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Thanatologue de génération en génération
Louis-Charles Jacques représente la quatrième génération de thanatologues de la famille. Sur la photo, il pose aux côtés de son grand-père, Jean-Pierre Jacques, et de son père, François Jacques, qui mène aujourd’hui une carrière en politique. (Photo Courtoisie)
L’année 2026 revêt une importance toute particulière pour le complexe funéraire Jacques et Fils, qui y célèbre son 80e anniversaire.
« Il faut avoir beaucoup d’empathie et de compassion. C’est très gratifiant de pouvoir offrir une bonne écoute et un bon service aux familles qui vivent des moments difficiles », confie celui qui a complété sa technique en thanatologie il y a un peu plus de trois ans.
Du plus loin qu’il se souvienne, son grand-père a, quant à lui, toujours voulu exercer cette profession. « À l’âge de six ans, je savais déjà que je voulais faire ce métier. Je voyais mon père rencontrer des familles et j’espérais pouvoir jouer ce même rôle auprès de la communauté », partage Jean-Pierre Jacques.
Une pratique en évolution
La profession de thanatologue a toutefois bien évolué depuis le début de sa carrière, indique le patriarche.« Autrefois, les gens n’avaient pas vraiment de choix. Lorsqu’ils mouraient, ils étaient embaumés, ils allaient à l’église, puis au cimetière. Il n’y avait qu’une seule avenue possible. Maintenant, il y a davantage de choix. Ils décident, par exemple, s’ils seront exposés ou non, puis s’ils prendront le chemin du cimetière ou du crématorium. »
« Il y a aussi de plus en plus de personnes qui veulent préparer à l’avance tout ce qui entoure leur décès », précise de son côté Louis-Charles Jacques.
« Plusieurs ont peur de donner des soucis à leur famille. Ça les sécurise beaucoup de faire leurs préarrangements avec nous », ajoute Jean-Pierre Jacques, reconnaissant de pouvoir accompagner les gens dans cette étape de leur vie.
Une dévotion qui perdure
Malgré le fait qu’il ait largement passé l’âge conventionnel de la retraite, le président du complexe est toujours très présent pour son entreprise. « Je viens ici tous les jours. Je suis là sept jours sur sept », dit-il, comme si cela allait de soi.« On a travaillé tellement fort après la tragédie pour tout rebâtir, tout relancer. Maintenant, Louis-Charles est arrivé, mais je veux continuer de l’aider avec le complexe. Je ne me vois tout simplement pas arrêter de travailler, après toute l’énergie qu’on a investie », a-t-il indiqué dans la série Au Revoir, un balado qui propose une immersion dans l’univers de la thanatologie.
« Il y a beaucoup de gens de la région qui connaissent bien Jean-Pierre parce qu’il les a déjà accompagnés dans le deuil. De mon côté aussi, je commence à revoir des personnes que j’ai rencontrées un peu plus tôt et qui ont envie que ce soit encore moi qui m’occupe d’eux dans le processus », termine le petit-fils, heureux que les clients aient la chance de se tourner autant vers son grand-père que vers lui-même.
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