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Chaleur et cyanobactéries, ménage indésirable
La chaleur accablante des derniers jours a provoqué l’accumulation de cyanobactéries. Une situation inquiétante aux yeux de Robert Bellefleur, qui effectue régulièrement des plongées dans le lac Mégantic.
Samedi dernier, les abords du lac étaient recouverts d’une couche verdâtre, notamment dans de la baie des Sables. Appelé régulièrement par des citoyens soupçonnant la présence de plantes aquatiques indésirables, Robert Bellefleur revêt alors son équipement de plongée pour inspecter les lieux. Dépêché sur place samedi en vue d’arracher quelques plants de myriophylle à épis en compagnie de Robert Mercier, président de l’Association pour la protection du lac Mégantic, il a constaté du même coup la présence de cyanobactéries.
«J’ai vu tout de suite des milliers de petites boules vertes qui montaient à la surface. Quand l’eau est riche en phoshate et azote et qu’il y a un coup de chaleur, ça se multiplie. Les boules deviennent des fleurs, qui meurent et pourrissent; c’est là que les toxines qu’elles contiennent sont dangereuses», explique celui qui se considère comme un activiste.
Sur le site du Gouvernement du Canada, on indique que la baignade en présence de cyanobactéries peut avoir des effets nocifs sur la santé, allant d’une irritation de la peau, des yeux, du nez et de la gorge jusqu’à causer des maladies entraînant la mort, telles que des lésions hépatiques ou rénales ou une paralysie des muscles squelettiques et respiratoires. Maux d'estomac, de tête, faiblesse musculaire, diarrhée et vomissements font aussi parties des effets possibles.
«Les enfants sont beaucoup plus à risque car ils en absorbent», soulève M. Bellefleur, s’inquiétant pour les jeunes baigneurs qu’il a vu le samedi 12 juillet.
Pour Robert Bellefleur, la sédimentation vers le lac Mégantic est la principale cause des cyanobactéries. S’il admet que l’aménagement du bassin de rétention dans le secteur du Versant a amélioré la situation, il considère que le travail n’est pas terminé. «Il y a trois ruisseaux qui se déversent sur la plage de Baie-des-Sables et cinq entre le bout de la rue Baie-des-Sables et le centre-ville. Le bassin a seulement réglé le problème d’un de ces cinq ruisseaux. Ça prendrait un bassin de rétention pour chacun des ruisseaux. Malgré les aménagements de roches, la fine poussière passe droit. Il n’y a aucune filtration efficace. Notre réseau pluvial n’est pas adapté aux gros coups d’eau.»
Le «plongeur activiste», pointe aussi du doigt les pelouses qui vont jusqu’au bord du lac, les engrais chimiques et l’écoulement d’eau et de savon venant de lavage de voitures.
En plus d’être nocives pour les humains, les cyanobactéries nuisent à la santé du lac Mégantic. «C’est un signe d’eutrophisation du lac, soit un vieillissement accéléré, plus propre à un marécage», soulève Robert Bellefleur.
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