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Robert G. Roy, politicien de terrain

Robert G. Roy, politicien de terrain - Claudia Collard : Actualités

Robert G. Roy, candidat du PLQ dans Mégantic.

Se décrivant comme une personne près des gens et surtout terre à terre, Robert G. Roy avoue en souriant qu’il est un «faux politicien». «Je ne suis pas du genre à faire des promesses, à dire que les problèmes vont se régler rapidement. Certains dossiers sont complexes, il faut prendre le temps de rencontrer les intervenants impliqués, éviter le doublement.» Parmi ses priorités pour la circonscription de Mégantic, la question environnementale touche particulièrement le candidat du Parti libéral du Québec

Préfet du Haut-Saint-François depuis deux ans, une fonction mise sur pause en raison de la présente campagne électorale, Robert G. Roy a occupé la mairie d’East Angus durant huit années. Il y était lors de la fermeture de l’usine Cascade, qui a causé la perte de quelque 150 emplois. Une crise qui s’est depuis résorbée et qui a pour effet positif de libérer un terrain aux abords de la rivière Saint-François. M. Roy souhaite que la municipalité puisse s’approprier la berge et faire du site un parc. «La qualité de vie, c’est primordial pour les citoyens.»

C’est dans ce même esprit qu’il aborde ses engagements en faveur de l’environnement. À titre de préfet, il a œuvré aux côtés de son homologue du Granit, Marielle Fecteau, en vue de la pérennisation de l’Observatoire du Mont-Mégantic. Il était maire dès les premiers balbutiements de la démarche menant à la création de la Première réserve internationale de ciel étoilé. M. Roy en retire une grande fierté et considère primordiale la préservation d’une telle richesse.

La protection des berges figure également dans la liste de ses priorités. «Je n’ai pas la prétention de tout connaître sur le sujet mais c’est important pour moi. Les berges, c’est ce qui protège la qualité de l’eau.» Celui qui aspire à la députation de Mégantic veut aussi encourager l’économie circulaire. «On est capable de mettre en place des mesures en région pour diminuer encore plus l’enfouissement. Il faut faire de la sensibilisation sur le terrain; il s’agit de l’avenir de nos enfants. Il faut travailler là-dessus de façon constante, soutenir les initiatives en place et l’enseigner à nos jeunes dans les écoles», considère l’homme de 53 ans père de trois grands enfants, qui a aussi quelques idées pour favoriser davantage l’achat local. «Pourquoi pas une politique d’achat local, par exemple au centre hospitalier?» Les fusions ayant conduit à la création de centres intégrés ne risquent-elles pas de rendre difficile la mise en place d’un tel système? «Ma devise: t’as un problème, il y a 99 solutions. Rien n’est insurmontable. Il faut travailler de concert avec des organismes comme l’UPA. D’après moi, il y a de nouvelles façons de faire à développer pour que les produits d’ici soient consommés ici.»

Comme c’est le cas à l’échelle du Québec, la région vit une pénurie de main-d’œuvre, particulièrement criante sur le territoire granitois en raison de son éloignement des grands centres. Oui, dit-il, l’immigration fait largement partie de la solution. « Mais il faut être attirant pour les gens et qu’on les accepte. Les travailleurs ne sont pas tous au même niveau; certains m’ont dit qu’ils refuseraient de former un immigrant. Il faut donc une plus grande ouverture de la population. Ça prend de l’information et de la formation en entreprise. Aussi, si la plupart des immigrants choisissent les grands centres, c’est parce qu’ils y retrouvent d’autres de leur communauté. Il faut accepter la création de telles communautés en région», soulève Robert G. Roy.

S’il est d’avis qu’il faut également accentuer les actions pour attirer les immigrants ici, M. Roy considère qu’un rôle de député consiste d’abord à être à l’écoute des réalités du milieu. «Si je suis élu, mon rôle sera de rencontrer les gens et organismes qui travaillent déjà sur le dossier. Il ne faut surtout pas doubler mais plutôt connaître ce que vivent les industries pour ensuite voir comment on peut les aider. Il y a déjà des programmes en place mais il importe d’être bien au fait de la situation. Il serait prétentieux d’arriver et de dire que je vais injecter 100 M$ et régler le problème.»

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