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L’orgue Casavant de l’église Sainte-Agnès, ce géant aux pieds d'argile
Constatant une panoplie de défectuosités à l’orgue Casavant de l’église Sainte-Agnès, plusieurs composantes étant partiellement fonctionnelles ou inutilisables, André Poulin a demandé, à l’automne 2021, un état de santé de ce joyau patrimonial. Constat : si rien n’était fait, il ne serait plus possible de jouer de ce grand instrument dans dix ans. S’est donc entamé le projet de restauration de ce «géant aux pieds d’argile», qui aura 100 ans en 2026.
Imposante merveille d’ingénierie conçue chez Casavant Frères, l’orgue électropneumatique à ventilation par soufflerie a eu droit à des modifications majeures en 1957, dont l’ajout d’un clavier aux deux déjà existants. Parmi ses caractéristiques, 2200 tuyaux et 33 jeux, le comparant aisément à l’orgue de la Basilique-Cathédrale de Sherbrooke, qui en compte respectivement 2000 et 35, indique André Poulin, organiste et responsable du projet de restauration.
Deux des trois phases de restauration sont maintenant complétées, permettant notamment de régler les enjeux de sonorité, réparer certains éléments mécaniques et rendre certaines pièces fonctionnelles à nouveau. La phase 3, devant débuter au cours de l’année 2025 et qui consistera à optimiser l’efficacité et assurer la pérennité de l’orgue, constitue la part la plus onéreuse, son coût représentant près de 60% du projet qui totalise autour de 165 000$.
«Le but est de redonner à l’orgue ses lettres de noblesses, son pouvoir. Lui redonner sa sonorité, son ampleur, son âme. Une fois la restauration complétée, on va avoir un orgue qui sera à peu de choses près comme il était lors de son installation», partage M. Poulin, qui a permis à l’Écho de rencontrer l’orgue «de l’intérieur», grâce à une présentation fignolée, qu’il a conçue et qu’il présente aux groupes désireux d’en savoir plus sur les particularités de ce qu’il nomme le «géant aux pieds d’argile», son gigantisme n’empêchant pas sa fragilité. Un voyage permettant de découvrir l’histoire de l’orgue Casavant, de prendre conscience de sa complexité et de connaître ses nombreuses composantes. En plus de constater toute la minutie qu’exigent les travaux, dont le recuirage de bouchons d’accord et de soupapes pour éliminer les fuites d’air, élément essentiel au bon fonctionnement de l’instrument. «Quand tu vois tout le chemin que l’air doit prendre pour sortir un son, la mécanique imposante, l’incroyable défi d’ingénierie, tu n’entends plus l’orgue de la même façon», transmet M. Poulin, qui accompagne et assiste le facteur d’orgues à chacune de ses visites de restauration.
Depuis 2021, un concert à contribution volontaire permet d’amasser des fonds pour la restauration de l’orgue et d’en constater l’immense potentiel musical, allant bien au-delà des airs religieux. L’édition 2024 aura lieu le 19 octobre, 19h30, et l’organiste André Poulin sera accompagné du tromboniste André Ayotte.
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