Centre d’études collégiales: le temps d'un nouvel élan

Centre d’études collégiales: le temps d'un nouvel élan - Rémi Tremblay : Actualités

Le directeur général du Cégep Beauce-Applaches, Mario Landry, et la préfet Marielle Fecteau.

Avec ses 118 étudiants inscrits aux divers programmes académiques offerts cet automne, le Centre d’études collégiales de Lac-Mégantic vit une baisse de clientèle qualifiée de «circonstancielle» par la direction. À sa 17e année d’existence, l’institution satellite du Cégep Beauce-Appalaches n’est pas pour autant menacée de fermeture. Deux ans après la tragédie, le temps d’un nouvel élan est venu, rassure son directeur général, Mario Landry. En marche pour relancer le chantier avec la participation du milieu, de manière à mieux répondre aux grands enjeux économiques de la région.

Le CECLM exerce toujours un attrait parmi les jeunes finissants du secondaire de la polyvalente Montignac. À preuve, les 92 élèves de cette école que la direction du Cégep a pu rencontrer le 11 novembre dernier, lors d’une journée exploratoire. Le directeur général du Cégep estime le temps venu pour entamer une réflexion sur l’ensemble des programmes et sur les meilleurs gestes à poser afin d’augmenter sa fréquentation et d’assurer la pérennité de l’institution.

«Le meilleur moyen de retenir les jeunes dans leur région, c’est de leur donner les outils nécessaires à leur éducation, à la sortie du secondaire. Voilà l’essence même du travail qui a été fait par les gens de chez vous dans les années 90 pour justifier le besoin d’un établissement collégial. Aujourd’hui, renouvelons nos vœux», propose Mario Landry.

Et même si les projections démographiques des quinze années à venir pour la MRC du Granit n’indiquent pas de croissance réelle de population, le directeur du Cégep, lui, demeure optimiste. Le centre d’études collégiales de Lac-Mégantic, croit-il, peut augmenter le nombre de ses inscriptions au niveau d’avant la tragédie, à 150 étudiants.

«À la rentrée scolaire 2013, les étudiants étaient déjà inscrits quand la tragédie est survenue. En 2014, nos listes ont connu une diminution, suivie d’une deuxième baisse cette année. La situation a un impact sur la stabilité d’emploi au niveau de notre personnel enseignant et administratif. Mais, chez nous, la volonté est là. Nous souhaitons regarder ensemble, avec les gens du milieu, comment on peut mieux répondre aux nouvelles réalités, par exemple sur nos services en formation continue en milieu de travail.»
Revenir en mode «business», à l’exemple du centre d’études collégiales de Sainte-Marie de Beauce, l’autre satellite du Cégep Beauce-Appalaches, plus jeune, dont la fréquentation pourrait atteindre les 200 étudiants l’an prochain.

Promouvoir et développer

Présent aux premières heures de l’aube collégiale, l’ex-maire Jean Lessard croit toujours aux raisons qui ont motivé la création du centre d’études, ce qui n’était qu’un «rêve en couleurs» pour d’autres.
«Encourager plus de jeunes à poursuivre leurs études post-secondaires, c’était ça le principal objectif! À l’époque, le pourcentage de ceux qui poursuivaient leurs études après le secondaire n’était pas tellement élevé.» Autre réalité, plus économique celle-ci, le coût pour les parents d’envoyer leur jeune au cégep, à Sherbrooke principalement, mais aussi à Saint-Georges. «Dans le temps, on parlait de 10 000$ par année, en comptant le logement, la nourriture et le transport.»

Mais, dans le contexte des coupures budgétaires en éducation qui privent le Cégep Beauce-Appalaches de plus d’un million de dollars depuis 2014-2015, l’institution a-t-elle encore les moyens de ses ambitions?
«On est là pour rester», affirme la préfet de la MRC du Granit, Marielle Fecteau. Elle siège au conseil d’administration à titre de vice-présidente. La cause lui tient à cœur. «On a le souci de garder notre centre d’études collégiales en vie. On le voit toujours comme un atout majeur dans le développement de notre région, mais aussi comme facteur pour favoriser notre démographie.»

Une institution d’enseignement dont la MRC ne peut tout simplement pas se passer! «Dans une autre vie, j’étais responsable d’une maison familiale rurale (à Saint-Romain). Je peux vous dire que la décision d’aller au cégep ou non, ce n’est pas quand un jeune est finissant au secondaire qu’il la prend, c’est entre la quatrième et la cinquième année. Et en bout de ligne, nos étudiants, ici, sont gagnants de faire leur cégep à Lac-Mégantic. Quand vient le temps de rembourser les prêts et bourses, tu commences ta vie moins endetté!»

À Lac-Mégantic, le développement de nouveaux programmes, tel le tourisme depuis la rentrée en septembre, est possible grâce à la visio-conférence, un outil d’enseignement devenu «tendance». La carte tourisme se donne en association avec le Cégep de Matane. «On est tous conscients que la démographie ne joue pas en notre faveur. Il faut développer différemment. Le tourisme est un bon exemple. Eux, à Matane, ils ont un petit groupe d’étudiants inscrits au programme, même chose pour nous! La visio-conférence devient la meilleure façon de réunir un groupe viable!», reconnaît Marielle Fecteau. Selon elle, l’équipement peut ouvrir la porte à des formations dans d’autres secteurs.

L’éloignement des centres régionaux que sont Saint-Georges, Thetford Mines et Sherbrooke n’a pas que des conséquences négatives. Ici, à une heure de route de ces trois grands axes, il a permis aux décideurs de développer en région des façons de faire pour retenir les jeunes et empêcher l’érosion démographique qui met à mal la capacité du milieu d’assurer son essor économique. «D’où l’importance de garder le cap sur notre centre d’études collégiales», insiste Marielle Fecteau.

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