce que de ce seul point de vue-là, la voie de contournement routière «mériterait» d’être prolongée jusque sur le territoire de Frontenac, chemin de Woburn. Hors de notre vue, comme dirait l’autre. Pas pour faire suer davantage les futurs expropriés de Frontenac qui se trouvent en plein sur le passage proposé de la future voie de contournement ferroviaire, mais par simple logique de planification. Tant qu’à tracer l’emprise d’une voie ferrée, tu élargis le corridor pour passer l’autoroute! Tant qu’à amener des camions de gravier sur le chantier, tu doubles la commande et tu partages les frais!

Avant 2013, le «drame» du centre-ville s’appelait «les maudits camions!» Après, «les maudits trains !» Les urbanistes ne s’en doutaient peut-être pas mais, le jour où ils ont proposé de faire exploser les limites du nouveau centre-ville jusqu’à la rue Salaberry, ils ont ravivé la plaie des «maudits camions», comme dans un jeu de domino. La solution s’imposait d’elle-même: tasser les trains et les camions sur le terrain des voisins, à Frontenac.

Le bout de chemin qui reste à faire pour les élus c’est de se parler, et ça presse! La Ville de Lac-Mégantic, par l’adoption de la loi spéciale en 2013, a donné l’impression qu’elle pouvait agir seule. Qu’elle en avait la légitimité! Mais on a fait fi des règles élémentaires de bon voisinage.

Dans un document intitulé Emplacement de la voie ferroviaire à Lac-Mégantic: pertinence pour une évaluation d’impact sur la santé, les arguments en faveur de la voie de contournement ferroviaire sont clairement démontrés: «il est peu probable de voir des projets significatifs de reconstruction dans la zone détruite si la voie ferrée reste au même endroit.»

Les retombées positives potentielles de la voie de contournement sur l’activité économique et de l’emploi y sont ainsi décrites: «Le nouveau centre-ville pourra devenir une occasion de relance économique et de création d’emploi. La construction de la voie procurera des emplois et une demande en matériaux pouvant faire bénéficier l’économie locale.» Cité comme impact négatif: «La valeur des terres pourrait diminuer et la vocation des terres sur lesquelles passera la nouvelle voie pourrait changer. S’il y a un cumul de chantiers de construction, une rareté de main-d’œuvre peut s’en suivre et une augmentation temporaire des revenus qui peuvent déstabiliser certaines industries.»

On a évalué et évalué encore l’état de santé de la population méganticoise. On n’a pas pensé à chercher des diagnostics comparables chez les voisins, au cas où ce jour viendrait où on irait piétiner et saccager leurs terrains, voire même les déloger. Non, tout ce qui intéressait leur sujet d’étude c’était de pouvoir conclure que la meilleure façon de faciliter «le rétablissement psychologique individuel des personnes dont la santé mentale s’est détériorée à cause de la tragédie» était de rétablir un sentiment de sécurité, et donc de détourner les conséquences d’un accident ferroviaire avec une voie en milieu non habité.

Les élus seront jugés, chacun dans sa cour, sur la façon dont ils vont parvenir d’abord à se parler, à s’écouter et à établir un consensus.

Bonne chance à tous !

   

 

 

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