Recyc-Québec

Sacrer son camp ou rester là!

Quand elle a été lancée en 1999, je la trouvais full inspirante la campagne de carte postale Et si votre avenir se dessinait dans le ciel de Mégantic! Une marque de commerce unique, un clin d’œil à l’astronomie et l’astrologie à la fois! Qui peut résister à l’appel de l’Univers, au ciel étoilé, à la cartomancienne qui te révèle que ce serait dans ton intérêt de te diriger vers la région de Mégantic pour espérer une vie meilleure! Loin d’être aussi banal qu’ouvrir un biscuit chinois et lire sur la petite feuille: Suis ta bonne étoile, elle te conduira à la croisée des chemins entre la 161 et la 204 !

Douze ans plus tard, la mission sera difficile pour les organismes de développement de trouver les mots justes, l’image attrayante pour répéter une campagne de promotion tous azimuts visant à recruter de la main-d’œuvre à travers tout le Québec. Pas parce que Mégantic n’est pas beau, loin de là; pas parce que Mégantic n’est pas accueillant, les visiteurs vous diront le contraire. Pas non plus parce qu’il manque d’ouvrage, ici. Y’en a plein les pages d’offres d’emploi. Entre le travail d’un marmiton dans une petite cuisine et celui d’un ingénieur fiabiliste dans une grosse usine, tout un babillard de jobs offerts semaine après semaine, et cela juste dans l’Écho. Faut croire que le taux de chômage est bas pour ne pas réussir à combler des postes qui, souvent, exigent un minimum de scolarité et d’expérience.

«La morosité est un mal dont on n’a pas encore trouvé le remède»

À mon arrivée ici, il y a 30 ans, les jobs ne pleuvaient pas! Le secteur manufacturier traversait des moments difficiles et était en manque d’énergie. Plus tard, on s’est rendu compte que le travail et le salaire qui va avec ne se limitent pas qu’au seul secteur manufacturier. Le commerce, les services gouvernementaux, les postes ouverts dans l’économie sociale, il n’y en a jamais tant eu d’affichés. Et ce n’est que le début d’un grand mouvement de retour du balancier. À défaut de recruter tout de suite pour des besoins immédiats à combler, des entreprises sont à se forger des banques de candidats, pour s’assurer qu’une fois la reprise bien en marche, les employeurs ne se retrouveront pas devant une salle vide de postulants.

Les intervenants consultent et c’est normal. Ils sont inquiets! Quand l’économie roulera à plein régime, qui leur dit qu’il y aura du monde intéressé à occuper les emplois disponibles? La population vieillit, les boomers arrivent à l’heure de la retraite, d’autres partent attirés par le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest. Ceux qui restent sont-ils encore heureux d’y être? Leur offre-t-on un environnement assez emballant pour éviter de les perdre à leur tour?

Et les enfants, eux? A-t-on demandé aux jeunes, encore sur les bancs d’école, quel genre d’avenir ils voient dans le ciel de Mégantic? Même au primaire, ces enfants-là ne manquent pas d’imagination, encore moins de rêve! J’aimerais ça qu’on leur demande d’imaginer en dessin ou en texte comment ils imaginent leur ville et leur village dans 10 ou 15 ans, quand ils auront l’âge d’entrer sur le marché du travail.

J’aimerais savoir s’ils sont une majorité ou une minorité ceux qui, au secondaire ou au cégep, rêvent encore de sacrer leur camp quand ils seront arrivés à la croisée des chemins.

La lutte au décrochage scolaire continue d’exiger beaucoup d’efforts de la part du milieu de l’éducation, des parents et des élèves eux-mêmes. On fait tout pour s’attaquer au problème, en sachant fort bien que l’éducation et la formation seront la clé du succès pour l’avenir de nos enfants. Et si c’était seulement les décrocheurs qui restaient et les autres, les biens formés et les biens éduqués qui partaient? Est-ce que ça existe des statistiques comme celles-là? Sait-on quel pourcentage d’étudiants de chaque cohorte trouve localement sa place dans le monde du travail et quel pourcentage part pour ne plus revenir?

Le monde municipal a beau investir gros dans les infrastructures, il faudra toujours des travailleurs actifs pour payer la facture avec leurs taxes et impôts. De plus en plus de travailleurs, pour des coûts de plus en plus élevés! Et de nouvelles usines pour créer de nouveaux emplois.

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