La mobilisation du milieu : un atout en faveur de la réouverture du service d’obstétrique, affirme la préfet de la MRC

La mobilisation du milieu : un atout en faveur de la réouverture du service d’obstétrique, affirme la préfet de la MRC - Claudia Collard : Actualités Santé

La préfet de la MRC du Granit, Monique Phérivong-Lenoir (Photo Claudia Collard)

La mobilisation du milieu qui se poursuit pour attirer des infirmières au ­CSSS du ­Granit aboutira certainement à la réouverture du service d’obstétrique, croit la préfet ­Monique ­Phérivong-Lenoir. « ­Dans le ­Granit quand il y a un besoin, on se met tous ensemble. Ce sentiment de collectif, c’est notre force. On va s’atteler, essayer de faire en sorte qu’on ne reparle plus de ce problème l’année prochaine. Oui, ça peut prendre du temps, mais on va y arriver. »


Pour la préfet de la ­MRC du ­Granit, la manifestation pacifique du 13 mars dernier réclamant la réouverture du service d’obstétrique au ­CSSS du ­Granit est un signe très positif. « ­On sent qu’il y a une volonté commune de garder notre centre hospitalier vivant, en bonne santé et de façon pérenne. Qu’on tient à notre hôpital parce qu’on y donne de bons services. Si le service donné était détestable, il n’y aurait pas eu cette manifestation ; au contraire, il y aurait eu un branle- bas de combat disant : » oui, on veut tous aller à ­Sherbrooke « . Donc, ça prouve l’intérêt et la qualité du travail accompli par le personnel. »

La mobilisation citoyenne appuie en quelque sorte les efforts de grande séduction déployés par plusieurs partenaires du milieu pour attirer des infirmières en région. La ­MRC du ­Granit a notamment injecté 10 000 $ dans cette initiative. « ­Il n’y a eu aucune opposition au conseil des maires. Au contraire, tous se sentent concernés. Et sur le plan de l’attractivité, un hôpital en santé, c’est bon pour l’ensemble des municipalités. À notre échelle, la région a tout d’une grande ville dans un territoire magnifique. »

Monique ­Phérivong-Lenoir relate que depuis la première phase de fermeture de l’obstétrique, en juin dernier, beaucoup de travail a été accompli sur le terrain par l’ensemble des partenaires. Cette mobilisation du milieu a percolé jusqu’aux hautes instances du ­CIUSSS de l’Estrie. « ­Pour le recrutement, je sais que le mot d’ordre du ­PDG, a été de traiter les candidatures pour le ­Granit en priorité. D’un seul coup, on s’est retrouvés avec une courroie de transmission vraiment rapide. Entre juin et décembre, on a reçu une trentaine de candidatures et j’ai eu la confirmation qu’il y a eu sept embauches d’infirmières. Ça dépasse le taux d’embauche habituel, ce qui signifie que notre mobilisation, elle fonctionne. Tout le monde va dans le même sens. Je n’ai jamais senti, de la part du ­CIUSSS ou du centre hospitalier, la volonté de fermer l’obstétrique. »

Bien qu’il faudra sans doute du temps, ­Monique ­Phérivong-Lenoir est persuadée que le recrutement des cinq à six infirmières nécessaires à la réouverture du service d’obstétrique deviendra réalité. « C’est sûr que pour les mamans qui attendent un enfant en ce moment, ce n’est pas facile, j’en conviens parfaitement. Mais c’est la seule solution qu’on a pour pallier temporairement la fermeture du service. Et je comprends aussi le centre hospitalier qui ne veut pas ouvrir un service à risque, qui ne soit pas sur une base permanente. »

Malgré de nombreuses critiques liées au fait que le recrutement du personnel se déroule à partir de ­Sherbrooke plutôt que ­Lac-Mégantic, la préfet mentionne que des améliorations ont été apportées. « ­Même s’il n’y a pas de service de ressources humaines directement sur place, on voit déjà une différence dans la connaissance du milieu. Par exemple, au départ, on croyait que c’était difficile pour les gens de s’installer dans la région de ­Mégantic, parce qu’il n’y avait pas de logement. C’était vrai il y a quelques années, mais plus maintenant. On a eu des discussions qui ont permis de clarifier certains points, dont ­celui-ci. Quand les canaux de communication sont ouverts, quand on a les bonnes informations, ça peut faire une différence. En ayant un répondant (à ­Sherbrooke) qui est attitré au ­Granit, c’est plus facile. Bien sûr, l’idéal serait d’avoir quelqu’un ici. Mais, au moins, on voit une progression », termine ­Monique ­Phérivong-Lenoir.

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