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Phil Roy, aux antipodes du «Monsieur»
Phil Roy n’a pas à s’en faire, il n’est pas encore un Monsieur, titre de son premier spectacle solo, présenté samedi dernier dans une Salle Montignac pratiquement remplie à pleine capacité. L’humoriste qui vient d’entamer la trentaine a partagé ses souvenirs de «jeunesse» dans un feu roulant d’anecdotes et de coups de cœur.
Tel un tourbillon hyperactif, Phil Roy déambule sans cesse d’un bout à l’autre de la scène en racontant ses histoires, d’abord de l’école primaire mais surtout de son passage au secondaire et de ses déboires d’adolescent. Son expérience de «mush pit» dans un show punk, vêtu d’un costume fabriqué par sa mère, où s’opposent le gars qui veut faire cool et celui qui, somme toute, a encore besoin de réconfort maternel.
Des passages sur les profs aussi, dont Guy, cet enseignant en éducation physique aux shorts trop courtes, qui émet perpétuellement un bruit de mâchage de gomme. Un personnage qui reviendra fréquemment au fil de la soirée, déclenchant chaque fois des rires dans la salle. Phil Roy s’est aussi amusé aux dépens d’une spectatrice, utilisant à toutes les sauces (sauf la bonne), son emploi d’enseignante à temps partagé. Rien de méchant toutefois dans ses taquineries, à l’image de l’ensemble du spectacle.
Élément appréciable, Phil Roy ne joue pas le pétage de coche devenu trop courant chez les humoristes. Ni la carte de la vulgarité et celle des blagues «relation homme-femme» dont se gargarisent plusieurs de ses congénères. Il raconte ses histoires avec une énergie presqu’étourdissante, à l’image d’un enfant qui ne peut résister à l’envie de bouger.
C’est parce qu’il a prévenu l’intimidation à son endroit en riant plus fort que les autres de son surpoids que l’humour est entré dans la vie de Phil Roy dès l’école secondaire… pour ne plus jamais en sortir. Quant à l’adolescence, il peut se rassurer, celle-ci ne l’a pas encore quitté. On l’aime d’ailleurs pour cette candeur et cette immaturité assumée.
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