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L’identité numérique nationale: un projet nébuleux
Le chercheur Hugo Loiseau
Un mémoire avec six recommandations pour bonifier le projet de loi 82, sur la transformation numérique de l’État, a été remis au gouvernement par des chercheurs de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique, l’OBVIA. L’un des chercheurs, le professeur en politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, Hugo Loiseau, s’inquiète du manque de transparence du gouvernement.
«Nous, les spécialistes, on est incapable d’avoir une lisibilité sur la réalisation du projet, ce qui est quand même inquiétant. En ce moment, c’est un échec de ce point de vue-là», exprime M. Loiseau. Les recommandations faites au gouvernement en janvier dernier conseillent une plus grande transparence, une sécurité accrue des données ou encore la simplification des nouveaux services.
Selon lui, le scandale de SAAQclic ternit la réputation de ce projet d’envergure, alors que l’État semble retomber dans les mêmes erreurs. Le professeur ajoute même que «sur le plan politique, on change de ministre, alors on a un autre point de vue. Ça me semble être mal géré et mal vendu à la population». M. Loiseau voit du potentiel dans le projet, s’il est bien structuré. Pour ce faire, il croit que le gouvernement du Québec doit «travailler sur cette perception, avec des consultations et le plus d’information qu’ils peuvent nous donner».
Du positif?
Les chercheurs de l’OBVIA restent malgré tout en accord avec le projet de loi, car «ça va s’imposer à nous, un peu comme l’internet, l’intelligence artificielle. Alors au lieu de subir, on va être en faveur pour être en mesure de mieux réagir et intervenir pour changer ce qui nous apparaissait inadéquat dans le projet de loi.
Actuellement, seul le ministère de la Cybersécurité et du Numérique chapeaute le projet, un bon coup selon M. Loiseau. «On s’est rendu compte que lorsqu’il y avait plusieurs centres d’autorité pour un projet du genre, c’était le chaos et ça fonctionnait mal».
Il souligne qu’il y a « plein de projets de transformation numérique qui ont fonctionné alors qu’on n’en parle jamais». Le professeur croit qu’encore une fois, le scandale SAAQclic donne mauvaise presse aux projets numériques de l’État. L’OBVIA estime également que sur le plan législatif, le projet est bien monté.
Débats à l’Assemblée nationale
Avec un sujet autant complexe, Hugo Loiseau a dû faire œuvre de pédagogie auprès des élus. «Les députés sont peu au fait des enjeux technologiques, c’est très niché et pointu.» Ceux-ci ont entre autres bien apprécié le mémoire, selon le professeur. Les partis d’opposition utilisent d’ailleurs certaines recommandations, mais «elles ont été rejetées par la partie gouvernementale, parce qu’ils sont majoritaires». Pour le chercheur à L’OBVIA, c’est un peu frustrant. «On fait des commentaires qui bonifient le projet de loi, mais c’est refusé parce que ce n’était pas prévu par le gouvernement». Il concède cependant que le nouveau ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Gilles Bélanger, est plus ouvert aux différents conseils de l’OBVIA.
Le projet de loi 82 est actuellement examiné par la commission et lorsqu’un rapport sortira, les débats reprendront à l’Assemblée nationale.
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