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Une exposition hétéroclite inspirée par l’énigmatique univers
Francine Ross (à droite) et ses deux associés, Ryan Ryder et Isabelle St-Pierre, invitent la population de la MRC ainsi que les touristes à se perdre dans leur exposition relatant la beauté du mystérieux univers. (Photo - Adèle St-Jacques)
L’exposition « Voyage primordial » a fait son entrée au Centre sportif Mégantic le 1er juillet dernier. Accessibles jusqu’au 12 août, les œuvres de Francine Ross et de ses deux invités, Ryan Ryder et Isabelle St-Pierre, invitent les spectateurs dans les confins de l’énigmatique univers.
« On est sur une planète qui tourne dans l’espace. On ne comprend pas tout et c’est correct comme ça ! » ajoute-t-elle.
Peintures, photos psychédéliques, sculptures, gravures, perlages : il y en a pour tous les goûts dans cette exposition hétéroclite, montée autour d’une thématique qui illustre la complexité du monde dans lequel l’humain – petit grain de sable sur une vaste plage – a fait son nid.
Une critique sociale pointe également le bout de son nez dans la section de l’exposition qui illustre la société moderne.
« Personnellement, je trouve que l’humanité est dans une situation assez précaire. Les problématiques sont à un stade très avancé et on n’y fait pas tellement attention. Je ne sais pas si on peut faire quelque chose… à part faire le bien autour de nous », indique l’artiste avec une pointe d’espérance.
« L’exposition évoque donc tout cela et se termine sur une note positive qui nous permet de partager la beauté du monde, son aspect sublime. »
Techniques et inspirations multiples
Au travers de son art, Francine Ross est également fière de pouvoir exprimer ses diverses origines. « Je viens d’un peu partout ! » lance la citoyenne du monde.Native de Turquie, celle qui habite depuis une dizaine d’années la municipalité de Milan est le fruit de l’union d’une mère française du Maroc et d’un père aux origines partiellement autochtones de Colombie-Britannique.
« Ma grand-mère est quant à elle née en Libye, puis mon arrière-grand-père était un pêcheur d’éponges en Grèce. »
L’artiste a appris le perlage en travaillant dans une communauté métisse de Colombie-Britannique, qu’elle a officiellement pu intégrer grâce à une cérémonie de l’écharpe organisée pour reconnaître son appartenance à la culture métisse.
« Tous les peuples autochtones font du perlage, mais chacun a ses propres techniques », précise Mme Ross.
« Je fais maintenant beaucoup de perlage en m’inspirant des mosaïques de Grèce et de Turquie, tout en utilisant les techniques que j’ai apprises de la communauté métisse. J’ai donc le sentiment que mes différentes racines s’entremêlent grâce à mon art », raconte la sexagénaire.
Après l’exposition au Centre sportif Mégantic, Mme Ross et ses deux complices espèrent pouvoir partager leurs œuvres ailleurs au Québec, comme à Sherbrooke ou à Montréal.
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