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« Partager des ressources, ce n’est pas une fusion »
Élu conseiller municipal, le 2 novembre dernier, à la municipalité de Piopolis, Maurice Bernier croit que l’avenir des petites localités passe le partage des ressources afin de faire face aux dépenses croissantes auxquelles elles sont confrontées. Il faut éviter de « frapper un mur », dit-il, pour empêcher la dévalorisation des petites municipalités et surtout d’augmenter indûment le fardeau des contribuables.
Partager les ressources
« Un des premiers dossiers qui m’intéressent, c’est celui des taxes. Comment fait-on pour faire la relation entre les taxes et les services reçus? On n’est pas capable. Je ne suis pas le seul que ça préoccupe et je veux en connaitre les raisons. Ce n’est pas simple si on veut diminuer les taxes dans une municipalité, il n’y a pas beaucoup de solutions. On augmente les revenus ou l’on partage les ressources avec d’autres municipalités, on est rendu là. Moi, c’est là-dessus que je veux travailler. »
« Quand tu partages des ressources, ça n’égale pas fusion. Fusionner des ressources, c’est une chose, ce n’est pas une fusion municipale. Même quand j’étais préfet, je ne parlais pas de fusion, au contraire, j’ai créé les secteurs au niveau de la MRC pour que les élus se parlent. Ça fonctionne encore. On me dit que ça donne des résultats. Il y a plusieurs formules que l’on peut trouver pour le partage, comme simplement mettre en place une entité de partage, par exemple, les directions générales, la voirie, les équipements lourds et autres ».
Certes, pour l’élu Bernier, rien de ça ne se fera par magie. Il demeure convaincu qu’il y a d’importantes économies à réaliser. « L’ouverture à la discussion doit être présente dans un esprit collaboratif. C’est vraiment un partage qu’il faut pour faire face à tout ce que ça coûte aujourd’hui. Ça fait partie des solutions d’avenir pour assurer la pérennité des petites localités. Déjà pour certains contribuables, on a atteint une limite parce que ça coûte une fortune. Il y aura des gestes à poser, sinon les petites municipalités s’en vont droit dans le mur, si l’on ne travaille pas dans ce sens-là. D’ailleurs, j’ai mentionné mon point de vue à mes collègues. J’ai demandé qu'on puisse comprendre et être capable d’expliquer à nos concitoyens c’est quoi les dépenses auxquelles on est confronté, notre raison d’être, notre mission, ce sont les services à notre population. On est là pour le monde et non pas le monde qui est là pour nous. »
« Aujourd’hui, on fait face à prendre des décisions qui nous sont imposées par le gouvernement du Québec. Ça n’a pas de bon sens. Il faut réagir à ça. Comment ? Ça reste à voir. Depuis plusieurs années, peu importe les gouvernements, le Québec octroyait des subventions aux municipalités, ou à tout le moins les soutenait, mais, il s’est désengagé de plus en plus. Il a redonné aux municipalités, qui sont obligées d’imposer des taxes pour ça. À Québec, même s’ils font ça, on n’a pas vu beaucoup de diminution d’impôts comparables. C’est ce qu’on appelle pelleter chez le voisin. »
Le nouvel élu se considère bien entouré au conseil ; son opinion est partagée par l’ensemble des conseillers incluant le maire. « Je trouve ça très positif jusqu’à maintenant. Au début, j’étais un peu craintif, mais après ces quelques mois, c’est vraiment très bien », conclut Maurice Bernier.
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