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Les souffrances du 6 juillet utilisées dans un autre film post-apocalyptique
Des images de la tragédie ferroviaire du 6 juillet 2013, utilisées dans un film postapocalyptique, ont profondément heurté un citoyen de ÂLac-Mégantic qui exhorte maintenant les autorités politiques à interdire la commercialisation de cette tragédie une bonne fois pour toutes.
Même s’il dure à peine une seconde, l’extrait du film n’a pas manqué de raviver de cruels souvenirs au ÂMéganticois, qui souhaite conserver l’anonymat.
« Étant Âmoi-même citoyen de ÂLac-Mégantic et ayant été présent sur place cette Ânuit-là , j’ai immédiatement reconnu les images de ma ville. Nos souffrances sont encore utilisées comme "Âstock-shot" de divertissement », se désole l’homme ayant rapporté la problématique à l’Écho de ÂFrontenac.
Un enjeu éthique
Mise au courant de la situation, la mairesse de ÂLac-Mégantic, ÂJulie ÂMorin, compte bien la dénoncer. « ÂNous allons solliciter le soutien du ministre de la ÂCulture et des ÂCommunications, ÂMathieu ÂLacombe, afin de le sensibiliser à cette situation et de prendre action afin que ces extraits ne soient plus disponibles pour la vente. C’est une question d’éthique. »Cette problématique n’est pas inconnue à l’équipe de la mairesse, qui avait également dû intervenir en 2019, lorsque deux productions de fiction sur ÂNetflix avaient aussi diffusé des segments de la tragédie. À l’époque, cet événement avait attiré l’attention des médias à l’échelle nationale. Mme ÂMorin avait sévèrement dénoncé la situation, et ÂNetflix s’était publiquement excusé en plus de retirer les images du montage.
La première magistrate aimerait que les vidéos de la tragédie ne figurent tout simplement plus à l’intérieur des banques d’images dans lesquelles il est possible d’acheter du contenu. « ÂNous considérons que l’utilisation de ces extraits comme fiction et divertissement est un manque de respect envers notre communauté. »
Encore à ce jour, des vidéos de la catastrophe ayant coûté la vie à 47 personnes sont effectivement disponibles au coût de 55 $ sur des sites de banques d’images, comme ÂPond 5. Aucune mise en garde ne figure quant à l’utilisation de ces vidéos. Leur titre identifie toutefois correctement qu’elles proviennent de la « ÂCatastrophe ferroviaire à ÂLac-Mégantic, au ÂQuébec (Canada), le 6 juillet 2013 ».
« L’enjeu derrière cette situation dépasse la ÂVille. Il y a là des questions éthiques très complexes qui touchent le monde de la culture en général. On doit se poser la question, collectivement, si on peut laisser de grandes productions utiliser des images de réelles catastrophes dans des Å“uvres de divertissement », plaide la directrice des communications de la ÂVille, ÂKarine ÂDubé.
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Mélissa ÂBédard : que du bonheur !
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