Actualités
Clin d'oeil
Culture
Opinion
Sports
Un autre recours
On nous avait avertis que le passage à l’an 2000 serait difficile. Et on a été frappés de plein fouet par un train sans pitié : le diagnostic de sclérose en plaques sous sa forme la plus dévastatrice, primaire progressive. Comme c’est une maladie dégénérative, la plus belle journée, c’est aujourd’hui puisque que demain, la situation va se dégrader invariablement. Certains nous diront, pour nous encourager, qu’il y en a des pires que nous. Je l’admets. Si on transmet cette manière de penser à nos enfants dans les écoles, l’avenir ne sera pas très reluisant.
Or j’aimerais aussi intenter un recours collectif pour obtenir réparation. Le hic, c’est que je ne sais pas contre qui. Serais-je obligé de poursuivre ma mère et la religion catholique pour m’avoir menti en me disant qu’un être infiniment bon et infiniment aimable veillait sur nous? Foutaise. Comment quelqu’un de bon pourrait permettre que des enfants souffrent et meurent et que la maladie détruise des vies? Et on vous répondra que cet être éprouve ceux qu’il aime. Si c’était vrai, j’aurais apprécié qu’il nous aime un peu moins.
À quoi bon savoir qui poursuivre? Aucun montant d’argent ne nous permettra de retrouver ce qu’on avait, la liberté. Nous vivrons avec des séquelles permanentes, irréversibles et des dommages moraux bien incrustés. Par contre, je crois aux anges. Sur terre,elles prennent la forme d’auxiliaires familiales. Des anges indispensables, veuillez me croire.
Cependant, si j’avais su qui poursuivre, j’aurais demandé à toutes les personnes atteintes de la SEP de verser les sommes reçues pour dommages moraux à la recherche. Si on trouve une solution, moralement je me sentirais mieux.
Transposons cette manière de penser aux événements de juillet 2013. On connaît le remède :une voie de contournement . Toute la population a subi des dommages, sans exception. Si le montant versé pour dommages moraux l’avait été pour réaliser cette fameuse voie, je crois sincèrement qu’on se sentirait tous mieux.
Mais chacun préfère retirer un petit montant imprévu pour pouvoir se payer les vacances tant convoitées mais inaccessibles jusqu’à aujourd’hui. Mais nous, nous n’avons pas besoin de ce montant, des vacances c’est pas possible. Je n’accuse personne. Peut-être que si nous étions comme la majorité des gens, nous aurions fait le même choix.
Guy Dostie
À lire aussi
-
ActualitésL’Épicerie Kios implantée à Audet
-
ActualitésNouvelle affiliation syndicale pour les travailleurs du Maxi de Lac-Mégantic
-
ActualitésDes séquelles de la tragédie encore présentes, révèle une étude de l’INSPQ
-
Actualités SantéGrande séduction pour attirer des infirmières dans la région
-
ActualitésDéjà 30 ans pour Nez rouge Mégantic
0 commentaire
-
Basketball: Bon début de saison pour le Cadet D4
-
L’Épicerie Kios implantée à Audet
-
Nouvelle affiliation syndicale pour les travailleurs du Maxi de Lac-Mégantic
-
Des séquelles de la tragédie encore présentes, révèle une étude de l’INSPQ
-
Grande séduction pour attirer des infirmières dans la région
-
Déjà 30 ans pour Nez rouge Mégantic
-
Retour d’une remontée mécanique pour la glissade sur tube
-
Stratégies politiques vieillottes et mesquines
1 décembre 2025
-
Projet de Constitution québécoise inacceptable
1 décembre 2025
-
Plusieurs questions sur le nouveau tracé ferroviaire
1 décembre 2025
Pour réagir, Connectez vous

{text}