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En marche, parce qu’il y a encore des luttes à mener
Julie Compagna, directrice du Centre des femmes de la MRC du Granit. (Photo Claudia Collard)
Le matin du 18 octobre, un autobus bien rempli se rendra à Québec dans le cadre de la Marche mondiale des femmes. Par solidarité, pour dénoncer les injustices que vivent d’autres femmes, ici comme ailleurs. Pour lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes, transmet Julie Compagna, directrice du Centre des femmes de la MRC du Granit.
« La pauvreté des femmes, ce n’est pas seulement l’absence d’argent. C’est la pauvreté en temps, en ressources, en opportunités. Pour une femme, la pauvreté est souvent synonyme d’insécurité. C’est important que les femmes gagnent en autonomie économique. Pour ça, il faut de l’argent, l’accès à des salaires décents, la reconnaissance du travail invisible. Et combien de stages dans les domaines traditionnellement féminins sont non rémunérés? Des femmes cumulent deux, voire trois emplois pour joindre les deux bouts. On marche aussi pour le droit au temps, qui fait partie de l’autonomie économique », martèle Julie Campagna.
Orchestrée tous les cinq ans, la Marche mondiale des femmes s’articule cette année autour du thème Encore en marche pour transformer le monde. Pour un monde plus égalitaire, plus inclusif et plus respectueux des droits humains. La mobilisation vise aussi à dénoncer les violences faites aux femmes et à défendre un environnement sain.
« C’est important d’être ensemble, unies, de se solidariser. Parce qu’il y a encore des luttes à mener. Dans la région, on a de plus en plus de demandes de dépannage alimentaire; les loyers augmentent et les salaires des femmes sont souvent insuffisants. Ça ne fonctionne pas au bout de l’équation », fait valoir la directrice du Centre des femmes.
Le matin du 18 octobre, un autobus rempli de femmes quittera Lac-Mégantic pour Québec. Ces femmes en rejoindront d’autres, venues de partout dans la province, pour cette marche qui culminera devant l’Assemblée nationale du Québec. Il reste encore quelques places dans l’autobus. Les femmes intéressées peuvent contacter le Centre au 819 583-4575 ou via le courriel [email protected]
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