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Le dossier de MM bientôt revu par la ministre de la Justice
Le dossier de MM, menacée d'extradition aux États-Unis, a levé encore plus haut le voile sur les effets dévastateurs de la violence conjugale.
Le dossier de MM, qui devait être extradée aux États-Unis pour faire face à des accusations d’enlèvement de trois de ses enfants, risquant du même coup une peine de 15 ans d’emprisonnement, sera revu par la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, à la fin du mois. D’ici là, cette résidante de Lac-Mégantic demeure chez elle dans l’espoir de pouvoir vivre paisiblement auprès de ses deux filles d’âge mineur et de sa mère dont elle prend soin.
Dans un courriel acheminé à l’Écho, MM a tenu à remercier toute la communauté qui l’a supportée via une pétition transmise à la ministre Wilson-Raybould, demandant une révision du jugement rendu par la Cour Suprême le 11 décembre dernier. Quatre juges sur sept s’étaient alors prononcés en faveur de son extradition. Si elle retourne en Géorgie, elle sera accusée de kidnapping… parce qu’elle a ramené chez elle ses enfants, aux prises avec un père violent.
Une entente survenue entre les avocates de deux parties a autorisé MM à retourner chez elle le soir du 24 décembre, juste à temps pour célébrer Noël parmi les siens. Son avocate s’affaire actuellement à étoffer le dossier d’éléments nouveaux, dossier qui sera remis à la Ministre, dans l’espoir que celle-ci renverse le jugement de la Cour Suprême.
La directrice de la Bouée, Sylvie Morin, communique que toute cette saga qui perdure depuis cinq ans a permis de lever encore plus haut le voile sur les effets dévastateurs de la violence conjugale. La vidéo Extradée pour avoir protégé ses enfants, où les deux filles de MM témoignent sans être identifiées, a déclenché un vaste mouvement de solidarité et une visibilité médiatique, contribuant à attirer l’attention du pouvoir politique.
Parmi les représentations auprès de la ministre Jody Wilson-Raybould, une lettre signée du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale souligne qu’il n’est pas rare que le système de justice actuel octroie des droits de garde au père, «sans tenir compte du fait que les enfants ont été traumatisés par la violence qu’a vécue leur mère, ni du fait que la violence conjugale ne s’arrête pas au moment de la séparation.» Pour le Regroupement, les gestes qui sont reprochés à MM par l’état de la Géorgie «sont bien davantage des gestes de protection des enfants qu’une infraction criminelle.» À l’instar des trois juges de la Cour Suprême qui se sont prononcés contre l’extradition, le Regroupement croit qu’il serait «injuste ou tyrannique d’extrader une mère qui, à la demande de ses jeunes enfants, a soustrait ceux-ci à leur père violent. Par ailleurs, le préjudice que subiraient les enfants privés de leur mère en pareilles circonstances est profond et manifestement inéquitable. Ce serait punir une deuxième fois ces enfants, qui ont besoin de stabilité et d’amour pour se rétablir des traumatismes vécus, et aller totalement à l’encontre de leur intérêt supérieur.»
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