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Intervenants dévoués en manque de ressources
Une onde de choc a frappé la population du Québec ces derniers jours, à la suite du décès de la jeune fille de 7 ans à Granby. Les membres de l’Estrie de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux sont profondément affligés par ce drame. Aucun enfant ne devrait souffrir ou, plus déchirant encore, mourir ainsi dans notre société. C’est une histoire à fendre le cœur qui doit absolument nous interpeller collectivement.
Les psychoéducateurs, les psychologues, les éducateurs spécialisés et les autres intervenants du réseau font ce métier par passion. Tous ces gens ont à cœur le bien-être des enfants et donnent jour après jour leur meilleur, parfois au détriment de leur propre famille et de leur propre santé, pour remplir leur mission, celle de protéger les enfants. Quotidiennement, ils et elles font l’impossible pour trouver des solutions et des alternatives pour soutenir les familles et pour répondre aux demandes sans cesse croissantes, malgré le manque criant de ressources. Trop souvent, ces gens se font critiquer, blâmer, injurier, parfois même frapper, mais continuent à s’impliquer avec cœur auprès des enfants et des familles les plus mal en point du Québec. Leur travail n’est pourtant que très peu valorisé et considéré.
L’Estrie constate au quotidien les conditions d’exercice difficiles du personnel oeuvrant dans les centres jeunesse. Nous parlons régulièrement aux personnes salariées et elles nous disent que le recours de plus en plus fréquent à l’assurance salaire est dû à l’épuisement professionnel, à la surcharge de travail et à la surcharge des tâches administratives. Les équipes sont surchargées, à bout de souffle, et ne suffisent plus à la tâche dans plusieurs départements.
Les délais d’évaluation sont beaucoup trop longs. Les taux de signalement ont augmenté sans ajout de ressources. De nombreux postes sont vacants. Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, le délai moyen d’attente au Québec est de 26,2 jours. Les intervenants ont de la pression pour faire diminuer les listes d’attente. On leur demande d’aller plus vite. Ça entraine un impact sur la qualité des services donnés. Moins de temps avec chacun des clients augmente nécessairement les risques d’erreur.
Il est temps de faire une analyse approfondie du système et de la Loi sur la protection de la jeunesse, des services et des besoins. Les choses doivent changer avant qu’une autre tragédie n’arrive ! Il est temps que l’on réinvestisse en santé et services sociaux, la qualité des services destinés aux enfants aux enfants et la santé des travailleuses et des travailleurs en dépendent.
Emmanuel Breton
Représentant national de l’Estrie
Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS)
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