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Obstétrique et voie de contournement : le Parti Québécois prend position
Paul St-Pierre Plamondon est le quatrième chef à s’être rendu à l’hôpital de Lac-Mégantic pour annoncer son soutien au département d’obstétrique. (Photo - Adèle St-Jacques)
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s’est rendu à Lac-Mégantic à une semaine de la fin de la campagne électorale afin de se prononcer sur les enjeux reliés au département d’obstétrique et à la voie de contournement.
En effet, le PQ s’est engagé à maintenir l’offre de services obstétriques en y mettant les ressources nécessaires. Pour ce faire, PSPP compte agir rapidement.
« Je m’engage, dans le mois qui suit, à aller rencontrer tous les gestionnaires qui ont pris des décisions qui empêchent [l’hôpital de Lac-Mégantic] de recruter », a annoncé le chef péquiste.
Pour M. St-Pierre Plamondon, la situation dans laquelle se retrouve l’Hôpital de la MRC du Granit n’a malheureusement rien de surprenant.
« On retrouve à Mégantic ce qu’on retrouve ailleurs au Québec, c’est-à-dire les conséquences de la centralisation et de l’hyperbureaucratie de notre système de santé », accuse celui qui veut mettre la hache dans Santé Québec.
« Notre engagement au Parti québécois, c’est que les régions qui réclament leurs services essentiels ne soient pas traitées comme des citoyens de seconde zone », a-t-il martelé.
« Le combat ne s’arrête pas ici. On va talonner le prochain gouvernement pour qu’il mette rapidement son engagement à exécution », a poursuivi avec aplomb la cofondatrice, tout à fait consciente que le chef lui rendant visite a de bonnes chances d’entrer au pouvoir.
Voie de contournement
Lors de son passage à Lac-Mégantic, PSPP a également été questionné à l’égard de sa position sur le projet de la voie de contournement ferroviaire.« Les gens attendent cette voie de contournement depuis très longtemps. Donc, dans la mesure du possible, on va faire atterrir cette nécessité », indique-t-il.
Contrairement à l’un de ses adversaires, PSPP ne compte toutefois pas faire voter la population à cet égard.
« Dieu sait si je suis un partisan des référendums, mais la solution intelligente à la situation, c’est simplement d’évaluer si, oui ou non, il y a un risque sur la santé. S’il y a un risque sur la santé, évidemment qu’on ne peut pas empoisonner la population. On va donc pousser le projet pour qu’il aboutisse, mais dans des conditions sécuritaires. »
« On va donc prendre possession des données, parce que les BAPE ont été faits sans toutes les données sur la contamination potentielle des nappes phréatiques, qui sont vitales pour l’agriculture et la population. Quand on aura ces données-là, on va évaluer [le projet] en fonction de la protection de la santé des gens », indique-t-il.
« Il n’y a pas de scénario où on va permettre qu’on empoisonne les nappes phréatiques qui contiennent l’eau que boit la population », tranche le chef du PQ.
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