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Nouvel album pour le groupe Les Cobras

Nouvel album pour le groupe Les Cobras - Rémi Tremblay : Actualités

Déjà 47 ans que ça dure ! Les porteurs de la tradition que sont les Michel et Gérard Aubut, Robert Bureau, René Mercier, Pierrot Paradis et Robert Roy ont toujours le «Cobras» tatoué sur le cœur !

Portés par la frénésie des années 60, des jeunes de Lac-Mégantic descendent au sous-sol pour faire de la musique. Il y a là réuni, par un soir de décembre 1965, Michel «Bebut» et Gérard «Gerry» Aubut, Jean-Pierre «Pierrot» Paradis et Robert «Harvé» Roy. Ils se préparent à réaliser un rêve que chérissent nombre d’ados de l’époque: former un band! Leur nom: Les Zouaves! Quelque peu loufoque comme nom, mais moins d’un an plus tard, l’arrivée dans leur décor d’un nouvel ampli leur fournira une raison de changer de nom pour Les Cobras. La fabuleuse aventure des quatre comparses dure encore… 47 ans plus tard ! D’où cet album qui sortira en septembre, !

À l’origine, Les Cobras sont largement inspirés du courant rock’n roll anglo-saxon et le rock québécois naissant. Ils écoutent aussi les Bel-Canto, les Mersey’s, les Hou-Lops, les Sinners, les Millions Airs que leurs idoles d’outre-atlantique que sont les Beatles, les Rolling Stones, les Yardbirds, Eric Burdon and the Animals. Puis, arrivera des États-Unis l’ influence des Bob Dylan, Buffalo Springfield et bien d’autres.

Au début, l’équipement est rudimentaire. Pierrot, à la basse, joue sur une guitare acoustique brinquebalante, dans laquelle on a inséré, par l’orifice de la rosace, un micro d’enregistreuse tout ce qu’il y a de plus lousse dans la caisse, branché dans l’enregistreuse de marque Philipps qu’utilise son père, F.-X. Robert gratte une guitare Egmund Solid 7 verte, la même marque que celle de Paul McCartney à ses débuts. «La touche était tellement dure qu’elle lui creusait de profondes ornières dans les doigts», raconte-t-on. Au micro, Gerry trouve le moyen de s’emmêler dans les fils. Seul Bebut, le plus «avant-gardiste» du groupe n’a pas lésiné sur les moyens en s’achetant une rutilante batterie rouge de marque Stewart.

À l’été 66, le groupe accueille un nouveau membre, Robert Bureau. Issu d’une famille qui a marqué le début du rock’n roll à Lac-Mégantic, Robert et ses frères René et Bertrand ont été les pionniers du rock en région, évoluant au sein de formations ayant eu pour noms les 3X et les Z4. Guitariste aguerri, chanteur fougueux, c’est surtout son incroyable énergie qui suscite l’intérêt des autres membres du groupe.

Cette année-là, les Cobras s’échapperont du sous-sol pour lancer une belle carrière publique lors des soirées de danse à l’OTJ. L’accueil du public assure leur popularité instantanée. Parmi le répertoire, des airs qui ont fait chahuter et danser toute une génération: Le petit restaurant du coin, Les portes du pénitencier, La poupée qui fait non, Hanky Panky ou Mustang Sally. La musique des Cobras reste gravée dans la mémoire de ces ados qui ont dansé leur premier slow collé et vécu leur premier flirt sur la piste de danse, un an avant l’Expo!

Après deux étés complets à jouer à l’OTJ de Lac-Mégantic et à connaître un immense succès, Les Cobras vivront leur première séparation, un jour de 67 quand Bebut décide d’accrocher ses baguettes de drummer. Et René Mercier de s’amener en relève. «Avec lui, ça roule, ça groove et ça vole dans de très hautes sphères», notent les «historiens» du groupe. Mais, entre-temps, Robert Bureau a quitté à son tour. Il ne reviendra que quelques années plus tard, après son expérience avec les Jabs, l’autre groupe de cette décennie endiablée.

À partir de là, Les Cobras n’ont jamais cessé de peaufiner leur son, de chercher du nouveau répertoire et de développer un style d’arrangement portant leur signature distinctive. Curieusement, malgré tout ce talent réuni sur scène, Les Cobras n’ont jamais joué leurs propres compositions, s’en tenant à des standards du répertoire rock et blues. Leur plaisir et leur créativité reposaient sur l’originalité de leurs arrangements et il en va encore de même aujourd’hui.

L’année 1986 marquera une reprise intense des activités du groupe, avec des événements à Joliette , L’Assomption et, bien sûr, à Lac-Mégantic, en particulier lors d’une sortie complètement déjantée au Motel Paolo, et une autre au Lasalle, pour l’un des plus grands partys de baby-boomers à avoir eu lieu. «Il y avait là tout un cirque, avec Rolland Loup, le cracheur de feu et magicien, le groupe Marymim et ses Sweet Dreams, François Perron affublé du pompeux titre de «maire de St-Rémonie, André Lespérance à la sono et le tout-Mégantic à vibrer tout un week-end dans l’hôtel qui venait à peine de cesser ses opérations commerciales. On pourra dire que l’Halloween des Cobras a marqué l’histoire locale.

Déjà 47 ans que ça dure ! Les porteurs de la tradition que sont les Michel et Gérard Aubut, Robert Bureau, René Mercier, Pierrot Paradis et Robert Roy ont toujours le «Cobras» tatoué sur le cœur !
La Nuit des Cobras

Les Cobras se préparent à corriger une importante lacune dans toute cette histoire. Il n’existe aucun enregistrement professionnel, en studio, des prestations des Cobras. Avec la sortie de La Nuit des Cobras, prévue en septembre, les fans auront de quoi retrouver la frénésie d’une époque qui a été riche en musique et en sentiments. Sur l’album, 14 pièces musicales, dont les Byrds, les Kinks, Eric Burdon and The Animals, les Beatles, les Rolling Stones, des Yard-birds, Buffalo Springfield et autres perles interprétées à la façon toute personnelle des Cobras.

Des soirées de lancement sont à surveiller tout au long du mois de septembre. D’ici là, les gens qui auraient des documents d’archives relatifs aux Cobras, n’hésitez pas à communiquer avec l’un des membres du groupe. Le cd est en vente chez Maestro Musique, au bureau de Jean-Pierre Paradis et auprès de chacun des musiciens.

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