Investissements majeurs chez Energex

Investissements majeurs chez Energex - Claudia Collard : Actualités

L’usine Energex de Lac-Mégantic produit 125 000 tonnes de granules par an.

L’usine Energex de Lac-Mégantic peut se targuer d’être le seul fabricant de granulés de bois au Canada à détenir la certification du programme de normalisation du Pellet Fuels Institut (PFI). En plus de cette garantie de qualité obtenue la semaine dernière, les installations sises rue Président-Kennedy ont bénéficié cet été d’importants travaux de mise à niveau, représentant pour 2,5 M$ d’investissements.

L’usine de Pennsylvanie, également propriété d’Energex, rejoint pour sa part la courte liste de manufacturiers américains se conformant au programme du PFI. Si certaines améliorations ont dû être apportées aux équipements de l’autre côté de la frontière, l’usine de Lac-Mégantic avait une longueur d’avance, explique son directeur Max Béraud.

«Au niveau des paramètres de production, ça n’a pas changé. C’est la fréquence de nos tests qui est plus grande. En rencontrant cette norme américaine, notre produit assure l’efficacité des poêles à granules certifiés EPA (Environnement Protection Agency) en ce qui a trait à la réduction d’émission de particules dans l’air», explique-t-il, spécifiant que 98% de la production des deux usines d’Energex est destinée au marché américain.

En plus de fabriquer un produit conforme aux actions contre la pollution atmosphérique, l’usine Energex de Lac-Mégantic roule à pleine capacité. Du 16 juin au 3 août dernier, d’importants travaux de remise à niveau ont été apportés. «Si nos propriétaires, qui sont Américains, ont accepté d’investir 2,5 M$, c’est parce que nous avons signé une convention collective de cinq ans avec le syndicat. L’assurance d’une paix sociale est importante pour ces investisseurs», précise M. Béraud, en présence d’André Manseau, président du syndicat.

Bien connue sur le marché, la marque Energex est maintenant synonyme d’expertise. Seule en Amérique du Nord à concevoir des granules sans additif, l’usine de Lac-Mégantic était une des premières du genre à voir le jour, sous la bannière Bioshell au début des années 80. En 1993, la compagnie passait aux mains d’Energex, embauchant du même coup une quinzaine de personnes responsables de l’ensachage. Automatisée depuis des années, cette opération permet aujourd’hui de produire 23 sacs à la minute. Depuis 2006, la compagnie appartient à un fonds d’investissement américain.

«Grâce aux 2,5 M$, on a changé nos granuleurs, nos refroidisseurs, nos tamis. On a réussi à maintenir une qualité industrielle à un coût très compétitif. On a gagné beaucoup de crédibilité auprès des investisseurs avec ce projet», partage fièrement Max Béraud.

Cette fierté est d’autant plus grande que l’usine qui emploie 30 personnes a vécu des moments difficiles, aboutissant en 2011 à des baisses de salaires et des attritions de postes. «Beaucoup d’efforts ont été menés à l’interne pour rendre l’usine compétitive, même à bas volume de production. Nous avons gagné 30% de productivité en coupant sur la masse salariale. Tout le monde y a goûté. On sait que même si le taux de change venait à parité, on serait encore capable de dégager une marge de profit. Ces années difficiles nous permettent aujourd’hui d’avoir une base solide.»

La mise à niveau de l’usine, construite il y a 32 ans, a permis d’augmenter la productivité et solidifier les acquis dans un marché en constante croissance. Energex vient de signer un gros contrat avec Home Depot du côté américain: un approvisionnement de 125 000 tonnes de granules pour les trois prochaines années. L’équivalent de ce que produit annuellement la seule usine de Lac-Mégantic! Tout ce qui est actuellement dans la cour est déjà vendu», informe Max Béraud.

Le directeur de l’usine de Lac-Mégantic poursuit que le défi des prochaines années concerne l’approvisionnement en matière première, dont les coûts sont montés en flèche depuis l’époque de Bioshell. «Dans ce temps là, on payait quasiment pour se débarrasser du bran de scie. On ne déboursait pratiquement que les coûts du transport, environ 10$ la tonne. Aujourd’hui, son prix est autour de 88$ la tonne mais il est déjà monté jusqu’à 140$ la tonne.» L’autre défi concerne le remplacement de la main-d’œuvre: 30 % des employés de l’usine prendront leur retraite au cours des cinq prochaines années.

Mais pour l’heure, tout va bien, insiste M. Béraud. Même si les ventes de granules sont directement liées aux rigueurs hivernales, l’usine dispose d’une bonne marge de manœuvre. «On pourrait descendre à la moitié de notre production, ça fonctionnerait encore. Avant, on était toujours sur la corde raide». Élargissement du marché au Québec en vue? «On a trop de commandes aux États-Unis. On aurait du mal à fournir.»

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