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Faire différent... pour voir autrement
«Ne pas pouvoir tout faire n’est pas une excuse pour ne pas faire tout ce que vous pouvez.» Cette citation d’Ashley Brillant traduit bien la philosophie du service d’hébergement Monchénou, dont la Maisonnée fait partie depuis décembre dernier. L’objectif: tout mettre en œuvre pour maximiser l’autonomie des résidents dans leur milieu de vie. Et déjà, les initiatives portent fruit!
Filiale du groupe Probex, l’organisme à but non lucratif Monchénou est responsable du fonctionnement interne de la Maisonnée. Toujours propriétaire du bâtiment de la rue Agnès, l’Association pour l’hébergement des personnes handicapées du Granit en assure l’entretien général et les dépenses inhérentes. Un partenariat gagnant, se réjouit Guillaume Caron, conseiller à la formation et au développement des individus chez Probex.
«Notre mission, c’est de contribuer à améliorer la qualité des gens et l’hébergement c’est central dans la vie des gens. Notre devise, c’est faire différent pour voir autrement. Pour donner l’opportunité à chacun d’aller au bout de ses capacités», partage celui qui est aussi responsable des intégrations pour le groupe Probex.
La philosophie de Monchénou part du principe que les résidents sont les véritables hôtes de leur maison. «Ils ne sont pas en pension; c’est nous qui sommes des invités chez eux. Et le fait de se sentir chez soi passe par la prise de pouvoir sur son milieu de vie. À partir de là, ils ont des responsabilités. C’est à eux de faire la vaisselle, le lavage, le ménage etc.», explique M. Caron. Les intervenants qui se relaient sur place font en sorte d’optimiser cette responsabilisation. «Tout ce que les résidents sont capables de faire leur revient; on s’occupe du bout qui reste.»
À la Maisonnée, les intervenants assurent la vie active des lieux en plus de favoriser l’autonomie, qui passe par la possibilité de prendre des décisions. «Il y a des règles générales à suivre mais on favorise toujours l’autodétermination. Il est important qu’ils fassent leurs tâches mais ils peuvent choisir à quel moment. C’est très normalisant comme vie. On s’adresse à des adultes», rappelle-t-il.
À ce jour, des tâches que les résidants ne faisaient pas du tout font maintenant partie de leur quotidien. En quelques mois à peine, Guillaume Caron est à même de constater les bienfaits procurés par le développement d’une plus grande autonomie. Les sourires des quatre résidents de la Maisonnée, Gabriel, Dominic, Donna et Laurie, expriment à eux seuls cette fierté de découvrir de nouvelles capacités. «Les personnes ayant une déficience intellectuelle sont des êtres humains à l’état pur. Ça leur prend de l’amour, un toit, de la sécurité, de quoi manger et ils ont ce qu’il faut pour être heureux. Ils ont beaucoup à nous apprendre.»
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