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Un huis clos magistral où 12 vécus s’entrechoquent
La pièce Douze hommes en colère était présentée le 5 novembre à la Salle Montignac. (Photo Joe Alvoeiro)
New York, dans les années cinquante. Douze hommes doivent décider du sort d’un adolescent de 16 ans, accusé de meurtre au premier degré, donc condamné à la chaise électrique s’il est déclaré coupable. La pièce Douze hommes en colère, présentée le 5 novembre à la Salle Montignac, c’est aussi l’histoire de douze personnalités, douze vécus, douze mentalités. Interprétés de façon magistrale par autant de comédiens.
Monté comme un thriller psychologique, ce huis clos s’avère avant tout un choc d’idées et de mentalités. Si certains personnages sont aptes à faire abstraction de leur propre vécu pour exercer leur jugement de façon pleine et entière, d’autres sont à la remorque de leurs préjugés et traumatismes. À l’image de la société, qu’elle soit d’hier ou d’aujourd’hui.
Quant au jeu des comédiens… juste wow ! On s’attache au sage juré #8 interprété par Claude Prégent, qui fait au départ cavalier seul avec un verdict de non culpabilité, qui fera à terme l’unanimité. Dans un parcours où les valeurs s’affrontent. Celles du juré #10 (Étienne Pilon), rempli de rage et de préjugés, du #7 (Sébastien Dodge) qui ne veut surtout pas manquer le match de baseball, du #6 (Claude Despins), un gars de terrain guidé par le gros bon sens. Performance remarquable du comédien Hugo Giroux, le « méchant » #3, qui n’abandonnera son vécu personnel qu’à la toute fin.
On retrouve diverses personnalités, dont le # 11 (Ariel Ifergan), investi d’une droiture implacable, le # 5 (Maxime Isabelle) dont les origines sont aussi modestes que celle de l’accusé, le # 9 (Jean-Pierre Chartrand), un homme âgé qui n’a jamais osé pleinement s’exprimer avant de devenir juré, le #12 (Marc-André Poliquin), qui délaissera ses slogans publicitaires pour s’investir dans son rôle, le # 1, président du jury (Philippe Thibeault-Denis), qui réussira à s’imposer malgré les forts en gueule du groupe, l’intellectuel #4 (Jean-Bernard Hébert), un personnage imposant au jugement impartial, et le timide #2 (Olivier Berthiaume) qui réussit toute même à trouver sa voix.
Malgré la lourdeur du propos et la pesanteur du huis clos, l’adaptation de Douze hommes en colère présentée le 5 novembre demeure une pièce de théâtre aérée et traversée par l’humour. Une pièce sur l’humanité.
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