Rentrée scolaire sous le thème de la réussite

Rentrée scolaire sous le thème de la réussite - Rémi Tremblay : Actualités

Le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, Yves Gilbert, en discussion avec Suzelle Lafontaine, une enseignante de 2e année à l’école Sacré-Cœur. C’était avant la grande invasion de lundi.

À chaque rentrée scolaire, Yves Gilbert devient fébrile plus qu’à son habitude. Issu du milieu de l’éducation, le président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons bourdonne autour des écoles. Il ne déroge pas de sa préoccupation première qu’est la réussite des élèves, où qu’ils soient. Ces jours-ci, l’augmentation du nombre d’élèves inscrits l’enthousiasme. La cerise sur le sundae, 13 élèves de plus à la MFR du Granit, son «diamant». Il dit souhaiter que les parents soient aussi au rendez-vous.

La MFR fête ses 20 ans, cette année. «Ce modèle de pédagogie a fait ses preuves», dit celui qui a déjà dirigé l’établissement dans le passé. Partout, dans le secteur Lac-Mégantic, les bâtiments pour l’enseignement du primaire comme du secondaire font belle figure. Les conseils d’établissement y voient. Ce qui aide aussi à la dispensation des services, c’est l’injection pour une deuxième année de suite d’une enveloppe de 1,3 million de dollars destinée uniquement aux écoles. «Chez nous, on a fait le choix de l’envoyer directement aux établissements. Les équipes-écoles décident elles-mêmes de ce qu’elles vont faire du montant.» D’où l’importance, insiste-t-il, que les parents s’impliquent.

Même synergie pour le plan numérique: chaque école reçoit 15 000$ pour l’achat des équipements informatiques, autant pour l’école de la Rose-des-Vents de Stornoway avec ses 24 élèves que l’école Sacré-Cœur qui en compte 429. Yves Gilbert tient à ce que l’école soit au centre de la communauté, petite ou grande.

Les commissaires ont reçu une bonne nouvelle ces derniers jours. Le plan d’engagement vers la réussite qu’ils ont concocté pour les cinq prochaines années, débutant en 2018-2019, a été accepté par le ministre Sébastien Proulx, sans aucune modification. Un signe que les commissaires ont bien fait leur devoir. «C’est simple, notre plan de match découle des rencontres qu’on a eues avec chacune des écoles, pour que le personnel se l’approprie et les parents aussi! Ça part du chauffeur d’autobus qui a un rôle d’accueil des enfants le matin et tous les adultes qui les entourent durant la journée.»

Ces dernières années, la Commission scolaire a pris le taureau par les cornes pour solutionner deux problèmes avec des résultats plus que satisfaisants, le décrochage scolaire a beaucoup diminué et le taux de diplomation a beaucoup augmenté. «D’ici 2030, on veut réduire le redoublement à 10% en 6e année. Il est présentement de 19% pour l’ensemble des écoles de notre commission scolaire», lance le président du conseil des commissaires.

Il y faudra mettre les efforts nécessaires, pas seulement de la part du personnel des écoles. «Il va y avoir dans les prochaines semaines des assemblées générales. Je tends la main aux parents, pour qu’ils s’y présentent, qu’ils démontrent de l’intérêt et qu’ils appuient les équipes-écoles.» Il le répète à chaque début d’année scolaire: «Le conseil d’établissement, c’est là où se discutent les grandes orientations pour chaque école. C’est important l’implication des parents dans le système scolaire.» Il cite en exemple le conseil d’établissement de l’école Sacré-Cœur, à Lac-Mégantic, qui a tenu à offrir l’anglais enrichi. Chaque école doit définir son projet éducatif.

M. Gilbert est confiant que, malgré un portrait économique enviable en région, avec une pénurie de travailleurs pour combler les postes vacants, autant la formation professionnelle que l’éducation des adultes puissent continuer à déployer leurs programmes auprès d’une clientèle qu’il reconnaît plus volatile.

Il souhaite que l’éducation demeure au cœur des préoccupations sociales et surtout politiques, avec la campagne électorale qui vient de s’amorcer. «Je persiste à dire que les élus scolaires ont leur place, affirme-t-il, sur le ton de la conviction. Nous travaillons tous pour la réussite éducative. J’invite les politiciens de tous les partis à bien réfléchir. Présentement, la structure scolaire ne coûte que 3,8% en frais administratifs sur l’ensemble de son budget, alors que le municipal en retient 12% et le provincial 22%. C’est d’ailleurs un faux débat de parler de structure. Le vrai débat, c’est plutôt de se demander quels moyens on met en place pour assurer la réussite des élèves. Si on enlève un gouvernement de proximité, c’est la démocratie scolaire qu’on met en danger!»

La Coalition Avenir Québec est particulièrement interpellée dans le débat sur l’existence même des commissions scolaires. «La CAQ veut toujours nous faire disparaître, nous les commissions scolaires. Il faudrait leur demander qui verra à ce que chaque école, même les plus petites, ne manque pas de services!»

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