Actualités
Clin d'oeil
Culture
Opinion
Sports
La guerre! La guerre! C’est pas une raison pour se faire mal!
La logique. La logique! On l’invoque pour faire taire, river son clou. Pourtant, tout ne peut se résoudre ni s’expliquer par la seule raison. La raison du plus fort est-elle logique? La raison argumentaire suffit-elle à clore le débat? La raison raisonnable d’aujourd’hui le sera-t-elle encore demain? Devant l’intimidation trumpienne, le choix pétrolier carneysien, en apparence logique, l’est-il face à cette autre menace que sont les changements climatiques inquiétants?
Si la logique cartésienne était la solution des solutions, il n’y aurait plus la guerre ni même l’amour parce que l’un et l’autre font beaucoup de victimes. Ramener la résolution des problèmes à la logique mathématique, à la raison ou même au gros bon sens, ce serait nier son humanité, s’en remettre au livret d’instruction du produit intérieur brut.
Si l’être humain est à la fois corps et esprit, pourquoi faudrait-il le limiter au raisonnable quand ce sont les rêves qui le tirent ou le poussent? Même les plus cartésiens demeurent prisonniers de leurs émotions : ils voyagent, photographient, dansent, chantent, lisent, vont au cinéma, dépensent et mangent souvent à de bonnes tables. On en a vu invoquer la logique avec passion, même verser une larme. Joyeux paradoxe : ils confirment ainsi leur humanité.
L’être humain est une boule d’émotions, retenues ou non. Malgré toute sa rigueur cartésienne, il vibre. Le « toff » aux bras tatoués qui s’achète le RAM de ses rêves dont il prétend avoir besoin même s’il n’en a pas les moyens, est-il raisonnable? À le voir hésiter entre le noir et le rouge, s’extasier devant des « mags » futuristes, caresser le cuir souple des sièges ou capoter devant la techno du tableau de bord, on peut être certain que les émotions l’habitent. La preuve, ça se finira par un coup de pied dans le pneu.
La logique, qu’elle vienne avant ou après coup, n’est peut-être qu’un paravent à l’émotion. Elle n’est pas aussi pure qu’elle le prétend : elle se soucie de son image. Le temps consacré à la plate-bande au détriment du potager ne relève-t-il pas d’un besoin de beauté, voire d’une poésie nécessaire à son équilibre? Sinon, pourquoi aimer, quand aimer est si difficile? Pourquoi suer des heures durant derrière les chaudrons quand, tantôt, les goinfres auront vite fait de tout avaler en moins de deux minutes, pour finir en rotant? Parce qu’il y a l’amour, les émotions, le rêve, la tendresse, les joies, les peines, l’empathie et la solidarité. La logique frappe à leur porte, mais les émotions hésitent à lui ouvrir parce qu’elles craignent qu’elle n’envahisse la maison de son absolu.
Paul Dostie
À lire aussi
0 commentaire
-
La SPA du Granit en incubation
-
Six élèves de Montignac en mission au Nunavik
-
Le Sauro mène la série 3 à 1
-
Volleyball: les Juvéniles D3 s’illustrent
-
Basketball: Béliers cadet D4 champions régionaux
-
Première compétition internationale pour Téa Hébert !
-
Autobus scolaire dans le décor, aucun blessé
-
Le Gouvernement du Québec doit annuler les tarifs abusifs imposés aux journaux et aux magazines imprimés
18 février 2026
-
Lettre dépitée à mon député
12 février 2026
-
Moins d’impôts, c’est plus de notre argent dans nos poches
11 février 2026
Pour réagir, Connectez vous

{text}