Ouverture du Microtel sous de bons augures

Ouverture du Microtel sous de bons augures - Rémi Tremblay : Actualités Économie
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À l’accueil, la directrice Annie Hébert, Lucie Roy et Frédérique Maillloux.
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Le soir même de l’ouverture du Microtel, le 15 mars, une dizaine de chambres étaient occupées. Et les réservations en ligne gagnaient en rythme, à mesure que les derniers préparatifs se complétaient. Ce jour-là, le vice-président aux opérations chez Activar, Xavier Icardo, se frottait les mains, proprement désinfectées. Sa mission s’achève. Il bouclera ses valises ce weekend pour un autre projet de 70 chambres à réaliser, cette fois à Lachute, entre Montréal et le Mont Tremblant. Mais il restera Méganticois de cœur! «Ici, notre service à la clientèle fera notre marque.»

Une nouvelle palette de couleurs en roulant dans le centre-ville en reconstruction. L’enseigne au-dessus de la porte cochère se veut discrète. La boucle est bouclée sur un projet de 9,6 millions qui répond aux attentes. «On a tous à cœur la reconstruction du centre-ville. La réalisation de ce projet permettra d’accueillir des gens qui viendront visiter ce que nous sommes en train de devenir. On avait besoin de ce projet pour faire rayonner la région davantage», exprime la mairesse Julie Morin.

Un objet de fierté également pour le promoteur Mathieu Mault, qui n’en est pourtant pas à sa première réalisation dans l’industrie hôtelière: «C’est le premier hôtel installé dans le cœur d’un centre-ville, un projet collectif qui a levé avec sept actionnaires locaux et la Ville de Lac-Mégantic comme premier partenaire.» Si le projet a mis de deux à trois ans pour enfin voir le jour, pandémie ou pas, le résultat valait le coup. Sur sa longue liste de remerciements, Investissements Québec, le gouvernement fédéral via un prêt et les organismes économiques qui ont participé au montage financier. «Avec la crise sanitaire, il a fallu beaucoup de travail pour qu’on n’échappe aucun partenaire», avoue le promoteur.

Xavier Icardo affiche un sourire derrière son masque. Les premiers clients, un couple, sont accueillis par la directrice Annie Hébert et le personnel sous une pluie de confettis, avec un panier cadeau en guise de bienvenue. Leur chambre est prête. Si les mesures sanitaires imposées à l’industrie hôtelière en raison de la pandémie représentent un défi logistique, cela demeure un moindre mal pour ce type d’approche hôtelière s’adressant davantage à une clientèle voyageant par la route, pour les affaires ou le plaisir, que le tourisme international. «Le besoin de se déplacer à l’intérieur du Québec, à l’intérieur du pays, et d’être hébergé à bon prix, est toujours là, ce qui permet d’ailleurs de garder l’économie locale vivante.» 

En cette journée d’ouverture, Xavier Icardo sert de guide dans le bâtiment de trois étages, comptant 70 chambres, dont une dizaine de suites. La salle à manger du rez-de-chaussée est figée dans une allure de carte postale. «La cuisine est fermée en raison de la pandémie. Pour l’instant, nous offrons le petit-déjeuner gratuit dans un sac de produits santé. Nous attendons la livraison d’une machine à faire les crêpes. Ainsi, le client pourra les préparer lui-même à son goût. Cela fera partie de notre petit côté sympathique et convivial.»

À l’entrée, difficile de ne pas remarquer le wigwam qui se trouvait auparavant dans le hall d’entre de l’hôtel de ville et qui est prêté par la Commission des arts et du patrimoine. Un indice de plus sur la mission que s’est donnée le Microtel, comme diffuseur de la culture locale et comme partenaire des entrepreneurs locaux. Près des distributrices, un micro-marché composé de produits locaux. 

La visite du rez-de-chaussée se poursuit avec la salle de réunion. Avec sa capacité d’accueil de 50 personnes, elle est pour l’instant limitée à une capacité d’une douzaine, autour de six tables disposées à une distance règlementaire l’une de l’autre. Même contrainte pour la salle de conditionnement, le gym baptisé «Les Trois Lacs».

Aux étages, des chambres créées en usine, en Beauce, et assemblées par modules sur le chantier en moins de quatre jours, l’automne dernier. Les espaces sont conviviaux, l’ameublement chic. Activar a recherché un équilibre entre la marque et ce que le Microtel peut offrir à la région. Côté jardin, la rue Frontenac, et pour certaines une vue sur le lac et le mont Mégantic ; côté cour, le stationnement et ce qui est encore la voie principale du Canadien Pacifique.

Pour l’instant, la directrice Annie Hébert compose avec une équipe d’une douzaine d’employés. «Mais leur nombre va augmenter en haute saison, tient à préciser Xavier. Il y a plus de personnel que d’habitude pour désinfecter. On va même donner des lingettes et du désinfectant pour que les clients se sentent à l’aise de désinfecter eux-mêmes les surfaces dans leur chambre.»

Pour Annie Hébert, native de Lac-Mégantic et qui a étudié en hôtellerie, le Microtel lui a offert un retour aux sources. «C’est sûr que je dois vendre des chambres, mais le recrutement de personnel est un gros défi pour nous. L’une de mes réussites, c’est d’avoir développé une équipe extraordinaire.»

Mention spéciale à l’empreinte écologique: le Microtel est intégré au premier microréseau électrique du Québec et respectueux des normes établies par la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic. Sa structure est surplombée par une toiture blanche réfléchissante qui contribue entre autres à diminuer les îlots de chaleur. 

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