Lambton: plutôt des demi-vérités déformées!

Habituellement, on lave son linge sale en famille et on règle ses différends entre soi. Mais les trois signataires de la lettre publiée la semaine dernière dans l’Écho de Frontenac ont préféré exposer leur linge sale sur la corde à linge étendue entre les municipalités de la MRC et des environs. Pour le respect des citoyens et citoyennes de la municipalité qui les ont élus, il me semble qu’une petite gêne aurait été de mise de la part de ces trois élus. Mais puisque nous y sommes, aussi bien tenter de laver un peu plus blanc.

Selon la lecture que j’en fais, les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière ont décidé de tirer dans toutes les directions, sans aucune retenue sur les conséquences néfastes qui peuvent s’ensuivre. Fermez-vous les yeux 5 secondes et imaginez ce que font des poules dont on vient de leur couper la tête… Comme il y a toujours deux côtés à une médaille, il est essentiel de présenter la situation sous un autre angle pour vérifier si ce ne sont pas plutôt des demi-vérités déformées qui ont été présentées et/ou si ce ne sont que des allégations non fondées.

J’oubliais: le citoyen dont il est question dans leur lettre et qu’ils n’identifient pas, de toute évidence de peur d’être poursuivis pour diffamation, est le soussigné. Se croyant immunisés contre toute poursuite parce qu’ils ne m’identifient pas formellement, les trois signataires de la lettre publiée la semaine dernière se sont permis d’écrire n’importe quoi sur mon compte, comme ils l’ont fait envers leurs collègues. Pour ma part, la façon d’agir des trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière dénote tout simplement un manque total d’honnêteté intellectuelle qui sera démontré par quelques exemples.

J’accepte d’emblée que des gens ne soient pas de la même opinion que moi quand je m’exprime à la période de questions des séances ordinaires, car c’est sain pour la démocratie. Toutefois, je ne suis pas assez idiot non plus pour prêter le flanc à des poursuites contre moi, surtout quand les séances du conseil sont filmées, enregistrées, disponibles et diffusées à maintes reprises sur le canal communautaire. Je me suis exprimé à visage ouvert lors de la période de questions des séances ordinaires du conseil municipal tenues le 8 avril, le 8 juillet et le 12 août. Puisque les séances étaient enregistrées, il n’y avait donc aucune possibilité pour moi de procéder à de l’intimidation et au dénigrement injuste et malhonnête et aucune possibilité pour moi que les informations véhiculées ne soient qu’aberration et des bribes de fausseté, comme les trois élus signataires le prétendent dans leur lettre. Voilà un exemple flagrant de malhonnêteté intellectuelle. À titre d’élu municipal, quelle belle image les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière offrent à leurs concitoyens et concitoyennes et aux lecteurs du journal!

Lors de la séance du 9 septembre dernier, le maire étant absent et comme il y a une vacance au siège numéro 4, il n’y avait que cinq élus à la table du conseil. Lorsque la période de questions habituelle a commencé, où il y avait plus d’une centaine de citoyens et citoyennes, dès que la première question fut posée, deux élus signataires (aux sièges no 5 et no 6) de la lettre de la semaine dernière ont quitté la salle sur le champ, de telle sorte qu’il n’y avait plus quorum et la séance a dû être close. Alors qu’il s’apprêtait à quitter la salle lui aussi, le troisième signataire (siège no 3) a pris le micro pour tenter de se justifier, mais selon ma perception, je crois qu’il n’a convaincu personne.

En s’adressant à leurs concitoyens et concitoyennes dans leur lettre publiée la semaine dernière, les trois élus signataires écrivent ceci : vous pouvez compter sur notre grande disponibilité afin de répondre de bonne foi à vos questions, à l’intérieur des limites juridiques qui nous sont permises, car nous avons à cœur l’avenir de Lambton. Allo!!! Leur grande disponibilité, c’est d’avoir sacré leur camp et de laisser les concitoyens et concitoyennes présents totalement ébahis!

Pourtant, si le rôle d’un élu est de prendre des décisions pour l’intérêt public de la collectivité, c’est aussi de savoir que si certaines décisions pourraient être contestées, l’élu devrait être capable de les justifier devant les concitoyens et concitoyennes. Voilà un exemple frappant d’incohérence entre leurs actions (se sauver pour ne pas répondre aux questions) et leurs écrits (promesse de répondre aux questions) de la part des trois élus signataires; voilà encore une fois un exemple de malhonnêteté intellectuelle, soit faire exactement le contraire de ce que l’on promet. À titre d’élu municipal, quelle belle image les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière offrent à leurs concitoyens et concitoyennes et aux lecteurs du journal !

