Retour au Centre de la petite enfance

Retour au Centre de la petite enfance - Claudia Collard : Actualités  Coronavirus (COVID-19)

Contexte de pandémie ou non, l’amour et la douceur des éducatrices demeure intact. (Photo: courtoisie Mireille Chabot)

Réservés jusqu’alors aux enfants dont les parents oeuvraient dans les secteurs essentiels, les milieux de garde débutaient l’accueil d’une partie de leur clientèle régulière le 11 mai. Comme l’exigent les autorités gouvernementales, l’équipement de protection devenait du même coup obligatoire. Apeurés les tout-petits en retrouvant leur éducatrice ainsi «déguisée»? «Au contraire, ils ont super bien réagi. Les éducatrices ont fait des blagues avec leur «costume d’Halloween» et ils ont trouvé ça très comique», atteste Mireille Chabot, directrice générale du CPE-Bureau coordonnateur Sous les étoiles, ajoutant que les enfants se sont également bien adaptés aux nouvelles façons de faire inhérentes aux nouvelles mesures d’hygiène et aux règles de distanciation sociale.

En ce moment, 29 enfants sur les 80 que compte le CPE Sous Les Étoiles de la rue Cartier à Lac-Mégantic peuvent fréquenter l’installation. Si tout se passe bien, cette proportion passera à 50% le 25 mai, puis à 75% le 8 juin et finalement à 100% le 22 juin. Idem pour les installations La Boîte à sourires de Saint-Romain (29 enfants au total), La Petite Bottine de Lac-Drolet (29) et Le Papillon-Lune (42), situé dans l’édifice Le Concerto de la rue Frontenac. Les responsables de service de garde en milieu familial, au nombre de 50 dans la région, pouvaient pour leur part accueillir 50% de leur clientèle à compter du 11 mai.

Depuis le début du confinement, le Centre de la petite enfance de la rue Cartier accueillait une quinzaine d’enfants de parents travaillant dans les secteurs essentiels. Des tout-petits venant de divers milieux de garde, qui ont appris à composer avec de nouvelles façons de jouer. Tout comme les enfants de la «rentrée» du 11 mai.

«Comme les enfants ne peuvent jouer ensemble, les locaux ont été aménagés différemment. C’était le gros défi, en plus de la désinfection des jouets, en retirant tout ceux qui sont colporteurs de microbes. Des coins thématiques ont été organisés. On est un peu revenu à d’anciens programmes, des connaissances qu’on possédait déjà, et on s’est renouvelé là-dedans, grâce à de belles formations auxquelles les éducatrices en télétravail ont eu accès», communique Mme Chabot.

Cette dernière fait valoir que l’aménagement de différentes stations de jeu permet aux 0-5 ans de respecter la distanciation de deux mètres, une simple consigne verbale étant insuffisante à leur âge. La cour du CPE est par ailleurs divisée en sections afin d’éviter les contacts entre enfants de groupes différents. Les horaires rotatifs et les marches à l’extérieur favorisent aussi la distanciation.

Mirelle Chabot voit aussi d’autres avantages au jeu individuel, dont la diminution de conflits. Le nombre d’enfants réduit permet en outre un contact privilégié avec chacun d’entre eux. «Afin que l’enfant puisse développer son plein potentiel, l’éducatrice pourra mettre à sa disposition les jeux lui permettant de relever des défis répondant à ses besoins, tant sur le plan de la motricité qu’au niveau cognitif.»

Et qui dit distanciation ne dit pas laisser un enfant pleurer dans son coin. «Bien sûr que les éducatrices peuvent faire des câlins! Elles sont protégées, donc elles peuvent au besoin les réconforter», soulève Mireille Chabot, mentionnant que des mesures de sécurité rigoureuses ont été instaurées. Chaque matin à l’entrée, les parents et les membres du personnel doivent remplir un questionnaire. Un seul symptôme pouvant être lié à la COVID-19, présent chez soi ou ses proches, mène automatiquement au retour à la maison. À cela s’ajoute le lavage des mains, fréquent et obligatoire à chaque transition.

Malgré le nombre restreint d’enfants pouvant être accueillis, la directrice générale du Bureau coordonnateur indique que les besoins ont pu être comblés depuis le 15 mai. «Certains parents se sont trouvé un plan B et les autres peuvent trouver un milieu de garde temporaire sur le site laplace0-5.com» informe-t-elle.



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