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Selon la mairesse Julie Morin, tous les citoyens ont un rôle à jouer pour attirer des infirmières en région
La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin. (Photo Claudia Collard)
Face à la mobilisation de la population réclamant au gouvernement d’agir pour permettre la réouverture du service d’obstétrique au ÂCSSS du ÂGranit, la mairesse ÂJulie ÂMorin considère que l’ensemble de la communauté a aussi son rôle à jouer. « ÂComme citoyens, notre pouvoir c’est de parler de notre ville positivement, d’inciter les étudiantes en soins infirmiers et les infirmières de notre entourage à venir travailler ici, puis les accueillir avec le sourire et les bras ouverts. C’est ça qu’il faut faire. »
« ÂLes gens qui m’appellent veulent connaître les incitatifs, les postes offerts, les horaires de travail. Si nos besoins ne correspondent pas à leurs attentes on ne peut pas les forcer. Si un candidat décide de postuler ici, mais dans un autre département que l’obstétrique parce que ses intérêts sont ailleurs, c’est correct aussi parce qu’on a des besoins partout. À force d’en parler, on va finir par trouver. Mon message, c’est qu’il faut agir ensemble. »
Julie ÂMorin martèle que les services de santé ne sont pas que l’affaire du gouvernement provincial. « L’hôpital, c’est aussi un service de proximité qui fait partie des éléments attractifs de notre région, au même titre que le ÂCentre sportif. Oui il y a des enjeux de gestion, des gestes qui peuvent être posés du côté du ÂCIUSSS de l’Estrie. Mais les citoyens ont aussi un pouvoir, celui de faire venir du monde ici. »
Pour une ressource
de recrutement locale
Cela dit, la mairesse confirme avoir exercé des pressions auprès du ÂCIUSSS pour qu’un responsable des ressources humaines soit localisé à ÂLac-Mégantic. Pour l’instant, c’est à partir de ÂSherbrooke qu’est finalisé le processus de recrutement. « À la ÂVille, il y a environ 120 employés permanents et on a une personne aux ressources humaines. La ÂMRC, qui compte autour de 40 employés, en compte une aussi. Au ÂCSSS du ÂGranit, ils sont 600 et il n’y a personne. Les ressources humaines c’est la base. Il faut quelqu’un qui connaît bien le milieu de vie, mais aussi le milieu de travail. Je l’ai nommé au ÂPDG du ÂCIUSSS de l’Estrie, ÂStéphane ÂTremblay. »
Pour la suite, ÂJulie ÂMorin se dit optimiste. « ÂChaque infirmière qu’on recrute, que ce soit pour du dépannage ou du long terme, c’est à chaque fois un pas de plus dans la bonne direction pour le maintien de nos services. Mais je sais qu’il faut travailler fort et qu’on n’aura jamais fini. Même si demain matin on trouvait toutes les personnes dont on a besoin, il faudra continuer à vendre notre région pour qu’elle demeure attractive. »
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