À la séance du conseil du 8 juillet, la conseillère au siège no 6 et signataire de la lettre de la semaine dernière, a demandé à ses collègues d’adopter la résolution suivante : que la municipalité autorise la conseillère, Mme….., à engager, aux frais de la municipalité, l’avocat de son choix afin d’intenter une procédure judiciaire en son nom contre toute personne que Mme … juge avoir porté atteinte à sa réputation afin de rétablir les faits et qu’advenant le cas où une telle procédure entrainait le versement à Mme … d’une compensation financière, celle-ci devrait être affectée, en premier lieu, au paiement des frais judiciaires encourus. Les deux autres signataires de la lettre et l’élue qui a démissionné le lendemain matin avaient voté en faveur de cette résolution (numéro 14-07-229). Devant l’aberration de cette résolution, le maire avait dû appliquer son droit de veto.

Toutes les municipalités de la province utilisent un avocat en cas de poursuite contre la municipalité et c’est reconnu comme tel. Mais nous avons ici, à Lambton, un cas assez singulier et est-ce qu’il existe un seul cas similaire sur tout le territoire de la province où on a permis à une conseillère municipale d’engager l’avocat de son choix pour entamer aux frais de la municipalité des poursuites judiciaires pour ce qu’elle pourrait juger être de la diffamation contre elle par un citoyen? Si vous en trouvez un, j’aimerais avoir la référence.

Comment réagirait la population d’une ou l’autre des municipalités de la MRC dans un cas similaire ?
À Lambton, quarante-huit heures après la séance du conseil, une pétition a été lancée afin de contrecarrer la demande de madame la conseillère au siège no 6 dont la nature n’était que pour son bénéfice personnel. Plus de 320 citoyens et citoyennes ont signé la pétition, de telle sorte qu’à la séance du conseil du 12 août, la même résolution concernant la demande spécifique par et pour madame la conseillère numéro 6, portant le numéro 14-08-267, a été rejetée à l’unanimité. Ce qui signifie que les deux élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière ont dû faire un «180 degrés». La conseillère au siège no 6 ne pouvant voter puisqu’elle était en conflit d’intérêts, a quand même demandé le retrait de la résolution afin qu’il n’y ait pas de vote, ce qui lui a été refusé.

Pour madame la conseillère au siège numéro 6, rien de trop beau: si elle avait pu se rallier trois collègues, elle aurait pu, aux frais de la municipalité, poursuivre n’importe quel citoyen qui aurait osé contester ou dénoncer ses positions et qu’il y aurait eu diffamation fondée ou pas, il aurait eu à payer de ses poches les honoraires de son avocat pour se défendre. Selon la résolution qui était proposée, si le citoyen était condamné à payer un montant X à la citoyenne, aussi élue municipale, les frais judiciaires Y engagés par la municipalité seraient remboursés à la municipalité et le montant résiduel Z, dans les poches de la citoyenne, aussi élue municipale. Quant à y être, une petite commission aux collègues élus qui avaient appuyé sa demande avec ça, comme un petit chausson chez McDo? Par contre, si le citoyen avait réussi à démontrer qu’il n’y avait pas diffamation, la municipalité, via les taxes de tous ses citoyens et citoyennes, aurait dû payer les frais judiciaires et les honoraires de l’avocat choisi par la citoyenne, aussi élue municipale. Aberration par-dessus aberration chez les trois élus signataires!

Pour un élu municipal, comme pour tout autre palier, c’est l’intérêt public qui devrait être toujours mis au premier plan et priorisé, mais pour les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière, il faut vraiment se questionner et se demander si ce ne sont que leurs intérêts personnels qui les intéressent.
Sous son personnage de Rateau et confronté à des aberrations, Jean-Michel Anctil répète souvent dans ses monologues : Cé ki, le cave?

Les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière prétendent que je veux obtenir leur démission: c’est vrai ! Je leur ai demandé et je leur redemande à nouveau ici même. Le pire qui peut m’arriver, c’est qu’ils refusent, non ?

Les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière prétendent que je cherche vengeance. De quoi je pourrais me venger puisqu’ils ne m’ont absolument rien fait… jusqu’à leur lettre de la semaine dernière? Que je dénonce toutes leurs irrégularités ne fait pas de moi un vengeur et je ne peux pas toutes les énumérer ici car je dois en conserver d’autres à présenter au Bureau du Commissaire des plaintes du ministère des Affaires municipales et de l‘organisation du territoire. D’ailleurs, les arroseurs qu’ils sont pourraient bien être arrosés à leur tour.

