La Bouée

Suzanne Poulin à la croisée des chemins

Suzanne Poulin à la croisée des chemins - Claudia Collard : Actualités

Suzanne Poulin quittera ses fonctions le 19 décembre. (Photo Claudia Collard)

En 1984, Suzanne Poulin débutait un emploi temporaire à l’Écho, comme responsable de la facturation. Plus de 40 ans plus tard, celle qui occupe aujourd’hui la direction du journal est sur le point de quitter ses fonctions, pour ce nouveau départ qu’est la retraite. Ce qui ne l’empêche pas de nourrir la même passion qu’à ses débuts, elle dont les intérêts sont aussi variés que l’actualité.

C’est pour remplacer quelque temps sa mère Lorraine que Suzanne a intégré l’entreprise familiale acquise par son grand-père Louis-Philippe en 1930, un an seulement après la création de l’hebdomadaire, passé ensuite aux mains de son père Gaétan puis plus tard détenue également par les quatre enfants de celui-ci.

 
Retour en 1984. « Au départ, je n’avais pas comme projet de travailler à l’Écho sur une base permanente. Puis mon père s’est mis à me confier peu à peu certaines responsabilités, dont les contacts avec l’imprimeur pour tous les aspects techniques liés à la production du journal : le nombre de pages, le positionnement des couleurs, les coûts d’impression… », relate Suzanne, qui a rapidement pris goût à ce rôle de coordination.

Petit à petit, les tâches à accomplir ont pris de l’expansion; gestion des ressources humaines et des payes, mais aussi des projets spéciaux, un aspect particulièrement stimulant de sa fonction. « On a conçu plusieurs cahiers spéciaux à partir des idées de tous les membres de l’équipe. J’ai tellement aimé ça, tout comme les nouveautés technologiques qui se sont ajoutées au fil des années ! », communique celle qui a suivi de nombreuses formations pour parfaire ses apprentissages et être constamment à l’affût des nouvelles tendances du marché.

Le milieu, l’ambiance au sein de l’équipe et le privilège d’œuvrer au cœur de l’actualité sont également partie des aspects de son travail qu’elle apprécie particulièrement. « J’aime beaucoup les échanges avec les gens et je suis chaque fois reconnaissante des bons commentaires que je reçois des lecteurs. Il y a une belle chimie entre l’Écho et la communauté », fait valoir Suzanne, qui possède elle aussi une curiosité journalistique, ses intérêts variant des arts et de la culture au développement économique de la région, en passant par les préoccupations sociales du territoire. Pas pour rien qu’elle s’est impliquée au sein de nombreux comités et organismes parallèlement à son travail.

Très pragmatique quand il est question d’administration, Suzanne a aussi un côté éclaté, s’enthousiasmant aisément et usant d’humour pour désamorcer une situation plus difficile. Sans compter son empathie légendaire pour quiconque se confie à elle.
 
Propriété d’icimédias depuis le printemps 2024, l’Écho de Frontenac est entre bonnes mains assure Suzanne Poulin. « Comme il n’y avait pas de relève dans la famille, il était important pour moi de conserver les emplois et d’assurer la continuité. Le défi était de trouver une entreprise près des gens, comme nous. C’est pourquoi j’ai approché icimédias, que je connaissais bien et dont j’admire l’audace d’avoir acquis plusieurs hebdomadaires pour préserver l’information locale. »

Parmi ses souvenirs, l’époque où, âgée d’une dizaine d’années, elle suivait son père, Gaétan Poulin, qui couvrait l’actualité. « Je me souviens entre autres de l’effondrement sur la route du chemin de Woburn. Une maison avait glissé sur le bord du chemin. C’était vraiment impressionnant à voir », relate celle qui a aussi développé son intérêt pour sa photo en accompagnant son papa.

« J’aime encore beaucoup mon travail et j’ai toujours hâte d’arriver au bureau le matin. Mais je dois lâcher prise », confie celle qui prendra une retraite bien méritée aux côtés de son amoureux. Un nouveau départ garni de voyages, de vélo, de kayak, de jardinage et de bénévolat, possiblement auprès des personnes âgées et des élèves ayant des défis scolaires. Elle aspire par ailleurs à trouver une façon de mettre en valeurs les archives de l’Écho.

Sur ce, bonne retraite boss. On va s’ennuyer.

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