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Jazz funk à la Chapelle
Les musiciens du New Project jouent des compositions et des pièces de, entre autres John Scofield et Path Metheny. (Photo Courtoisie)
Basse, guitare et batterie, le New Band Project est de retour à la Chapelle du rang 1 le 7 novembre prochain. Au menu : du Chick Corea, du Pat Metheny, mais aussi des compositions du guitariste du trio, Michel Vaillancourt.
De fait, les trois routiers de la scène musicale québécoise n’en sont pas à leurs premières gammes ensemble. Ils ont un parcours collectif qui remonte au tournant des décennies 70-80, alors qu’ils jouaient dans le second avatar du mythique groupe Sloche, icône de la musique progressive québécoise.
Conservatoire et observatoire
André Roberge a été le premier à rejoindre Sloche, participant à leurs spectacles et au dernier album du groupe, Stadaconé (1976). Accompagner ces virtuoses n’était pas une mince affaire, se rappelle le batteur.« Je pense que j’avais un mois au maximum pour apprendre les tounes, se remémore-t-il. J’étais tellement stressé que je vomissais mon déjeuner avant les pratiques. On répétait, tous les jours de 9 h à 12 h et 13 h à 16 h. C’était tous des musiciens du Conservatoire, sauf moi. Je leur disais : moi, je suis à l’observatoire ! »
Ensuite, les musiciens ont déserté la formation, sauf Roberge et le claviériste Martin Murray, qui avait été de la mouture originale. Le guitariste Michel Vaillancourt et le bassiste Richard Drouin se sont joints à l’aventure. Quand Murray a quitté à son tour, le quatuor est devenu trio, Sloche s’est changé en Moziak. Au bout de quatre ans, le groupe s’est dissous à son tour, dans un contexte économique défavorable.
Des retrouvailles
Chacun de leur côté, Roberge, Vaillancourt et Drouin ont vécu de multiples aventures musicales durant les années suivantes. Vaillancourt et Drouin ont notamment accompagné le Cirque du Soleil tout en créant cycliquement des structures plus marginales comme Cachalot, ou Les Agités, un groupe trad où Drouin joue du violon.Quant à Roberge, il a fait de la musique sur des croisières, dans des studios, créé l’ensemble de jazz One way avec des professeurs du Cégep de Sherbrooke.
Le trio s’est reformé il y a un plus de deux ans, dans un créneau musical différent, et sous la bannière New Band Project.
« À l’époque, on ne faisait que des tounes originales, précise André Roberge, mais là, on fait surtout de l’interprétation, et quelques tounes […] que Michel a écrites après Sloche.
Des noms ? Le batteur parle des grands guitaristes Pat Metheny et John Scofield, de Chick Corea, des légendes associées au jazz électrique.
« Du stock pas facile à monter, résume André Roberge. On garde la structure de la pièce, mais on joue ça à notre manière, On a fait peut-être une vingtaine de shows, et les gens adorent ça. »
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