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Le marché immobilier demeure prometteur

Le marché immobilier demeure prometteur - Rémi Tremblay : Actualités Économie Coronavirus (COVID-19)
Dans l’offre immobilière, cette maison sur la rue Richelieu s’affiche à moins de 100 000$.
Le marché immobilier demeure prometteur - Rémi Tremblay : Actualités Économie Coronavirus (COVID-19)
L’attrait pour un nouveau style de vie, en campagne plutôt qu’en ville, pourrait attirer une nouvelle clientèle dans le marché immobilier local, croit Gina Dubé, chez Remax.

Tout va changer demain! Les agents immobiliers n’ont pas été en dormance ces dernières semaines, même si le nombre de transactions enregistrées a chuté pour le marché de Lac-Mégantic et de la MRC du Granit. «Il y a un changement dans le volume d’inscriptions, mais j’ose espérer que c’est partie remise», soutient Gina Dubé, chez Remax. Pendant que l’économie était à l’arrêt, elle et ses collègues ne chômaient pas, avec des journées bien remplies à parler à des clients du matin au soir. Priorité aux acheteurs qui doivent se reloger d’ici au plus tard le 31 juillet. Les visites physiques ne sont autorisées que pour ces seuls acheteurs, dans le respect de mesures sanitaires strictes.

Les directives gouvernementales de confinement, à la mi-mars, sont venues casser le rythme pourtant bien lancé du calendrier 2020 pour les membres de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec qui connaissaient déjà une activité record en début d’année avec des prévisions de ventes annuelles supérieures à celles de 2019, pour le Québec au complet. 

En parcourant le tableau comparatif des contrats de courtage et des ventes pour le deuxième trimestre de 2018 et de 2019, entre le 1er avril et le 30 juin, Gina Dubé a un bon aperçu de ce qu’aurait été un deuxième trimestre «normal» pour 2020, n’eût été de la pandémie. «Pour la MRC du Granit, il s’est conclu dans ce seul trimestre, 156 contrats de courtage en 2018 et 159 l’année suivante. Pour Lac-Mégantic et sa ceinture, on passe de 50 à 59 contrats. En nombre de ventes, on est passé dans la MRC du Granit de 62 en 2018 à 60 en 2019. Et pour la ceinture de Lac-Mégantic, de 30 à 25.» 

En restreignant le tableau à la période du 1er au 26 avril, seulement six ventes ont été conclues dans la MRC du Granit, contre 23 en temps normal. La moitié, soit trois ventes pour la ceinture de Lac-Mégantic, où l’on en compterait «normalement» 11.

«Oui, on a un retard, mais ce n’est pas si dramatique que cela. On a des clients qui attendaient le 4 mai pour se faire une idée. Il ne faut pas oublier qu’il y a au Québec quelque 9 000 personnes qui ont besoin de se relocaliser d’ici au 31 juillet.» 

D’où vient pour Gina Dubé cet espoir de rebond de l’activité immobilière en région avant 2021? «Ce sont les moments difficiles qui nous définissent. En 2013, je me rappelle, des gens me demandaient pourquoi je tenais tant à rester à Lac-Mégantic (sa maison est située à quelques mètres du corridor de feu qui a coulé de la rue Frontenac jusqu’au lac). À l’époque, j’ai été des nuits sans dormir.»

Elle travaille d’autant plus fort ces jours-ci que dans sa profession, c’est le deuxième trimestre qui va protéger le troisième. «On n’est surtout pas en vacances. Si tu veux t’en sortir, c’est maintenant qu’il faut agir.»

Nouveau retour en campagne?

La COVID-19 a eu son mot à dire pour la réflexion qui s’engage pour la construction d’un nouveau monde, axé sur un style de vie plus près de la nature, et donc en campagne si possible. «Il y a beaucoup de gens de l’extérieur qui nous appellent et qui veulent s’en venir en région», constate Gina Dubé. Un constat partagé par Richard Giguère chez Century 21. «Je l’ai senti, moi aussi. Je reçois beaucoup d’appels pour ces dossiers-là. Par exemple, une propriété à vendre sur la route du Parc, à Notre-Dame-des-Bois, ou des chalets partout ailleurs. J’ai vendu beaucoup de terres. Le monde de la ville nous regarde!» Et sans doute avec envie.

Selon Richard Giguère, le prix des maisons ne devrait pas fluctuer en raison de la pandémie. «Ces temps-ci, les gens prennent beaucoup d’informations sur les sites des firmes de courtage. Ils ont plus de temps pour le faire, ce qui nous amène du travail d’information», en attendant l’autorisation des visites physiques. La situation des dernières semaines, dit-il, a peut-être retardé des acheteurs potentiels, s’ils sont en logements, dans leur décision d’acheter ou non, cette année ou plus tard.

«Le nerf de la guerre, c’est l’emploi», insiste-t-il. Le travailleur qui s’en sortira plutôt bien de la mise en arrêt temporaire de l’économie aura davantage de chances de se pré-qualifier pour un prêt hypothécaire dans une institution financière.

Visiter les maisons en ligne, dans le confort de son foyer, est à la portée de tous. Mais c’est la seule façon de procéder pour l’instant, à moins de faire la preuve que l’acheteur doit se reloger d’ici le 31 juillet.

Avec les visites virtuelles, les acheteurs potentiels se sont projetés dans le futur à vitesse grand V. «Depuis le 20 avril, on peut recommencer les visites physiques, mais pour les transactions dites prioritaires, en résidentiel seulement, insiste Gina Dubé. Cependant, on a des protocoles à suivre, des formulaires à faire compléter. Une attestation de transaction prioritaire et une déclaration en rapport avec la COVID-19. Autant l’acheteur que le vendeur doit signer un document attestant qu’il n’a aucun symptôme de la COVID-19. Une fois l’engagement pris, le vendeur doit quitter la maison, le temps de la visite avec un seul acheteur à la fois. Si un couple se présente, une seule des deux personnes peut entrer. L’autre doit attendre dehors. On a ordre d’arrêter la visite et de suspendre l’activité si quelqu’un passe outre aux directives. Le visiteur ne peut rien toucher une fois à l’intérieur de la maison.» Des mesures exceptionnelles auxquelles les vendeurs et les acheteurs doivent se conformer.

Et qu’arrive-t-il d’une maison à vendre sans l’intermédiaire d’un agent immobilier? «Le gouvernement est clair là-dessus, les agents sont les seuls professionnels autorisés à faire visiter les propriétés. Sinon, autant les vendeurs que les visiteurs s’exposent à des amendes. Et ce n’est pas le moment non plus de penser aller visiter une résidence secondaire ou un chalet.»

Gina Dubé est vendue à sa ville. «Et pourquoi pas? À Lac-Mégantic et en région, on a tellement à offrir et en plus, on a de bons ambassadeurs. Tout le monde rêve plus que jamais d’avoir une qualité de vie, les gens sont prêts à un retour à la terre, à une vie en campagne. J’entends le message et je suis heureuse de contribuer à ce mouvement. Non seulement on va gagner, on est déjà gagnants!

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