Recyc-Québec

Celui que le peuple aime et loue!

La visite de Barack Obama à Ottawa, la semaine dernière, a permis au bon peuple canadien d’apprécier l’homme que les Américains ont choisi comme le nouveau président des États-Unis. Barack Obama ne fait rien comme ses prédécesseurs, même parmi les plus démocrates. À Ottawa, il a été reçu en véritable rock star. Ses moindres gestes ont été épiés, son large sourire a charmé, tout comme ses écarts au protocole pour sortir lui-même magasiner quelques pâtisseries et des souvenirs de voyage à l’intention de ses filles. Faire les commissions soi-même, c’est probablement du jamais vu de toute l’histoire américaine pour un président en exercice. Sur une pointe d’humour sans doute, il s’est trouvé quelques commentateurs de la scène politique québécoise à vouloir lui jurer fidélité et obéissance si jamais le Québec adhérait en tant que 51e État de la république fédérale des États-Unis. Avec un mandat de huit ans, pas plus, au cas où un autre Bush aurait envie de se présenter à son tour chez les Républicains pour l’après-Obama.

Petite rectification pour ceux qui, même à Radio-Canada, ont parlé d’une rencontre entre deux chefs d’état. Va pour Barack Obama qui mérite le titre, mais pas pour Stephen Harper, qui n’est que le «chef de l’exécutif» dans notre vénérable système parlementaire britannique. C’est contre ce régime monarchique et contre le roi d’Angleterre, rappelons-nous, que les Américains se sont rebellés durant ce qui fut appelé la première guerre de libération nationale de l’ère moderne et qui s’est soldée par la naissance des États-Unis d’Amérique. Dehors les autorités coloniales, ont-ils dit.

En fait, ce 17 février, la véritable rencontre entre deux chefs d’état s’est plutôt faite à la sortie de l’Air Force One, à l’aéroport, quand la gouverneure générale Michaëlle Jean a été la première à tendre la main au président américain. Parce que Michaëlle Jean, par les pouvoirs qui lui sont conférés par la reine du Canada, Élizabeth II, détient la double fonction de chef d’état et de Commandante en chef des Forces armées canadiennes. C’est donc à elle que revient la responsabilité protocolaire d’accueillir un chef d’état au Canada.

Bizarre quand même, cette monarchie constitutionnelle dont se sont volontiers libérés les Américains, il y a déjà 233 ans! Et de quoi ont donc parlé les deux chefs d’état voisins? Pas des visées souverainistes de près de la moitié des Québécois, mais bien du sort d’Haïti! Même que la belle Michaëlle a été invitée à Washington pour échanger plus longuement avec le charismatique président américain sur la question haïtienne.

Mario out !
Chez nous, c’est Mario Dumont qui a retenu l’attention médiatique, une semaine après le passage du charismatique Obama. Donc, Mario quitte et son siège de député de Rivière-du-Loup et son poste de chef de l’Action démocratique du Québec. La débâcle de son parti aux dernières élections provinciales l’ont conduit vers la sortie. Les quelques fois où Mario Dumont s’est pointé dans le comté, en dehors des campagnes électorales, l’homme n’a jamais manqué une occasion de venir faire son tour au bureau du journal, entouré de sa garde rapprochée. Toujours froid, distant, sans jamais sortir de son discours. Mario Dumont a entretenu soigneusement ce petit côté démagogue à tendance totalitaire. Son entêtement à réclamer l’abolition des commissions scolaires, par exemple, dénotait chez lui une vision un peu rétrograde de la société québécoise et malgré les bons scores qu’il a obtenus en 2007, ce ne sont pas ses idées qui plaisaient à l’électorat, c’était le choix qu’il lui offrait de voter contre le gouvernement en place.

L’ADQ a souffert d’être le parti d’un seul homme, quoiqu’en disent ses députés. S’il venait à disparaître de la carte politique québécoise, il n’aura pas été le premier à tomber, victime du désaveu des électeurs. L’ADQ a mal choisi ses batailles, parce qu’il s’est tout simplement éloigné de la population le jour où il s’est retrouvé sur les banquettes de l’opposition officielle. Mais, ne donnons pas l’ADQ pour mort. Par les temps qui courent, c’est peut-être la seule formation politique encore capable de brasser la marmite!

Pour réagir, Connectez vous Pour réagir, Connectez vous

À lire aussi

  • La résistance s’accentue autour d’un tracé jugé «catastrophique»
    Actualités Sécurité ferroviaire

    La résistance s’accentue autour d’un tracé jugé «catastrophique»

    Rémi Tremblay / 26 mai 2022
  • Au-delà des mots… et de la différence
    Culture Arts visuels

    Au-delà des mots… et de la différence

    Claudia Collard / 25 mai 2022
  • La réflexion sur la voie ferrée se transporte à Lac-Mégantic
    Actualités Sécurité ferroviaire

    La réflexion sur la voie ferrée se transporte à Lac-Mégantic

    Rémi Tremblay / 24 mai 2022
  • Proximité et magie signées Marie Mai
    Culture Musique

    Proximité et magie signées Marie Mai

    Claudia Collard / 24 mai 2022
  • À nous deux Parkinson!
    Actualités Santé

    À nous deux Parkinson!

    Claudia Collard / 19 mai 2022
Identifiez-vous pour commenter Identifiez-vous pour commenter

0 commentaire

  1. La résistance s’accentue autour d’un tracé jugé «catastrophique»
  2. Aznavour autrement… à Lambton
  3. Un Souper homard payant!
  4. Au-delà des mots… et de la différence
  5. La réflexion sur la voie ferrée se transporte à Lac-Mégantic
  6. Proximité et magie signées Marie Mai
  7. À Doc Humanité: l’histoire tragique de Madame M
Aux portes de l’abdication
Au-delà des mots… et de la différence
Recherche d'emplois - Lac-Mégantic
  1. Mécanicien
  2. Poste de service à la clientèle
    Lac-Mégantic
  3. Responsable des réseaux d'aqueduc et d’égout
    Lambton
  4. Assembleur
    Frontenac
  5. Technicien(ne) en production
    Lac-Mégantic
Répertoire des entreprises