François Jacques

Bestar en mode solution

Bestar en mode solution -   : Actualités

L’usine ­Bestar, qui a connu un début d’année 2026 mouvementé, reste optimiste malgré les défis que posent les tarifs américains et les ­contre-tarifs canadiens. (Photo d'archives - ­Adèle ­St-Jacques)

Devant les droits de douane de 50 % imposés par les ­États-Unis, l’entreprise de meubles ­Bestar développe ses stratégies, parmi lesquelles une réorientation de sa production.


Environ la moitié des meubles fabriqués par ­Bestar sont exportés aux ­États-Unis et, encore une fois, la moitié d’entre eux sont assujettis à des tarifs.

« ­Il a fallu un temps pour démêler tout ça », précise le ­vice-président aux ventes de l’entreprise, ­Martin ­Tardif, ajoutant qu’il ne faut pas dramatiser la situation, même si son volume d’affaires va diminuer.

Bestar était préparée à faire face et a expédié de l’autre côté de la frontière un maximum de meubles avant l’entrée en vigueur des droits de douane.

« C’est de l’ouvrage, précise M. Tardif. Ce n’est pas juste les mettre dans un camion. Il faut leur trouver une place, les coder… »

« ­La variété de produits que ­Bestar fait pour ses clients américains dans les meubles visés par les tarifs […] est trop grande pour envoyer l’ensemble de l’œuvre. J’ai des produits qui n’ont pas traversé et qu’on a arrêté de vendre […] pour l’instant, parce que les droits de douane ne permettent pas une augmentation de prix. »

Réorientation de la production

Le fabricant a rapidement augmenté la production de meubles non soumis aux tarifs de 50 %, dans la bureautique par exemple. Bestar lancera en octobre un nouveau modèle de bureau qui, initialement, devait voir le jour en janvier 2027.

Les gouvernements fédéral et provincial ont développé des programmes d’aides aux entreprises dont une part signifiante du marché se trouve aux ­États-Unis, des prêts pour l’essentiel.

Bestar analyse encore la pertinence d’en faire usage. En attendant, la firme a souscrit au programme fédéral de travail partagé, qui permet de combiner travail et prestations d’­assurance-emploi dans un contexte de ralentissement des activités.

Tarifs et ­contre-tarifs

Si ­Martin ­Tardif comprend que la population apprécie la ­contre-attaque canadienne aux ­États-Unis, il souligne que les ­contre-tarifs font mal à un grand nombre d’entreprises québécoises.

« ­Ce sont des économies intégrées, ­dit-il, on achète aux ­États-Unis des matières premières […] qui ne se trouvent pas au ­Canada. Dans notre cas, il y a des sortes de cartonnage qu’on ne peut pas avoir ici. »

Les fournisseurs américains chargent donc à leurs clients canadiens les ­contre-tarifs qu’ils se font imposer.

« ­Bestar va ressentir des ­contre-coûts », concède le ­vice-président.

Encore ici, ­ajoute-t-il, plusieurs entrepreneurs du ­Québec ont commandé de grandes quantités de matières premières avant l’entrée en vigueur des ­contre-tarifs, ce qui peut néanmoins causer des problèmes de liquidité.

« ­On est en réactivité constante depuis les trois dernières semaines, rapporte ­Martin ­Tardif. C’est le bordel pour tout le monde. […] ­En tant qu’entreprise de meubles, il faut rester des combattants dans tout ça. »

Et ­Tafisa?

Du côté de ­Tafisa, c’est une partie de la production de la compagnie qui est touchée par les tarifs américains de 50 %, comme les panneaux mélaminés sur ­MDF, les panneaux ­MDF laqués ainsi que les moulures de portes servant à fabriquer des portes d’armoires de cuisine.

Des clients canadiens de l’entreprise, qui transforment ses panneaux bruts et de mélamine pour fabriquer certains types de meubles, sont également touchés, explique le ­président-directeur général de l’entreprise, ­Gino ­Lévesque.

« ­Il est encore trop tôt pour mesurer pleinement les répercussions sur notre carnet de commandes et sur l’ensemble de notre chaîne d’approvisionnement », explique le ­PDG.

« ­Nous suivons l’évolution de la situation de très près et demeurons en contact avec nos partenaires afin d’évaluer les différents scénarios possibles. Un plan d’action est déjà en place pour atténuer les impacts à court terme et protéger notre compétitivité. »


Un texte de Denis Lord

Pour réagir, Connectez vous Pour réagir, Connectez vous

À lire aussi

  • Le Club des pompiers appelle à la générosité populaire
    Actualités

    Le Club des pompiers appelle à la générosité populaire

    Adèle St-Jacques / 16 septembre 2026
  • Sylvain Houle représentera le Parti libéral à Mégantic
    Actualités

    Sylvain Houle représentera le Parti libéral à Mégantic

    Adèle St-Jacques / 16 septembre 2026
  • Éclipses et perséides se sont données en spectacle à l’ASTROLab
    Actualités

    Éclipses et perséides se sont données en spectacle à l’ASTROLab

    Adèle St-Jacques / 16 septembre 2026
  • L’ex-DG de l’hôpital appelle à la décentralisation
    Actualités

    L’ex-DG de l’hôpital appelle à la décentralisation

    Adèle St-Jacques / 16 septembre 2026
  • Des jeunes dans le besoin reçoivent gratuitement la totalité de leur matériel scolaire 
    Actualités

    Des jeunes dans le besoin reçoivent gratuitement la totalité de leur matériel scolaire 

    Adèle St-Jacques / 9 septembre 2026
Identifiez-vous pour commenter Identifiez-vous pour commenter

0 commentaire

  1. Le Club des pompiers appelle à la générosité populaire
  2. Triathlon de ­Piopolis : un succès sur toute la ligne
  3. Le Cégep Beauce-Appalaches franchit un nouveau sommet
  4. La MRC du Granit et la SADC région de Mégantic réactivent la Cellule économique du Granit
  5. Près de 3000 $ pour le ­Royaume des ronrons
  6. Sylvain Houle représentera le Parti libéral à Mégantic
  7. Des élèves bien entourés
L’histoire de James Ramage et de la Lake Megantic Pulp Company
La liberté vue par Sonia Lapointe
Recherche d'emplois - Lac-Mégantic
  1. Classificateur de bois scié
  2. Charpentièr-menuisier
    Lac-Mégantic
  3. Emploi en menuiserie et ébénesterie
    Frontenac
  4. Préposé.e au service à la clientèle : salle de quilles
    Lac-Mégantic
  5. Évaluateur.trice agréé.e
Répertoire des entreprises