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Une maison pour vivre ses derniers instants en toute sérénité

Une maison pour vivre ses derniers instants en toute sérénité - Rémi Tremblay : Actualités

Yvan Fontaine et Diane Boulet mènent, avec neuf autres personnes de la région, le dossier pour la mise en place d’une maison de fin de vie en région.

Mourir autrement. Entouré de ses proches. Les savoir à l’écoute. Soulagé de toutes souffrances pour mieux profiter de ses derniers instants avant le long repos. Vu de même, la mort prend un autre sens que seule une maison de fin de vie pourrait offrir… s’il en existait une. L’idée germe dans la tête de quelques personnes d’offrir ici, sur le territoire de la MRC du Granit, une telle ressource, sur le modèle de la Maison Catherine de Longpré à Saint-Georges ou Aube-Lumière à Sherbrooke. Des soins palliatifs et un hébergement… accessibles pour tous parce que gratuits!

Une belle qualité de vie avant de mourir, c’est le souhait qu’expriment plusieurs personnes malades, en phase terminale. Au Québec, il en existe déjà 24 de ces maisons spécialisées qui partagent la même philosophie autour du passage vers la mort. Chacune développe son propre style, imprégnée par le cœur qu’y mettent son personnel et ses bénévoles à l’égard de chaque résident qui n’y est que de passage, souvent pour à peine quelques jours. Y dominent la chaleur humaine et la qualité des soins prodigués.

Diane Boulet a mené une carrière de seize ans comme infirmière-auxiliaire à Lac-Mégantic. Et son coéquipier Yvan Fontaine compte trente années d’expérience dans le même domaine. Tous les deux portent le dossier sur leurs épaules avec Clémence Rancourt, la «technicienne» du groupe, celle qui a travaillé jadis à la mise sur pied du centre d’études collégiales, de la MFR de Saint-Romain et plus récemment la chargée de projet pour faire connaître l’expérience des maisons familiales rurales au Québec et hors-Québec.

«Nous sommes, en fait, un groupe de 11 personnes qui voulons doter la région d’une maison de fin de vie. Et de bouche à oreille, déjà une centaine de personnes nous ont mentionné leur intérêt à y œuvrer dans des tâches bénévoles. C’est très mobilisateur comme projet», exprime Diane Boulet.

Le comité a obtenu une oreille attentive auprès de la direction du Centre de santé et de services sociaux du Granit. Ça pourra compter pour la suite des choses, puisque l’établissement qu’on rêve de mettre sur pied dépendra beaucoup des subventions gouvernementales et de la générosité du public. À la question, «quand est-ce que ça ouvre?», les porte-parole hésitent à mettre la charrue avant les bœufs. «Idéalement en 2012, mais si c’était le cas, ce serait un record au Québec!», souligne Clémence Rancourt.

C’est elle qui s’est vu confier l’étude de faisabilité d’une telle ressource. «Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 69% des gens meurent dans un lit d’hôpital général et nombreux sont ceux qui vivent leurs derniers moments non soulagés de leur souffrance.» L’approche plus personnalisée en maison de fin de vie tient, bien sûr, au fait que le nombre de lits y est limité (8 lits à la Maison Catherine de Longpré) mais davantage parce que les médecins, infirmières et intervenants qui y travaillent ont tous reçu une formation spécialisée dans l’accompagnement. «Une formation spéciale pour une approche spéciale, insiste à son tour Yvan Fontaine. Du temps va être donné pour écouter le résident; si tu l’écoutes mal, tu vas mal le soulager. Et on ne parle pas seulement des personnes âgées; il y a aussi des jeunes adultes et des enfants qui se retrouvent dans de telles maisons, ne serait-ce que pour donner un peu de répit à la famille.»

À Lac-Mégantic, on a d’abord songé à offrir quatre ou cinq lits, mais il faudra réévaluer puisque Québec n’accrédite que les résidences offrant un minimum de six lits, a-t-on pu savoir. Le rêve du comité: trouver un toit, le printemps prochain. Une maison assez grande, comptant quelques chambres pour les personnes hébergées et leur famille, où on offrira le gîte, le couvert, des services médicaux, infirmiers et d’assistance, 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Pour démystifier la nature de ces maisons, le comité propose une conférence, le mardi 21 septembre, à 19h00, à l’auditorium de la polyvalente Montignac, à Lac-Mégantic, donnée par Nathalie Savard, infirmière et directrice générale adjointe-soins à la Maison Victor-Gadbois de St-Mathieu-de-Beloeil.

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