Ligne Appalaches-Maine: Abénaquis et Hurons-Wendats collaborent à l’inventaire archéologique

Ligne Appalaches-Maine: Abénaquis et Hurons-Wendats collaborent à l’inventaire archéologique  - Rémi Tremblay : Actualités

Photo prise récemment des travaux en cours, du côté du Maine, où la New England Clean Energy Connect a débuté la construction de la ligne d’interconnexion a débuté en février dernier. (Courtoisie NE-BEC)

La Régie de l’énergie du Canada devrait rendre d’ici la fin du printemps sa décision relativement au projet d’Hydro-Québec de construire la ligne d’interconnexion Appalaches-Maine qui conduira l’électricité produite au Québec jusqu’en Nouvelle-Angleterre, en passant par la MRC du Granit. En attendant, deux communautés autochtones, la Nation W8banaki et la Nation Huronne-Wendat, vont collaborer à situer les lieux d’intérêt du patrimoine archéologique sur le corridor emprunté de ce côté-ci de la frontière. 

Québec a déjà donné son feu vert plus tôt cette année et celui de la Commission de la Régie de l’énergie du Canada constitue la toute dernière étape du processus d’approbation du projet, du moins du côté québécois de ce corridor énergétique qui franchira 103 kilomètres entre le poste des Appalaches, situé à Saint-Adrien d’Irlande, près de Thetford-Mines, et le point de contact avec le corridor énergétique américain, situé dans la municipalité de Frontenac. Des échanges ont déjà été amorcés avec les Abénaquis et les Hurons «afin de planifier et de mener à bien des recherches exemplaires sur le plan scientifique et respectueuses des valeurs et traditions intrinsèques aux Premières nations concernées à l’égard du patrimoine archéologique autochtone», confirme Lynn St-Laurent, porte-parole d’Hydro-Québec, notamment aux Affaires gouvernementales et relations avec les autochtones.

Sur la base d’une étude de potentiel archéologique réalisée par la firme Archéotec et d’informations provenant des deux nations, des travaux d’inventaires archéologiques seront réalisés à compter de juin prochain. «Des représentants des deux nations collaborent actuellement à la planification de ces travaux et vont y participer activement, faisant ainsi profiter le projet de leur expertise et leur savoir», précise Lynn St-Laurent.

 Les discussions portent essentiellement sur les zones à potentiel retenues pour l’inventaire, la stratégie à adopter au terrain, l’analyse et l’interprétation des résultats, la réalisation d’analyses spécialisées, les apports toponymiques à la compréhension de l’occupation du territoire, l’application de mesures d’atténuation additionnelles, la gestion et la mise en valeur des collections et des sites archéologiques, la diffusion des connaissances et la participation des membres de la Nation W8banaki et la Nation Huronne-Wendat aux travaux d’inventaire qui seront dirigés par Archéotec.

 Selon la porte-parole, le tracé de la ligne au Québec ne touche pas de communauté ni de territoire faisant présentement l’objet de revendications territoriales de la part de communautés autochtones, les communautés les plus près étant établies à plus de 80 km du point de départ de la future ligne. «Hydro-Québec comprend l’importance des revendications territoriales et des enjeux territoriaux pour les communautés autochtones. Ces questions sont généralement abordées dans le cadre de discussions ou de négociations de traités entre les gouvernements fédéral et provinciaux et les communautés ou nations autochtones concernées», poursuit-elle.

La partie n’est pas gagnée pour autant. Avec la longue liste des autorisations que le projet devait obtenir du côté américain, incluant à la toute fin le permis présidentiel, le partenaire d’Hydro-Québec dans le Maine, le New England Clean Energy Connect, fait face à des opposants qui souhaitent forcer une consultation populaire qui obligerait des lignes de transports d’électricité à haute tension à obtenir l’appui des deux tiers de la législature de l’État pour aller de l’avant.

Le corridor énergétique est également contesté au Québec par cinq communautés autochtones du Québec et la communauté Innue du Labrador, qui ont demandé à la Régie de l’énergie de bloquer le projet. «Par respect pour les processus judiciaires et le dialogue «de nation à nation» entre les gouvernements fédéral et provinciaux et les représentants des communautés autochtones, Hydro-Québec préfère limiter ses commentaires publics sur ces questions complexes», note sa porte-parole. 

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