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Enseignements humanistes au pied des monts
Mission accomplie pour les coauteurs Jay Naidoo et Lucie Pagé. (Photo Christophe Roberge)
Une énergie spéciale se dégage des monts Mégantic et Saint-Joseph. Et il n’y a pas que Bernard «les étoiles» Malenfant qui l’affirme haut et fort. C’est à Notre-Dame-des-Bois que ses amis Lucie Pagé et Jay Naidoo ont lancé la révolution de l’amour et appelé au changement, dimanche, le 15 septembre, sous un soleil radieux. Leur livre «D’amour et de révolution» se veut une lettre aux prochaines générations. «Quand je vois la planète qu’on leur laisse, la lutte sera plus difficile pour elles que pour moi à me battre contre l’apartheid», exprimait le coauteur, par la voix de Lucie, coautrice et traductrice de service, devant une foule de parents et d’amis à l’écoute, dans la cour arrière de la salle communautaire.
Le président fondateur de l’AstroLab du Mont-Mégantic a connu Lucie Pagé alors qu’elle avait 14 ans. «Elle avait déjà sa couette de cheveux blancs qui la distinguait. Je lui ai demandé: qu’est-ce que tu veux faire dans la vie? Elle a répondu : moi, je veux être journaliste.» Quelques décennies plus tard, il a fait la rencontre de Jay et s’en sont suivies des discussions sur la science et les étoiles, sur fond de philosophie. «Pour moi, sa parole est toujours juste», a-t-il partagé au micro, rappelant quelque chose de magique dans ce site de lancement du livre. «D’un côté (sur le mont Mégantic), il y a l’observatoire pour regarder l’Univers et de l’autre, le mont Saint-Joseph et sa chapelle pour parler à l’Univers. Quoi de mieux comme préliminaire aux prises de parole qui ont suivi.
La directrice de la collection Reliefs aux éditions Druide, Anne-Marie Villeneuve, a, elle aussi, préparé le terrain aux révélations qui allaient suivre. «En travaillant avec Jay et Lucie sur l’écriture du livre, j’ai eu l’impression, même si je ne les connais pas beaucoup, de me trouver très, très proche d’eux. De visiter leur intimité, parce que leur écriture procure comme effet l’impression de toucher à leur intelligence, à leurs expériences, leur savoir et en même temps de vous sentir touchés par tout ce qui vit sur la planète.»
Après 13 mois d’écriture et de traduction, après un été de fou, comme elle le dira, à tout mettre en place, Lucie Pagé a reçu comme un «cadeau extraordinaire» la présence à ses côtés de sa famille immédiate, père, mère, frère et sœurs et leurs conjoints, et membres d’une communauté élargie, réunis dans ce village «le plus près du paradis», s’évertue-t-elle à croire. «J’écris dans ce livre que le plus beau cadeau que l’on puisse donner à l’humanité, c’est de se guérir soi-même.» De ses reproches, de ses remords, bref… «Osez le changement; sortez de la zone de confort. Commençons ici, à Notre-Dame-des-Bois la révolution de l’amour. Qui veut faire la révolution de l’amour avec moi, a-t-elle fini par lancer en faisant réagir l’assistance. Tellement de questions lui ont été posées sur son couple, qu’elle le dit aussi ouvertement : «On a écrit ce livre-là pour avoir la paix. Le prochain ou la prochaine qui me demande c’est comment coucher avec un noir, j’y étampe la page 51 dans l’front!» Pas de demi-mesure avec Lucie.
L’énigme entourant l’autre moitié du couple s’évanouit dès qu’il prend la parole. «C’est un livre qu’on a toujours voulu écrire pour la prochaine génération. Dans le pays où je suis né, ma naissance était un crime à cause de la couleur de ma peau.» Sa lutte contre l’apartheid avant et après la libération de Nelson Mandela et ses responsabilités comme leader des syndicats en Afrique du Sud l’amène aujourd’hui à imprimer son influence à l’internationale. «Un monde au bord d’une catastrophe écologique. Un monde qui est de plus en plus en guerre, où on ne peut plus se parler sans un minimum de civilités. On a laissé un désespoir chez les jeunes. C’est une dette de notre génération. On est ici pour se poser des questions sur comment on peut retrouver la voie vers un futur assuré. Ce dont on a besoin aujourd’hui, c’est de compassion… Unissons-nous. Donnons une voix à la nature, parce que la nature nous donne la vie.»
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