Le Projet Racines de Clément Lesaffre : Portrait photographique de la relation entre l’humain et son territoire

Le Projet Racines de Clément Lesaffre : Portrait photographique de la relation entre l’humain et son territoire - Claudia Collard : Culture
Clément Lesaffre lors de son passage ici dans le cadre de Projet Racines.
Le Projet Racines de Clément Lesaffre : Portrait photographique de la relation entre l’humain et son territoire - Claudia Collard : Culture
« J’ai rencontré Victor, Madeleine et Etienne à Piopolis. J’ai décidé de projeter leurs portraits sur un lieu fort de sens pour eux car tous les trois étaient très attachés à leur région. Ils m’ont fait découvrir cette ville et ses trésors qu’elle regorge, j’en garde un souvenir inoubliable», décrit Clément Lesaffre.
Le Projet Racines de Clément Lesaffre : Portrait photographique de la relation entre l’humain et son territoire - Claudia Collard : Culture
«Léonie avait les yeux pétillants de vie quand je l’ai rencontrée, tout comme ce ciel magique de Piopolis», partage Clément Lesaffre.

«J’ai toujours fait la corrélation entre l’homme et l’arbre. Je nous vois un peu comme des racines; on grandit, on va chercher la lumière, on veut s’étendre par notre cime, on veut se développer, apporter aussi une dose d’oxygène aux autres…». Une vision du monde que Clément Lesaffre partage dans son Projet Racines, une démarche photographique hors du commun, centrée sur la rencontre et la transmission d’émotions.

En juillet dernier, ce Français qui mène une carrière de peintre, vidéaste et photographe, traversait l’Atlantique pour un séjour au Québec débutant dans la région, plus précisément à Piopolis, où sa sœur Madeleine, qui œuvre au Centre équestre Vent du Sud, réside désormais. «De ce fait, je me suis intéressé à la famille Verreault du rang des Grenier. Il y a l’histoire, les personnages, plusieurs générations, des décors incroyables, la réserve de ciel étoilé… Tout coïncidait pour que les photos se fassent ici.»

Les oeuvres de Projet Racines sont issues d’un rigoureux processus. En premier lieu, la rencontre, assortie d’une photo de type portrait. À Piopolis, les entretiens ont été réalisés avec Jacques, Léonie, Étienne, Danielle, Madeleine et Victor. «Le but c’est de discuter, de passer un moment humain avec la personne. La conversation peut durer pendant des heures. Cette rencontre me permet de déterminer l’endroit où la photo sera projetée.» Choisi avec un souci d’esthétisme, le lieu de prédilection sert d’écran à la projection, devant ainsi être effectuée à la nuit tombée. Une particularité qui augmente le degré de difficulté, les conditions climatiques ne se prêtant pas toujours à l’expérience. La photographie de l’image projetée constitue l’œuvre finale.

Si au départ, les portraits étaient essentiellement projetés sur les arbres, le Projet Racines a depuis évolué. Pour Piopolis, Clément a arrêté son choix dans les secteurs du lac des Stearns et du chemin des Pionniers. «La racine c’est aussi la roche, c’est le minéral, c’est la terre quoi. Il m’arrive de le faire aussi sur des bâtiments et aussi en entreprise», partage celui qui en est à son second passage au Québec.

En 2015, il parcourait pas moins de 12 000 kilomètres à travers le Canada à la rencontre des peuples autochtones. Après Piopolis, il se rendait d’ailleurs à Akwesasne, où Projet Racines prend tout son sens, l’objectif, rappelle Clément, étant de «connaître l’attachement de la personne avec son territoire.»

Une fois imprimées sur grand format, les photographies de Projet Racines devraient faire l’objet d’une exposition. En France et peut-être au Québec. Avant son retour chez lui, Clément Lesaffre planifiait de rencontrer quelques galeristes de Montréal pour promouvoir le fruit de sa démarche.

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