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COVID-19: état de la situation sur le territoire du Granit

COVID-19: état de la situation sur le territoire du Granit - Rémi Tremblay : Actualités Santé Coronavirus (COVID-19)

Le port du masque est pour l’instant «fortement recommandé», dans les transports publics, même là où les règles de distanciation sont strictement appliquées.

L’urgence du centre hospitalier de Lac-Mégantic n’affiche pas d’attente. Le même calme plat depuis des jours, voire des semaines, sur le tableau de l’état de la situation de la COVID-19 pour le territoire du Granit, affiché par le CIUSSS de l’Estrie CHUS, lui aussi à l’arrêt sur le même chiffre pour l’ensemble des municipalités du territoire: 15. «Allô, Doc? Est-ce normal de ne pas être malade ici quand le nombre de cas positifs explose ailleurs, genre Montréal?» «Applaudissez! Chez vous il n’y a que des bonnes nouvelles!», répond à l’autre bout du fil le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie. Le diagnostic est clair! Pas de quoi s’inquiéter, ni réclamer un deuxième avis médical.

Alors, éclairez-moi, Doc. Est-ce qu’il se fait encore des tests de COVID-19 au CH de Lac-Mégantic? Dr Poirier flaire le piège. Pas de malade, parce que pas de test? Un peu l’application médicale du principe de la saucisse Hygrade: plus de gens sont en santé, parce que moins de gens passent le test? «Si personne n’est malade au Granit, tant mieux pour vous, mais vous n’êtes pas les seuls. On a trois, quatre cas positifs dans tout l’Estrie, sur 500 000 habitants!»

Et oui, l’urgence du CH Lac-Mégantic sert toujours de centre de dépistage. «Formellement, il ne s’agit pas d’un dépistage, mais d’un diagnostic. On cherche dans le nez de quelqu’un la présence d’un virus. Quand on le trouve, on dit: ah, COVID positif! Ça peut arriver que quelqu’un n’ait pas du tout de symptôme. On le voit partout sur la planète, c’est tellement une maladie avec un spectre large. Oui, il y a des gens très malades, pas mal d’autres ont juste de légers symptômes. Certains n’iront même pas se faire tester. Les experts conviennent qu’au total, 75% des gens n’ont presque rien, presque pas de symptômes, mais dans le «presque rien», ceux qui n’en ont vraiment pas, c’est peut-être 25% !» En langage clair, «si au total un pays déclare 1 000 cas, en réalité c’est peut-être 4 000 ou 5 000 cas, parce qu’il y en a qui ne sont pas allés se faire tester ou d’autres pays qui ne font pas assez de tests!» 

À l’urgence du CH, le personnel dispose d’écouvillons, cette plus ou moins petite tige qu’on insère dans le nez ou dans la gorge à la recherche du virus. Les échantillons recueillis sont ensuite transportés au seul laboratoire en Estrie, celui du CHUS, à Sherbrooke.

Les tests servent aux gens qui se présentent à l’hôpital avec des symptômes. «Avec quelques exceptions à la règle, genre un travailleur de la santé qui a été malade, qui n’a plus de symptôme, alors on veut être sûr qu’il ne porte  pas le virus avant de le retourner au travail. Même situation pour une personne âgée qui vit dans un CHSLD et qui se retrouve à l’hôpital. On veut être sûr qu’à son retour au CHSLD il ne va pas faire flamber la baraque.»

Dans le réseau des CHSLD et des résidences privées pour personnes âgées sur le territoire du Granit, aucun foyer d’éclosion n’a été découvert depuis le début de la crise. 

Obligatoire, le masque?

Dr Alain Poirier est allé visiter une école à Sherbrooke, lundi après-midi. «Je n’ai pas vu de prof qui portait un masque. D’ailleurs, il n’y aurait pas de logique à le rendre obligatoire. Vous savez, il n’y a pas grand chose d’obligatoire dans la vie. Il vaut mieux travailler avec l’éducation, la compréhension, changer les comportements des gens. Prenez par exemple la ceinture de sécurité dans les autos. Si le gouvernement l’avait rendue obligatoire, avec les vieilles autos qu’on avait à l’époque, les premières ceintures traînaient dans le fond du char, dans le calcium tout l’hiver. Il n’y avait même pas de baudrier. Ce sont les campagnes de promotion et le fait que 80% de la population la portait qui ont amené le gouvernement à la rendre obligatoire. Les gouvernements n’aiment pas beaucoup rendre les changements de comportements obligatoires.»

Le lavage des mains, la distanciation sociale, voilà pour l’instant les comportements de base à adopter, alors que les étapes vers le déconfinement s’inscrivent à l’agenda des Québécois.

Et ce n’est pas parce que l’Estrie va bien, qu’il faut pour autant ostraciser les gens qui vivent dans les zones encore «chaudes». Le directeur de la Santé publique de l’Estrie se porte à la défense des Montréalais, pour ne pas les nommer, des Lavallois et des Montérégiens. «Parce qu’il n’y a pas de problème de COVID ici en Estrie, il y a des gens qui vont demander de ne pas accueillir les gens de Montréal. Les Montréalais ne sont pas tous malades. Les foyers d’infection sont dans les CHSLD. Les comportements qui transmettent la maladie, ce n’est pas les comportements des touristes ou des visiteurs qui s’en vont à leur chalet. Est-ce qu’on va se fermer à tout ce monde-là et leur dire de rester chez eux? Ça ne m’apparaît pas la bonne façon d’agir.»




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