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Unis pour le meilleur et pour le pire

Unis pour  le meilleur  et pour le pire - Claudia Collard : Culture Théâtre

Les comédiens Anne-Catherine Choquette et Marc-André Thibault ont amusé la galerie dimanche dernier.

Tom et son pénis sont unis pour la vie. Les meilleurs amis du monde… pour le meilleur et pour le pire. Comme c’est le cas dans toute histoire d’amitié, celle-ci connaît des hauts et des bas et surmonte les défis à travers les décennies. Incursion dans l’univers de cette grande complicité, de la puberté jusqu’au demi-siècle.

Les comédiens Marc-André Thibault, dans le rôle de Tom, et Anne-Catherine Choquette, qui incarne son membre émancipé, ont foulé les planches de la Scène Desjardins de la Salle Montignac dimanche dernier, transportant allègrement le public dans cette production du Théâtre Bistouri judicieusement intitulée Conversation avec mon pénis.

Aucun temps mort et beaucoup de rires provoqués dans ce récit où Tom confronte ses idées à un organe disposant d’une forte personnalité. Un mélange de crainte et de fascination caractérise l’ado de 15 ans, qui fera des bonds de dix ans jusqu’à ses 55 ans. Au fur et à mesure, les découvertes succèderont à des pertes, les pulsions à des déceptions, l’exaltation à l’habitude. Comme un vieux couple, l’homme et l’organe s’affronteront puis se réconcilieront. La désinvolture du membre aura souvent raison du cynisme de Tom et inversement selon l’épreuve traversée.

L’histoire pourrait prendre un tournant dramatique, n’eût été de ce texte aux répliques salées, traduit par Marc-André Thibeault de l’œuvre du dramaturge néo-zélandais Dean Hewison. De la mise en scène simple et efficace de David Strasbourg, où les amusantes explications de pénis assurent la transition entre les tableaux. Et de la présence scénique des comédiens, complices sur les planches comme avec le public.

Exploitée sous l’angle ludique, cette conversation explore les peurs et les déceptions, l’infidélité et ses conséquences, la virilité et ce qu’elle comporte d’insécurité, puis cette solitude qui se supplante au bonheur solitaire. Mais rien n’est triste dans Conversation avec mon pénis. Après tout, c’est l’histoire d’une grande amitié que rien ne peut séparer.


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