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Un feu ravage un immeuble de la rue Laval
Il ne reste aujourd’hui plus rien du bâtiment qui abritait des logements et quelques commerces. (Photo - Adèle St-Jacques)
Un incendie majeur a complètement détruit un édifice de Lac-Mégantic le 24 septembre dernier, laissant sans toit neuf familles et affectant quelques commerces.
Aucun locataire, travailleur ou pompier n’a subi de blessure lors de l’événement.
Origine indéterminée
Avec la participation des pompiers de Lac Drolet, Nantes et Audet, ils étaient près d’une cinquantaine à combattre le feu. « On a travaillé fort », rapporte le capitaine du service de sécurité incendie région de Lac-Mégantic, Luc Bernier.« On a reçu l’appel à 16 h 45, dit-il, et la situation était de retour à la normale à 2 h du matin. L’intervention s’est bien passée, même si le bâtiment est une perte. »
Le service de sécurité incendie travaille toujours à déterminer la cause de l’incendie. « Le feu courait dans l’entretoit », peut toutefois commenter le capitaine Bernier.
Sans logement et sans passeport
Une partie de l’immeuble parti en fumée était habité par des familles, des couples et des personnes seules.Certains se sont relogés chez leur famille et leurs amis, d’autres ont été hébergés par le Microtel jusqu’au 29 septembre, en vertu d’une entente entre la chaîne hôtelière et la Croix-Rouge.
« Il y a des familles dans le besoin qui ont tout perdu, leur logement et des biens matériels », rapporte Louise Leblanc de la Croix-Rouge, très impliquée dans le support aux sinistrés.
C’est le cas de Muséng et de Fena Kiwuti Mafuku, ainsi que de leur fille de 11 ans, originaires de la République démocratique du Congo. Ils ont notamment perdu leur passeport et leurs papiers d’immigration.
Le 29 septembre, ils quittaient l’hôtel pour un appartement que leur a trouvé le milieu communautaire. « On ne sait pas comment on va payer le logement, dit Muséng. On nous a dit de rentrer, qu’on s’arrangeait après. »
Il est présentement sans emploi et s’affaire à renouveler son permis de travail, qui est expiré.
Une vague d’entraide
M. Amr, sa femme et leurs deux enfants demeuraient quant à eux dans un édifice à côté du bâtiment sinistré.« J’ai eu le réflexe de ramasser les papiers les plus importants, relate-t-il. Mais ensuite, l’eau et la boucane ont ravagé ce qui restait. »
Le 29 septembre, ils quittaient le Microtel pour s’établir dans un Airbnb pour quelques semaines, puis dans un logement dont les assurances devraient défrayer une partie.
« Je veux mettre en évidence ce que la communauté a fait pour venir en aide aux sinistrés, dit l’électromécanicien. La solidarité, la vague d’entraide étaient vraiment impressionnantes. »
Du côté des commerces
Les commerces dans le bâtiment et dans le voisinage immédiat ont été affectés à divers degrés.Le studio de NousTV, qui était situé au rez-de-chaussée, est une perte totale. L’équipe locale était malgré tout en reportage lundi matin et sa maison-mère, Cogeco, est déjà à l’œuvre pour » poursuivre sa mission de télévision de proximité », selon sa page Facebook.
Le studio de tatouage Add’Ink n’était séparé de l’immeuble sinistré que par un mur mitoyen.
« L’eau a fait d’énormes dégâts dans notre commerce, relate la copropriétaire, Melyna Lemay, sans parler de l’odeur. Nous avons malheureusement perdu notre local pour plusieurs semaines, ainsi que tous nos équipements de tatouage. »
Mme Lemay s’attend à savoir la semaine prochaine où le studio pourra se relocaliser et quand Add’Ink sera de retour rue Laval.
Chez XParacorde, on se réjouit de n’avoir été affecté que par « une légère odeur de feu de camp et un millimètre d’eau sur le mur du sous-sol » ; le commerce est donc resté ouvert aux heures habituelles.
Quant au Salon de coiffure Nathaly, au moment d’écrire ces lignes, nous n’avons pas rejoint son propriétaire.
Une vaste mobilisation
La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, fait état d’une vaste mobilisation des intervenants des domaines communautaire, politique et de la santé : l’équipe psychosociale du Centre hospitalier du Granit, l’Office municipal d’habitation du Sud des Appalaches, le Service d’aide à la recherche de logement, la Maison de la Famille et le député de Mégantic-L’Érable-Lotbinière« La priorité, c’est leur trouver un toit, précise la mairesse. Ensuite, si des logements ne sont pas meublés, on sait qu’il y a des gens qui sont prêts à donner des meubles. La Ressourcerie du Granit m’a contactée et peut aider. »
Une collecte de vêtements a été mise en branle ainsi qu’un sociofinancement. « On invite la population à aider, souligne Julie Morin, […] parce que les gens ont tout perdu. Il y a une belle mobilisation. Ces gens-là se sentent soutenus malgré les difficultés. Ça reste un gros défi. »
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