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Capture record de mariculteurs

Capture record de mariculteurs  - Rémi Tremblay : Actualités

Le lieutenant Daniel Campagna et le sergent Robert Morin exposent une petite partie du matériel qui a été saisi dans une plantation des environs de Stornoway.

«Notre objectif est de déstabiliser constamment le marché», avertissait le lieutenant Daniel Campagna, en juillet dernier. Deux mois plus tard, la Sûreté du Québec réalise la plus grosse capture de son histoire, en cueillant dans ses filets neuf mariculteurs en plein travail, dans les environs de Stornoway. Un record non pas dans le nombre de plants éradiqués en une seule opération Cisaille, mais plutôt en terme d’arrestations effectuées sur un même événement. Et peut-être même le plus gros coup jamais réalisé dans les champs de mari au Québec.

La SQ a revu à la hausse le nombre de plants découverts le 1er septembre, aux abords du ruisseau Legendre. Au-delà de 800 plutôt que les 350 mentionnés à un quotidien sherbrookois, pour une valeur dépassant le million de dollars retirée du marché. «La plus grosse récolte a été effectuée sur un terrain adjacent à celui où nos policiers sont intervenus en force», reconnaît le directeur du poste de la SQ de la MRC du Granit.

L’opération, habilement planifiée avec la participation d’agents du module d’enquêtes régionales de l’Estrie, a été menée sans anicroche. Cachés dans les bois, les policiers ont observé discrètement les mariculteurs pendant plus d’une heure sans jamais être repérés, malgré leur nombre important, et en l’espace de quelques minutes, sur l’heure du midi, alors que les travailleurs attendaient leur repas, tout le groupe était mis en état d’arrestation sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré.

L’enquête durait depuis quelques semaines déjà. La plantation avait été repérée au printemps, dès la mise en terre, à l’aide d’outils de télédétection, et la surveillance s’est poursuivie tout l’été au moyen de techniques d’enquêtes secrètes de plus en plus utilisées dans la lutte à la criminalité reliée à la production et au trafic de marijuana. Le territoire de la MRC du Granit est reconnu comme étant propice à la culture, plus de 9 000 plants ayant été saisis et éradiqués en 2009-2010.

Selon la SQ, un chalet avait été loué pour la saison dans ce secteur par Éric Bergeron, un individu de 26 ans de la région de Montréal, l’un des premiers suspects appréhendés sur place, en compagnie de Michael Ricci, 26 ans, Kevin Damata Mello, 24 ans, Christian Bonavina, 26 ans, Ramish Yama David, 28 ans, Maxim Brind’amour, 27 ans, Marc-André Ste-Marie, 21 ans, Jonathan Peat, 26 ans, et Mathieu Moscatel Montpetit, 25 ans.

Conduits sous bonne escorte dans les cellules du palais de justice de Lac-Mégantic le même jour, certains n’ayant pas eu le temps de revêtir un t-shirt, les neuf individus ont défilé le lendemain devant le juge Gilles Lafrenière pour faire face à des chefs d’accusation de production de cannabis et possession de cannabis dans le but d’en faire le trafic. Six d’entre eux ont pu recouvrer leur liberté en attendant la suite des procédures judiciaires alors que les trois autres ont été amenés à la prison de Sherbrooke. Éric Bergeron était déjà recherché sur mandat dans la région de Montréal pour des infractions reliées au crack et à la cocaïne. Jonathan Peat a pris la direction des cellules en raison d’un bris de conditions en semblable matière, alors que Mathieu Moscatel Montpetit a alourdi son dossier avec cinq nouveaux chefs d’accusation de bris de conditions.

«On ne veut pas que le Granit devienne une terre d’accueil pour les organisations criminelles, insiste Daniel Campagna. C’est ce phénomène-là qui nous interpelle, parce que, une fois installés sur place, ces gens-là qui viennent de l’extérieur vont «emprunter sur du long terme» tout ce qui sert à la culture, autant les véhicules tout-terrain que les scies à chaine…» Dans ce cas-ci, les individus provenaient tous de la grande région de Montréal. Dans une autre opération antérieure, la main-d’œuvre provenait de Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

Les bailleurs de fonds qui financent les grandes productions, avant la récolte, sont le plus souvent associés aux grandes organisations criminelles dont la génération émergente se bat pour occuper un marché toujours en demande, malgré les coups durs portés par la police à celle qui possédait jusqu’à récemment le contrôle quasi absolu du territoire en matière de stupéfiants, les Hells Angels.

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