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Une taxe qui passe mal à Marston
La réunion du conseil municipal de Marston, du lundi 2 février, a fait salle comble de contribuables pas très satisfaits de la nouvelle taxe reliée au règlement d’emprunt pour les travaux du chemin Ernest-Martin. ( Photo Richard Vigneault)
Le compte de taxes reçu récemment par les contribuables de la municipalité de Marston a laissé place à une grande insatisfaction pour plusieurs. Tout est relié à un règlement d’emprunt pour des travaux exécutés sur le chemin Ernest-Martin. Une vingtaine d’entre eux ont envahi la petite salle du conseil, lundi dernier, pour tenter d’obtenir des informations. Il semble que les réponses obtenues n’ont satisfait personne.
Il semble que celle-ci a fait sourciller plusieurs mécontents. Lors de la réunion des membres du conseil, lundi dernier, la période de questions a été longuement consacrée à ce sujet. Avant de laisser la parole au public, le maire Louis Gendron a tenu à apporter des précisions. « Depuis les deux dernières semaines, des employés municipaux ont reçu des appels téléphoniques, des visites de citoyens mécontents. Sachez que les employés n’y sont pour rien; ils vivent les décisions prises ici, en conseil municipal. Même chose pour les trois nouveaux membres du conseil qui n’étaient pas là lorsque les décisions se sont prises. Donc, je vous demanderais d’être respectueux lorsque vous posez vos questions. Moi je vais le faire aussi dans le respect. Pour exprimer mes réponses, je vais vous donner tous les éléments qui sont en ma possession pour expliquer les décisions que j’ai prises. Donc, chaque citoyen peut poser ses questions ». Il est important de souligner que tous les échanges entre le public de la salle et le conseil se sont déroulés sans anicroches et dans le respect.
Le premier à intervenir, Marc Rodrigue, ancien conseiller municipal et instigateur des insatisfaits de l’ajout de la nouvelle taxe,a affirmé, « visiblement, les citoyens ne comprennent pas vraiment le pourquoi d’une taxe par unité de résidence pendant cinq ans ? »
Dans une première réplique, le maire Gendron a d’abord expliqué que Marston a fait face à un nouveau rôle d’évaluation de la valeur foncière, comme plusieurs autres municipalités. À Marston, ce dernier a grimpé de façon substantielle, de 37 % en moyennem mais peut atteindre 87 % dans certains cas. C’est sur cette valeur foncière qui a servi d’élément pour commencer la taxation. Du côté de Marc Rodrigue, en tout ou en partie, les travaux du chemin Ernest-Martin auraient dû se retrouver dans le budget annuel de la voirie, alors il ne comprend pas pourquoi cette dépense se retrouve dans un règlement d’emprunt.
Il est vrai que, normalement, la réparation d’un chemin ou son entretien se retrouvent dans le budget de voirie, de préciser le maire Gendron. « Ici, on parle quand même de travaux qui dépassent le million à terme. Donc on ne peut pas mettre ça dans le budget de voirie 2026. On a pris un règlement d’emprunt comme cela se fait dans toutes sortes de choses, un règlement d’emprunt sur cinq ans et on l’a, effectivement, mis à la charge de tous les citoyens, parce qu’il s’agit de travaux d’entretien. Le chemin n’a pas été bâti pour la première fois, on n’a pas asphalté pour la première fois, oui on a fait du resurfaçage, on a profité de l’occasion pour changer des ponceaux et rebâti une section qui était vraiment endommagée ».
Dans une entrevue, le maire Gendron confiait, « les gens qui habitent sur le chemin Ernest-Martin, des deux côtés de la rue, ils représentent 34 % des immeubles, contribuant à 49 % des revenus reliés à la taxation municipale quand celle-ci est en fonction de la richesse foncière. Ce sont ces contribuables qui ont une capacité de payer potentiellement plus grande que d’autres et c’est ce qu’on a fait ici. Les impôts sont bâtis comme ça au niveau des gouvernements. C’est une façon qu’on a dans la société de s’assurer que les moins nantis n’ont pas toujours une facture qui est impayable. Tout le monde paye, mais en fonction de leur capacité ».
Malgré les questions venant de Marc Rodrigue, il y avait une forme d’incompréhension entre les questionnements et les explications, de part et d’autre. À la fin de cette première période de questions, visiblement pas très heureux des explications reçues, les gens de la salle ont presque tous quitté la rencontre sans assister à la reprise de la séance du conseil.
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