Les trois élus signataires mentionnent dans leur lettre qu’ils vont s’assurer que les citoyens soient finalement respectés. Ces trois élus ne devraient-ils pas commencer tout simplement par ne pas se défiler devant les citoyens lors de la période des questions? D’ailleurs, les arroseurs qu’ils sont pourraient bien être arrosés à leur tour.

Quant au Beach-Party dont il est question dans leur lettre, les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière ne devraient pas pavoiser comme ils le font car cette histoire fait également partie de la présentation au Bureau du Commissaire des plaintes du ministère des Affaires municipales et de l‘organisation du territoire. D’ailleurs, les arroseurs qu’ils sont pourraient bien être arrosés à leur tour.
Ça ne m’arrive pas souvent d’être d’accord avec eux depuis quelques mois, mais quand les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière mentionnent qu’il est grand temps de ramener un climat de confiance tant au sein du Conseil qu’auprès des citoyens, j’applaudis très fort… si ce sont eux qui démissionnent. D’ailleurs, les arroseurs qu’ils sont pourraient bien être arrosés à leur tour !

Quant aux supposés comparses dont ils parlent, j’imagine qu’ils font référence aux quelque trois cent vingt (320) citoyens et citoyennes qui ont refusé d’endosser la demande concernant l’avocat gratuit pour la conseillère municipale au siège numéro 6. En terminant, je dirais qu’il est impossible de manipuler une population lorsque les opinions émises sont fondées, justifiables et présentées à visage ouvert, comme se lever debout à la période de questions ou signer une lettre comme la mienne aujourd’hui ou clairement identifiable lors d’un commentaire sur Facebook.

Il est reconnu que malgré son jeune âge et qu’avec seulement six mois d’expérience dans le corps, la directrice générale avait déjà l’appui général de la population derrière elle. Malheureusement, elle a annoncé officiellement à la séance du conseil du 9 septembre qu’elle démissionnait de son poste à cause du climat malsain à la table du conseil, que certaines décisions du conseil municipal allaient à l’encontre de ses valeurs et de certaines de ses recommandations. Tous ceux et celles qui suivent les séances du conseil depuis quelques mois savent très bien qui sont les élus dont certaines décisions sont douteuses ou plus que questionnables ou tout simplement aberrantes. Plusieurs citoyens et citoyennes ont demandé à la directrice générale de demeurer en poste malgré tout. Elle a annoncé la semaine dernière, avant la parution de la lettre par les trois signataires, qu’elle demeurerait en poste. Toute bonne nouvelle est la bienvenue depuis un certain temps dans le paysage municipal de Lambton.

Et que dire maintenant des lettres lues par les deux autres conseillers aux sièges no 1 et no 2 lors de la même séance du conseil du 9 septembre qui ont dénoncé en d’autres mots le même malaise intolérable: conseillers qui travaillent en clan au lieu de travailler en équipe, des conseillers qui travaillent par vengeance personnelle et qui n’entendent rien et qui ne font qu’à leur tête malgré les avis juridiques, manque de transparence, manque de respect et même certaines formes d’intimidation par ces conseillers envers les autres élus. L’un des deux élus écrivait dans sa lettre, lue à la séance, devant plus d’une centaine de citoyens et citoyennes, que la municipalité pourrait cesser d’être paralysée depuis des mois si on assistait à la démission de certains conseillers; à part quelques personnes, tout le monde s’est levé debout et a applaudi fortement. Malgré tout cela, les trois élus signataires ont osé publier leurs demi-vérités et ils ont pratiquement traité les deux conseillers aux sièges no 1 et no 2 et le maire de manque d’intégrité! (Je bouille intérieurement, là !)

Si ma lettre est aussi longue, c’est que je voulais qu’elle soit à la hauteur de l’importance que les trois élus signataires m’ont accordée tout au long de leur lettre, sans même mentionner une seule fois mon nom.
Que doit-on conclure du comportement des trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière? Je laisse le soin aux lecteurs de tirer leurs propres conclusions, mais pour ma part, mon lit est fait et ça fait déjà longtemps. Ils ne sont plus crédibles et ils n’ont tout simplement plus leur place à la table du conseil car tous leurs gestes, paroles et décisions ne servent pas du tout l’intérêt public de la collectivité; ils ont oublié complètement le privilège que la population leur a accordé de siéger au sein du conseil municipal.
Avec leurs demi-vérités déformées, le capital de sympathie qu’espéraient obtenir les trois élus signataires de la lettre publiée la semaine dernière pourrait bien se retrouver en cauchemar pour eux.

Michel Perreault, citoyen

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