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L’expérience équatorienne annonce le début d’un maillage pour Montignac

C’est un stage communautaire riche en dépaysement qu’a vécu le groupe de Montignac durant la relâche scolaire. D’un séjour en haute altitude à la forêt amazonienne, l’aventure en terre équatorienne a demandé aux élèves une importante capacité d’adaptation, défi qu’elles ont toutes relevé avec brio, rapporte Patrick Saint-Jacques, responsable du projet. En fait, l’expérience a été si concluante qu’elle pourrait bien s’avérer la première d’une longue lignée.

Grâce au site internet montignacsolidaire.qc.ca, ils ont été nombreux à suivre le parcours du groupe, qui se déroulait du 26 février au 10 mars dernier. Un moyen de communication privilégié pour ce voyage particulier dans le but avoué d’apprendre à vivre le quotidien au rythme de la communauté d’accueil.

C’est d’abord chez Alphonso, dans le village de Chilcapamba, qu’ont séjourné les 13 filles et leurs trois accompagnateurs, Chantal Lessard et Dominik Leblanc agissant aussi en qualité de responsables en plus de Patrick Saint-Jacques. «Chilcampaba est une petite communauté des Andes, à 3000 mètres d’altitude, au nord de Quito, la capitale de l’Équateur. Les gens qui y vivent sont autosuffisants et cette communauté a la particularité d’être écolo-touristique; leur environnement est propre et leurs pratiques écologiques», décrit Patrick. Pour satisfaire l’ensemble des besoins, le surplus des denrées alimentaires cultivées et les produits artisanaux fabriqués sont vendus au marché d’Otavalo, le plus important du genre en Amérique du Sud, situé à environ une heure de route.

En plus de s’imprégner de cette communauté où le port du costume traditionnel n’est pas une attraction touristique mais bien une réalité demeurée la même au fil des siècles, les stagiaires de Montignac ont pris part à la minga (corvée en langue queshua) consistant à nettoyer et désinfecter la garderie du village. Un match amical de volleyball a également permis de favoriser la rencontre avec leurs hôtes. «Nous avons même eu droit à des légendes, dont certaines racontées en queshua. Même si on ne comprenait pas, tout le monde était très attentif; le langage non-verbal universel… C’était vraiment un moment très fort.»
L’ascension jusqu’aux 4800 mètres menant au refuge du Cotopaxi, un volcan encore en activité, s’est avérée une épreuve aussi exigeante pour le corps que pour l’esprit des participantes. Patrick insiste sur leur préparation physique, assurée par Chantal Lessard et sur l’attention constante, voire maternante, prodiguée par Dominik Leblanc à chacune des élèves du groupe.
En 24 heures, l’équipée est passée de 4800 mètres d’altitude à la forêt amazonienne, dans la région de Misahualli. Leur séjour s’est déroulé chez la famille élargie de Domingo Andy. Au sein de cette communauté intergénérationnelle dont la sédentarisation date d’à peine 75 ans, les stagiaires de Montignac ont notamment aidé au défrichage de la terre et à la plantation de petits arbres fruitiers. Aux froides nuits en haute altitude se sont supplantés des 38 degrés au fort taux d’humidité. La nourriture différait également, essentiellement à base de manioc chez les Amazoniens. Beaucoup d’insectes «exotiques» aussi, et la présence de serpents. «Les filles se sont vraiment bien comportées», considère Patrick, mentionnant également leur grande maturité pour résoudre leurs conflits, presqu’inévitables en situation de promiscuité.

C’est assuré, le prochain stage, se déroulera aussi en Équateur, dans les mêmes communautés que celles ci-haut mentionnées. Et avec le même guide, Rayme, dont le professionnalisme a fait toute la différence. «Nous voulons développer des liens et mieux cerner les besoins pour éventuellement être mieux en mesure d’apporter de l’aide», annonce Patrick Saint-Jacques, mentionnant la possibilité levée d’une levée de fonds entre les murs de la polyvalente Montignac pour aider une jeune équatorien à poursuivre ses études au-delà du primaire.

Les 13 élèves livreront une présentation publique sur leur expérience en Équateur en octobre prochain, cette étape faisant partie intégrante du projet de stage communautaire, rappelle Patrick Saint-Jacques.

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